Nous publions ici des extraits des textes de Jaurès, publiés entre 1887 et 1914 dans La Dépêche de Toulouse, qui restent tous d’une brûlante actualité.
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France républicaine
« Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres », disait Charles de Gaulle. Et l’on peut aller plus loin : le patriotisme c’est aimer les autres pays comme on aime le sien.
Face à l’effondrement économique, financier et culturel, nous devons faire revivre ce que la France a fait de meilleur jusqu’ici. Carnot, Jaurès, Colbert, Rabelais… Il est temps de faire revenir ces géants dans le combat politique, c’est notre part d’universel et y renoncer serait s’abdiquer soi-même.
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15 novembre 2010
Technologie, souveraineté et émission monétaire : l’actualité du socialisme Jaurésien
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7 août 2010
Opération Léo Lagrange : sauver les jeunes et le sport, vite !
Je serai avec le peuple. Si je vais de l’avant, suivez-moi. Si je reste en arrière, lâchez-moi. Si je tombe, vengez-moi. – Léo Lagrange, ministre du Temps libre, pacifiste et soldat
Oui, il y a aujourd’hui une crise financière qui détruit la substance économique du pays, mais c’est l’aboutissement d’une longue agonie qui s’appelle la désintégration culturelle de la société. Les premières (…) -
6 août 2010
Combattre le fascisme financier, l’exemple d’Henri IV et de Sully
« La force et la richesse des rois et princes souverains consistent en l’opulence et nombre de ses sujets. Et le plus grand et légitime gain et revenu des peuples, (…) procède principalement du labour et de la culture de la terre qui leur rend, selon qu’il plait Dieu, à usure le fruit de leur travail, en produisant grande quantité de blés, vins, grains, légumes et pâturages ; de quoi non seulement ils vivent à leur aise, mais en peuvent entretenir le trafic et commerce avec nos voisins et pays lointains. » (Henri IV, Ordonnance de Blois du 8 avril 1599)
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15 juillet 2010
Jean Zay, un destin de « chic type »
L’histoire présente nous demandant de nous hausser au-delà de nous-même, il devient urgent de redécouvrir ces hommes qui, par le passé, ont sorti l’humanité de l’ornière, pour nous en inspirer. C’est de cette urgence qu’est née notre étude de l’œuvre d’un des plus grands hommes politiques du début du XXe siècle qui aurait veillé au salut de la gauche française s’il n’avait été abattu par la Milice en juin 1944. « Souvenirs et solitude », le journal qu’il tint en prison, sera notre repère pour mesurer la lourdeur morale et les faiblesses idéologiques de Jean Zay, non pour le juger mais pour apprendre de son destin.
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26 juin 2010
Avec Jean Jaurès,
rallumons tous les soleils !Il y a des événements dans l’histoire qui sont lourds de sens et dont l’impact plongera les pays dans la nuit la plus sombre. Le véritable dirigeant politique ne se trompe pas devant de tels événements. C’était le cas de Jean Jaurès, face à la guerre des Balkans qui confirmait ses pires craintes sur la nouvelle guerre à venir en Europe. 150 000 soldats sur les 500 000 déployés y avaient trouvé la mort en moins d’un mois. Dans un article de La Dépêche de Toulouse (25 nov. 1912), Jaurès dénonçait le côté nauséabond d’un tel « ordre qui était né dans un charnier » et ses craintes « que cette odeur de charnier commence à se répandre sur toute l’Europe ».
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3 juin 2010
Jacques Cheminade : Passé, présent et futur de la Résistance
Pendant les quelques jours où il pouvait encore parler ou écrire, le destin de la Résistance fut suspendu au courage de cet homme, qui savait tout. Non seulement il ne parla pas, mais au cours d’un interrogatoire où Klaus Barbie lui tendit de quoi écrire, puisqu’il ne pouvait déjà plus parler - bafoué, sauvagement frappé, la tête en sang, les organes éclatés - Jean Moulin dessina la caricature de son bourreau. Ces jours de martyre, ici, il y a exactement cinquante et un ans, nous reviennent aujourd’hui en mémoire. Non pas associés à un culte morbide de la souffrance, mais à l’épopée et au courage d’un peuple de la nuit.
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31 mai 2010
Le Glass-Steagall global et le précédent français (suite) :
Donner une mission à l’économieIl est temps de réconcilier l’économie et le peuple car leur divorce met en péril la société. L’économie n’est pas le fait de pouvoirs financiers intouchables, elle est l’émanation du peuple et de ses esprits les plus hardis. Lorsque l’on parle de réorganiser le système bancaire selon les critères de la loi Glass-Steagall de 1933 – séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires pour trier les actifs toxiques et sécuriser le flux de crédit – il ne s’agit en rien d’une mesure technique ni d’un charabia pour experts en monétarisme.
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3 mai 2010
Le Glass-Steagall global et le précédent français : comment mettre les banques au pas et redonner le la
Faire un Glass-Steagall global, c’est regarder en face l’escroquerie financière et le crime organisé qu’est devenue notre économie. Et c’est surtout ne pas sombrer dans la complicité bien-pensante des invocations à la régulation, à la moralisation et aux renflouements.
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27 avril 2010
Le principe anti-oligarchique de l’exception française
Dans un monde où l’empire du monétarisme et de la globalisation s’effondre, où le peuple américain se rebelle contre l’injustice en montant sur la scène politique, où l’on sent venir la colère ici même, on discute sans motif légitime de l’« identité française » comme aux pires heures de notre histoire. La France a trahi sa mission et ses « élites » ont trahi son peuple. Notre gouvernement a renfloué les banques et les financiers. Ceux-ci en ont profité pour spéculer de plus belle et détruisent encore plus les conditions d’existence de la population.
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16 août 2009
Le droit à la santé, une révolution républicaine
En ce début du XXIème siècle, l’hôpital public est menacé de démantèlement, le droit à la santé pour tous n’est plus la priorité des gouvernements. Face à la situation d’effondrement du système financier, à la montée des épidémies, à la guerre, à la dégradation culturelle et morale des élites et de la population, avons-nous encore les moyens de changer cette tendance ?