La Chine pour une Organisation mondiale de coopération en matière d’IA (WAICO)

mardi 16 juin 2026, par Karel Vereycken

Le pape Léon XIV a signé le 15 mai son encyclique Magnifica Humanitas sur le thème de la « Protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle ».

Selon lui, pourvu qu’elle soit « désarmée » et encadrée par des États-nations souverains coopérant de bonne foi, l’IA peut devenir un outil au service du bien.

On se rappellera qu’il y a près d’un an, le 26 juillet 2025, le gouvernement chinois a proposé la création d’une World Artificial Intelligence Cooperation Organization (WAICO, ou Organisation mondiale de coopération en matière d’intelligence artificielle, en français), dont le siège devait initialement être situé à Shanghai.

Puis, le 4 novembre 2025, un communiqué conjoint à l’issue de la 30e réunion ordinaire entre les Premiers ministres chinois et russe, indiquait que les deux parties étaient disposées à coopérer sur l’initiative chinoise visant à mettre en place ce WAICO.

Autre fait intéressant : le 11 décembre 2025, Nature, la revue scientifique de référence en Occident, a publié un éditorial intitulé « La Chine est à la pointe de la gouvernance mondiale de l’IA, et les autres pays devraient la suivre ».

Cet éditorial appelait directement les pays du monde entier à participer activement à l’initiative WAICO, soulignant que la gouvernance mondiale de l’IA devait transcender la compétition géopolitique pour parvenir à une coopération internationale.

En résumé : les scientifiques occidentaux, y compris ceux de l’industrie de l’IA elle-même, mais aussi la Chine, la Russie et désormais le pape Léon XIV, reconnaissent que l’IA représente des risques inquiétants en matière de sécurité et d’autres effets secondaires terrifiants.

Alors que tous appellent à un cadre multilatéral et polyphonique de coopération et de compréhension, on ne trouve que quelques milliardaires transhumanistes de la Silicon Valley pour s’y opposer de toutes leurs forces.