Si Davis n’a pas pris la parole à la tribune, en revanche il ne s’est pas privé de proférer des menaces sur son compte X, le même jour, à l’encontre de la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum, qui venait d’invoquer la Charte des Nations unies pour condamner la capture du président vénézuélien : « Ferme-la, Claudia, a-t-il écrit. Sinon, ce sera ton tour ! » et de s’adresser à Zohran Mamdani, le nouveau maire de New York, qui avait dénoncé une opération violant la souveraineté nationale d’un pays, pour lui dire d’aller « se faire foutre ».
Davis a également partagé l’avis de son acolyte, Will Chamberlain, [proclamant que ( « le seul véritable droit international est le droit américain ».
Depuis la mort de Renee Good, froidement abattue le 7 janvier par un agent des services des douanes et de l’immigration (ICE), dans le Minnesota, Davis suggère d’utiliser la loi sur l’insurrection pour réprimer « les ennemis de l’État », désignant ainsi tous les manifestants, les démocrates et quiconque défend les immigrants.
Davis et Chamberlain revendiquent fièrement leur appartenance à la Federalist Society, une association juridique déjà dénoncée en 2006 par l’homme d’État américain Lyndon LaRouche pour son rôle central dans la tentative de coup d’État de type hitlérien contre la Constitution des États-Unis, menée par le vice-président de l’époque, Dick Cheney, et ses acolytes néoconservateurs, pour le compte de la finance prédatrice qui domine Wall Street.
LaRouche, qui ne fut malheureusement pas écouté à l’époque, avait démontré comment la Federalist Society portait l’héritage juridique du nazisme.
Fondée en 1982 par des étudiants de l’Université de Chicago, cette société
Aujourd’hui, cette théorie est appelée « exécutif unitaire », avait expliqué LaRouche, mais il s’agit
EIR (Executive Intelligence Review), le magazine dirigé par LaRouche, avait alors documenté la progression de la Federalist Society au sein des institutions américaines et son influence croissante en faveur d’une politique visant à gouverner par la terreur.
C’est dans cette perspective qu’il faut considérer l’organisation « Projet Article III » (A3P) de Mike Davis, dont Will Chamberlain est le principal conseiller, et qu’il se vante d’avoir fondée en 2019 comme « poing américain pour combattre la guerre juridique de gauche », en plaçant ses amis de la Federalist Society aux postes clés du pouvoir judiciaire et en préparant la formation de « la prochaine génération du pouvoir judiciaire ».
Jacques Cheminade en tournée pour dédicacer son livre

Principes pour inspirer une France qui parle au monde

Election présidentielle : de quoi parle-t-on ?

Diane Sare, candidate surprise à la présidence américaine
Face à l’urgence, Diane Sare candidate indépendante à la présidence américaine
Les frères John Foster et Allen Dulles - un siècle de guerre froide