Dans ce contexte, plusieurs dirigeants occidentaux, notamment lituanien et polonais, ont proféré des menaces insensées sur l’éventualité d’installer des armes nucléaires sur leurs territoires, c’est-à-dire aux abords mêmes de leurs frontières avec la Fédération de Russie.
Pour ouvrir le bal, le parlement de Finlande, un pays neutre ayant récemment intégré l’OTAN, a voté à la mi-juin la levée de l’interdiction d’accueillir des armes nucléaires sur son sol.
Ce vote est tout un symbole. Pour rappel, c’est en 1975, après deux ans de négociations entre les Etats-Unis, l’URSS, le Canada et tous les pays européens, que la déclaration d’Helsinki a été adoptée à la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), en vue de régler les questions de sécurité, à travers la reconnaissance du statu quo en Europe issu de la Seconde Guerre mondiale, les accords sur les mesures de confiance et de sécurité (MDCS) et le traité sur les forces armées conventionnelles en Europe (FCE).
Une véritable « crise de missiles de Cuba à l’envers » s’annonce avec force. Lorsqu’en 1962, l’Amérique découvre que l’URSS a positionnée des fusées nucléaires à Cuba, le monde est au bord d’un conflit nucléaire fatal. Pour la Russie, à qui on a promis de ne pas étendre l’OTAN et les armes nucléaires à ses frontières, une ligne rouge risque d’être fatalement franchie.
Les caniches de l’OTAN réclament des dents nucléaires
Après la Finlande, le président lituanien Gitanas Nauseda a annoncé le 2 juillet que les principaux dirigeants du Parlement étaient favorables à la modification de la constitution de leur nation, afin d’autoriser le stationnement d’armes nucléaires américaines en Lituanie.
Le lendemain, lors d’une conférence de presse à Berlin où Nauseda paradait fièrement aux côtés de ses homologues estonien et letton, le chancelier allemand Friedrich Merz a exprimé son « respect » pour la « décision politique » de la Lituanie.
Alors que Macron et Merz ont déchaîné une propagande antirusse terrifiante, Merz a déclaré que cela « démontre à quel point la menace russe est prise au sérieux dans ce pays », ajoutant qu’il prend note de la façon dont la Lituanie est préparée « à défendre le pays et donc aussi le territoire de l’OTAN ». Concernant les forces conventionnelles, l’Allemagne prévoit d’implanter sa 45e brigade blindée sur une base permanente en Lituanie d’ici la fin de 2027.
Le même jour au Pentagone, lors d’une rencontre avec de hauts responsables américains, Bartosz Grodecki, chef du Bureau de sécurité nationale de la présidence polonaise, a déclaré aux journalistes qu’il existait « une énorme ouverture de la part américaine » à l’adhésion de la Pologne au programme de partage nucléaire de l’OTAN. Sans aller dans les détails, il a précisé que des discussions avaient eu lieu à ce sujet. De plus, il a rapporté que les États-Unis étaient favorables à l’établissement d’une base permanente en Pologne, allant donc au-delà d’une simple rotation des forces américaines.
Selon les États-Unis, Moscou préparerait une « provocation » armée sur le sol polonais dans le but de tester la détermination de l’OTAN, rapporte le média polonais Onet. Il y a quelques jours, ce sont les services de renseignement lettons qui disaient observer « des signes » allant dans cette direction, sans en donner la moindre preuve. L’objectif russe serait de provoquer un regain de tension et de forcer les alliés occidentaux de l’Ukraine à suspendre leur aide militaire et économique. « La provocation pourrait être lancée d’ici quelques mois », prétend savoir le quotidien tory The Telegraph.
Ces démarches belliqueuses, qui constituent de fait un encerclement nucléaire de la Russie, s’ajoutant à l’implantation avancée de forces conjointes permanentes de l’OTAN, représentent la voie la plus rapide et la plus sûre vers un conflit généralisé, y compris thermonucléaire. Pour sortir de cet engrenage, il est donc urgent pour la communauté internationale au sens large d’intervenir en disant la vérité et surtout en ramenant la diplomatie et la raison.
Vendredi, Helga Zepp-LaRouche, fondatrice et dirigeante de l’Institut Schiller, a décrit ces dangers dans son allocution à la Coalition internationale pour la paix (IPC), appelant à « amplifier » les voix de la raison. L’IPC organisera un nouvel événement en tandem avec l’Executive Intelligence Review (EIR), a priori le 31 juillet.
L’indépendance américaine et l’avenir du monde
En attendant, plusieurs déclarations notables ont été faites ce week-end, à l’occasion de la célébration du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776.
Dans son message adressé samedi au président Trump, le président russe Vladimir Poutine a félicité les États-Unis pour leur fondation, « une étape importante dans l’histoire mondiale », rappelant que la Russie tsariste de l’époque avait « soutenu les colons nord-américains dans leur lutte pour la liberté face à la domination britannique ».
Son point de vue résonne comme une leçon pour le présent. « Aujourd’hui, a-t-il déclaré, la Russie et les États-Unis, en tant que deux plus grandes puissances nucléaires mondiales, ont une responsabilité particulière pour garantir la sécurité et la stabilité mondiales. »
De son côté, dans sa lettre du 25 juin aux Américains, qu’il vient de publier, le pape Léon XIV leur adresse ses félicitations pour la Déclaration d’indépendance :
Dans un article intitulé « Pourquoi nous célébrons aussi le 5 juillet : La collaboration des patriotes du Venezuela, des États-Unis et du Mexique dans la poursuite du bonheur », publié sur EIR.news, Isabel Ramonet, membre de la branche sud-américaine de l’Institut Schiller, souligne l’impact positif de la Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776 dans les Amériques.
C’est en effet le 5 juillet 1811 qu’eut lieu la Déclaration d’indépendance du Venezuela. Encore un autre point qui résonne comme une leçon pour le présent.
Lors du 125e anniversaire de la Déclaration d’indépendance de 1776, le président américain William McKinley (en fonction de 1897 jusqu’à son assassinat en 1901), l’un des présidents du « développement économique », avait souligné la responsabilité d’intervenir « pour le bien et le vrai » que la Déclaration d’indépendance donnait aux Américains :



