Des bons Mefo aux cryptomonnaies, comment la fausse monnaie conduit à de vraies guerres, IIe partie

Au-delà des bons MEFO : l’or et les camps de concentration

mardi 27 janvier 2026, par Karel Vereycken

« L’inflation ne résulte pas simplement d’une augmentation de la masse monétaire en circulation, mais uniquement du fait que l’individu exige soudainement un paiement plus élevé pour une prestation inchangée. C’est là qu’il faut intervenir. J’ai également dû expliquer à Schacht que la première cause de la stabilité de notre monnaie était le camp de concentration ; la monnaie reste stable si tous ceux qui en demandent davantage sont arrêtés ! Et que les nouveaux revenus doivent être retirés du circuit économique. » (Commentaire d’Adolf Hitler du 15 octobre 1941 [1]).

Au-delà des bons MEFO : l’or et les camps de concentration

par Karel Vereycken

Hjalmar Schacht.

Dans un article intitulé « Des bons Mefo aux cryptomonnaies, comment la fausse monnaie conduit à de vraies guerres » publié en mars 2025, nous avions documenté comment Hjalmar Schacht (1877-1970), utilisant toutes les astuces disponibles, avait réussi à financer l’économie de guerre d’une Allemagne nazie en faillite.

Schacht fut président de la Reichsbank du 22 décembre 1923 au 7 mars 1930. Comme bien d’autres nationalistes allemands, il milita contre les réparations de guerre imposées par les États-Unis. Et après que l’Allemagne eut cédé aux exigences du plan Young, il démissionna de son poste la Reichsbank le 7 mars 1930.

Wilhelm Keppler

Après les élections de novembre 1932, au cours desquelles le Parti nazi (NSDAP) voit son score électoral chuter de 4 %, Schacht et Wilhelm Keppler (1882-1960) organisent une pétition de dirigeants industriels et financiers, l’Industrielleneingabe (pétition industrielle), demandant au président Paul von Hindenburg de nommer Adolf Hitler chancelier.

L’économiste Wilhelm Kepler, conseiller économique d’Adolf Hitler et grand spécialiste des matières premières. Ici, portant son uniforme de général SS.

Keppler, l’un des premiers soutiens et conseillers économiques d’Hitler, était copropriétaire d’Odin Works, une petite usine de gélatine photographique, et président de Braunkohle-Benzin AG, filiale d’IG Farben. Sa carrière dans les affaires lui avait permis de tisser des liens étroits avec la société Eastman Kodak et d’autres entreprises américaines, avec lesquelles il continuera de traiter en tant que responsable nazi.

Une fois Hitler arrivé au pouvoir en janvier 1933, Schacht est reconduit dans ses fonctions de président de la Reichsbank le 17 mars. Il occupera ce poste jusqu’en 1939, le cumulant avec celui de ministre de l’Économie de 1934 à 1937.

Présenté par les banquiers occidentaux comme un « sorcier de la finance », Schacht, plutôt que d’utiliser la monnaie nationale, s’appuya sur le ministère de la Guerre et les grandes entreprises industrielles telles que Krupp et Thyssen pour émettre des « bons Mefo », afin de payer avec des reconnaissances de dette les fournisseurs de matières premières et de biens destinés à l’effort de guerre colossal. Ces bons Mefo pouvaient être échangés entre industriels et fournisseurs et, sous certaines conditions, convertis en reichsmarks par la Reichsbank, alors dirigée par Schacht.

Un tel système utilisant de la monnaie fictive, surtout s’il sert à financer une économie de guerre, ne permet au mieux que de gagner du temps, mais non de créer de la prospérité. Ainsi, comme tout « système de Ponzi », le système des bons Mefo engendra de l’inflation et s’effondra, avant même que l’économie de guerre allemande n’atteigne la suprématie absolue qui donna à Hitler l’illusion de pouvoir, par une politique de « paix par la force » et des méthodes mafieuses, soumettre la planète entière à son joug.

Pour répondre à la question troublante de savoir comment le régime de guerre allemand a pu perdurer après l’échec du système des bons Mefo, Pavlov Roufos, un économiste politique grec vivant à Berlin, s’appuyant sur ses recherches sur les banques centrales, le droit constitutionnel et l’intégration européenne des années 1920 à nos jours, offre des éléments de réponse dans un article bien documenté intitulé « La première cause de la stabilité de notre monnaie est le camp de concentration : solidarité entre banquiers centraux sur la route de l’or tchécoslovaque d’Hitler », publié en anglais le 5 décembre 2024 sur son site web Crisisnotes.com.

Au bord de l’effondrement

De gauche à droite : Schacht, président de la Reichsbank, Blessing, Puhl et Wede.
Bundesarchiv

À l’automne 1938, rappelle Roufos, la panique s’empara de plusieurs responsables de la Reichsbank. Un mémorandum révélant la situation économique désastreuse de l’Allemagne nazie, suite à la politique de réarmement effrénée menée par la banque centrale à travers une expansion monétaire massive, circula d’abord parmi les responsables de la Reichsbank.

C’est alors que son président, Hjalmar Schacht, et la direction de la banque décidèrent de publier un mémorandum officiel, que Schacht remit directement à Hitler au début de 1939. Il avertissait que « la Reichsbank n’avait plus de réserves d’or et de devises disponibles », que le déficit commercial « augmentait fortement » et que « le contrôle des prix et des salaires n’était plus efficace ». Face à l’accélération de la circulation des billets de banque et des bons Mefo, les finances de l’État étaient décrites sans ambages comme étant « au bord de l’effondrement ».

Ce mémorandum fit l’effet d’une bombe car, du point de vue des doctrines monétaristes orthodoxes, il reconnaissait l’inefficacité des bons Mefo. L’économie allemande allait se heurter de plein fouet à la réalité.

« L’augmentation illimitée des dépenses publiques anéantit toute tentative d’équilibre budgétaire, poursuivaient ses auteurs, conduit les finances publiques au bord de la faillite malgré un resserrement drastique de la pression fiscale, et, de ce fait, ruine la banque centrale et sa monnaie. Il n’existe aucune solution miracle, aucun système de techniques financières ou monétaires – aussi ingénieux ou bien conçus soient-ils – aucune organisation ni aucun mécanisme de contrôle suffisamment puissant pour enrayer les effets dévastateurs sur la monnaie d’une politique de dépenses effrénées. »

Schacht après Schacht

Schacht et Hitler en 1936.
Bundesarchiv

Hitler, selon les témoins, « entra dans une rage folle », exigeant la destitution de Schacht ainsi que de deux autres responsables de la Reichsbank. « Après tout, note Roufos, Schacht était le génie de la banque centrale qui avait conçu les bons Mefo, un plan ingénieux et mûrement réfléchi. » Et voilà qu’il refusait de tenir parole !

Schacht s’opposait-il à l’économie de guerre ? Absolument pas.

« Le mémorandum de 1939 ne critiquait ni le processus de réarmement, ni les intentions militaires qui le sous-tendaient », écrit Roufos. « Hitler était déjà déterminé à étendre l’espace vital de l’Allemagne par la force militaire, et tous les responsables de l’État en étaient pleinement conscients. Ce qu’exprimaient le président de la Reichsbank et les membres du directoire, tels que Karl Blessing et Wilhelm Vocke, c’était leur opposition à ce qu’ils considéraient comme une mauvaise politique économique. »

Pour eux, comme pour les économistes travaillant sous l’égide de l’Académie de droit allemand (dont Wilhelm Keppler était cofondateur), la guerre ne devrait en aucun cas être financée par la « création monétaire » en période de prix fixes.

Huit mois après l’occupation nazie de la Tchécoslovaquie et trois mois après l’invasion de la Pologne, un mémorandum officiel sur le financement de la guerre (Kriegsfinancierung) proclamait que

« la guerre ne devrait être financée que par les impôts et les emprunts obligataires. La seule question à trancher est celle de la proportion dans laquelle ces deux moyens de financement peuvent être utilisés […] Nous sommes pleinement conscients que la voie proposée exige de la détermination dans la mise en œuvre de mesures qui doivent être perçues comme difficiles. Cependant, elle est appropriée pour éviter des souffrances encore plus grandes au peuple » [en d’autres termes, une hyperinflation de type Weimar].

Curieusement, l’un des signataires du mémorandum était Walter Eucken, considéré aujourd’hui comme l’un des fondateurs de l’« ordo-libéralisme » allemand, l’idéologie du « zéro noir » popularisée par Wolfgang Schäuble et invoquée pour justifier les mesures extrêmes imposées à la Grèce pour sauver l’euro et les méga-banques européennes.

Schacht fut démis de ses fonctions de président de la Reichsbank et les deux autres principaux auteurs du mémorandum, Blessing et Vocke, démissionnèrent un mois plus tard. En réalité,

« le limogeage de Schacht de la Reichsbank en 1939 n’avait pas, malgré les diverses excuses données à ses interrogateurs après la guerre, mis fin à sa collaboration avec les nazis. Nommé ‘Reichminister sans portefeuille’ dans le cabinet d’Hitler immédiatement après son limogeage, il continua à percevoir un salaire de la Reichsbank jusqu’en 1942. »
« De plus, Schacht et Vocke (…) avaient tous deux signé régulièrement des ordres visant à persécuter financièrement les Juifs, contribuant directement à toutes les mesures financières qui s’inscrivaient dans le processus d’’aryanisation’ de la sphère économique. S’il existe une différence entre eux, elle tient à l’engagement continu de Schacht auprès du régime nazi, contrairement au retrait complet de Vocke de la vie publique. »

Interrogés à Nuremberg, les avocats de Schacht ont présenté le mémorandum de 1939 comme un « acte de résistance », leur client connaissant la réaction d’Hitler. Roufos déconstruit avec brio cette version des faits en démontrant comment,

« parmi ses prouesses en tant que ’génie de la finance’, Schacht avait mis en place un système complexe pour dissimuler les réserves d’or dans les bilans officiels de la Reichsbank, en les plaçant sur cinq comptes spéciaux créés à cet effet. »

Et une fois que Göring, responsable de l’économie de guerre,

« eut été informé de l’existence de ce compte en 1938, il commença à l’utiliser comme une ‘réserve de guerre’, selon Schacht, et non conformément à ses souhaits. Mais une déclaration plus documentée d’Emil Puhl, vice-président de la Reichsbank entre février 1939 et mai 1945, admet que ce compte spécial était déjà connu comme la "réserve de guerre" dès 1937, alors que Schacht était encore président… »

Contrairement aux témoignages ultérieurs de Schacht,

« cette réserve d’or cachée a été utilisée à des fins de réarmement jusqu’en 1939, poursuit Roufos. Enfin, les états financiers récupérés par les autorités américaines montrent que cette ‘réserve cachée’ a continué d’être utilisée au moins jusqu’en 1942. »

Or et camps de concentration

En conclusion, Roufos met au jour les outils et la politique qui remplacèrent le système défaillant des bons Mefo : la conquête militaire et les camps de concentration, fournissant des matières premières stratégiques et de l’or, y compris provenant des dents des victimes de l’Holocauste. Après un bref passage à la Reichsbank, l’or collecté par les SS dans les camps de concentration était déposé à la Banque des règlements internationaux (BRI), institution mise en place par J.P. Morgan, Hjalmar Schacht et Montagu Norman pour éviter l’effondrement du système financier international. En échange de ces dépôts d’or, l’Allemagne nazie obtenait les francs suisses dont elle avait besoin pour se fournir en biens et matières premières à l’étranger.

Hitler avait sa propre théorie économique d’autosuffisance (autarcie) et ses propres méthodes pour briser la spirale inflationniste. Comme il l’expliquait à Schacht :

« La première cause de stabilité de notre monnaie est le camp de concentration : la monnaie reste stable dès lors que l’on arrête quiconque réclame des prix plus élevés. » [2]

Solidarité des banquiers centraux avec Hitler

Après avoir démontré comment Schacht, protégé par ses bailleurs de fonds anglo-américains, a pu échapper au tribunal de Nuremberg en mentant, invoquant la notion de « solidarité entre banques centrales », Pavlov Roufos met en lumière la complicité criminelle del’oligarchie financière internationale qui avait créé et dirigé la BRI depuis Bâle, en Suisse. Pour défendre le système financier (et Hitler), les banquiers estimaient qu’un système international de banques centrales « indépendantes » devait être protégé de toute forme d’« ingérence politico-démocratique ».

Le principal artisan de ce projet était Montagu Norman, directeur de la Banque d’Angleterre et ami intime de Schacht.

Roufos :

« Dès 1921, dans un manifeste diffusé (et reçu avec une grande approbation) par des pairs banquiers centraux tels que Benjamin Strong de la Réserve fédérale (créé en 1913), Norman notait avec une persistance doctrinale qu’’une banque centrale doit être indépendante’. »

Norman et Schacht partageaient cette aversion pour les banques centrales, qu’ils estimaient

« ‘constamment entravées par les autorités politiques’ (selon les propres termes de Schacht), et nouèrent une amitié très étroite dès 1926. Lorsque Schacht fut envoyé à Londres en décembre 1938, officiellement chargé par Hitler de conclure un accord sur le financement de l’expulsion forcée des Juifs par le biais de fonds ‘allemands’ (biens expropriés aux Juifs) et de fonds internationaux (via le Comité intergouvernemental pour les réfugiés créé par les États-Unis), il profita de ce voyage pour ‘tirer profit de l’un de ses derniers atouts, à savoir ses relations avec la Banque d’Angleterre et le milieu financier britannique, et son acceptabilité auprès de ces derniers’, afin de consolider sa position de plus en plus fragile en Allemagne. Ravi de ‘faire étalage de son influence au sein du milieu des banquiers centraux’, Norman lui rendit la pareille en se rendant à Berlin en janvier 1939, saisissant l’occasion de tenir sa ‘promesse de longue date de devenir le parrain du petit-enfant de Schacht’ ».

Montagu Norman a pleinement soutenu l’« aryanisation » de la Reichsbank lancée par Schacht, l’expulsion forcée des Juifs et l’expropriation de leurs biens.

« Enfin, écrit Roufos, il était également parfaitement au courant des plans d’expansion nazis en Europe centrale, que Norman considérait comme ‘inévitables’. »

Roufos revient ensuite sur le changement de politique économique que nous avons déjà évoqué :

« Puisque toute modification de la politique économique et monétaire de l’Allemagne nazie était impossible, d’autres options ont prévalu pour sécuriser les finances nazies. L’une d’elles : la confiscation de l’or des pays envahis. Il ne fait guère de doute que les comptes secrets de la Reichsbank ont ??servi à stocker l’or exproprié de pays comme la Tchécoslovaquie ou la Pologne. Cependant, avant que cet or ne parvienne à la Reichsbank et ne soit transféré vers des comptes ‘spéciaux’ ou vendu pour obtenir des devises étrangères, une autre médiation était nécessaire. Pour cela, nul besoin d’être nazi : seuls les banquiers centraux étaient requis. »
« Quelques jours après l’invasion de la Tchécoslovaquie le 15 mars 1939, le caissier principal de la Banque d’Angleterre (BoE) reçut une demande inhabituelle de la Banque des règlements internationaux (BiS) : il devait transférer 5,6 millions de livres sterling en or du compte n° 2 au compte n° 17. Il se trouvait que la BoE entretenait déjà une relation de banque-client avec la BiS et que le directeur et président du conseil d’administration de la BiS à cette époque était Otto Niemeyer, qui était également directeur exécutif de la Banque d’Angleterre. Lorsque la demande de transfert d’or du compte n° 2 au compte n° 17 a été faite, la Banque de Suisse savait pertinemment qu’il s’agissait en réalité de transférer de l’or du compte de la Banque nationale tchèque (n° 2) vers le compte de la Reichsbank (n° 17).

« Tout en sachant pertinemment qu’il s’agissait d’or saisi par les nazis après leur invasion et leur occupation de la Tchécoslovaquie, aucune hésitation ne fut commise. L’or fut transféré le jour même. Cette transaction, ainsi que celles qui suivirent, suscitèrent un tollé en Europe. Mais lorsque le gouverneur de la Banque de France appela celui de la Banque d’Angleterre, Montagu Norman, pour se plaindre et l’exhorter à organiser une protestation commune contre le président de la Banque d’Angleterre, Johan Beyen, ce dernier balaya son indignation d’un revers de main. S’exprimant en tant que banquier central, il répondit en invoquant la nécessité de préserver l’indépendance de la Banque d’Angleterre face à toute ‘influence politique’. Il aurait déclaré : ‘Il serait erroné et dangereux pour l’avenir de la Banque d’Angleterre (…) de tenter, pour des raisons politiques, d’influencer les décisions du président’. »

Cette « neutralité » demeura pleinement opérationnelle durant toute la guerre, alors que le président de la BiS n’était autre qu’un Américain dénommé Thomas H. McKittrick, ami de la famille et invité régulier des frères Dulles.

Tandis qu’Allen Dulles, alors en poste à Berne pour l’OSS, sélectionnait et protégeait déjà les nazis que les Britanniques rêvaient d’envoyer exterminer le bolchevisme après la chute du IIIe Reich, son frère John Foster, associé du cabinet d’avocats de Wall Street Sullivan & Cromwell, représentait la filiale américaine d’IG Farben, General Aniline & Film.

Il apparaît ainsi que le dogme d’une banque centrale totalement indépendante des gouvernements n’est qu’un prétexte pour justifier qu’elle serve des intérêts financiers privés. Pour ces derniers, au contraire, elle doit servir exclusivement, et par tous les moyens, y compris l’extorsion de sommes considérables, à maintenir à flot les bulles spéculatives de fausse monnaie et de fausses dettes gérées par le réseau mondial de criminalité financière.

C’est bien avec ce système, celui des banques centrales de la zone euro, qu’il s’agit de rompre aujourd’hui.


[1Source : James, Harold (1999), « La Reichsbank et l’économie du contrôle », dans Cinquante ans de Deutsche Mark : Banque centrale et monnaie en Allemagne depuis 1948, édité par la Deutsche Bundesbank, Oxford University Press, p. 35. En réalité James cite Werner Jochman qui a édité « Monologe im Führer-Hauptquartier 1941-1944 » (Le monogue du fuhrer dans son quartier général 1941-1944). On y trouve, p. 69 la citation exacte d’Hitler du 10 octobre 1941 disant

« Inflation entsteht nicht schon dadurch, daß mehr Geld in den Handel kommt, sondern nur dann, wenn der einzelne für eine gleichbleibende Leistung plötzlich mehr an Zahlung verlangt. Hier muß man eingreifen. Das habe ich auch Schacht erst klarmachen müssen, daß die erste Ursache des Gleichbleibens unserer Währung das KZ ist ; die Währung bleibt, wenn jeder gepackt wird, der mehr fordert ! Und daß der neue Verdienst aus dem Wirtschaftskreislauf wieder herausgenommen werden muß ».

(en français : « L’inflation ne résulte pas simplement d’une augmentation de la masse monétaire en circulation, mais uniquement du fait que l’individu exige soudainement un paiement plus élevé pour une prestation inchangée. C’est là qu’il faut intervenir. J’ai également dû expliquer à Schacht que la première cause de la stabilité de notre monnaie était le camp de concentration ; la monnaie reste stable si tous ceux qui en demandent davantage sont arrêtés ! Et que les nouveaux revenus doivent être retirés du circuit économique. » )

[2Voir note 1.