Ukraine
par Gretchen Small (EIR News)
[(Le Royal United Services Institute (RUSI), un centre d’études stratégiques britannique proche du pouvoir, a annoncé le 3 juillet que son directeur général adjoint, Malcolm Chalmers, quittera bientôt le RUSI, après 17 ans, pour occuper ses nouvelles fonctions de conseiller stratégique auprès du secrétaire à la Défense John Healey et de responsable de « l’examen et de la remise en question », au sein du ministère de la Défense du Royaume-Uni. Cette annonce est le dernier signe en date que le Royaume-Uni se prépare activement et méthodiquement à une guerre nucléaire avec la Russie, sans doute la plus grande puissance nucléaire de la planète, avec l’idée criminelle et folle qu’une guerre nucléaire peut être menée et gagnée.)]
Chalmers, en tant que numéro deux du principal institut de politique militaire de la monarchie britannique, préconise l’emploi d’armes nucléaires contre la Russie, pour forcer sa capitulation face à l’OTAN, dans le conflit ukrainien. Il considère même cette option comme étant déployable « en temps réel »
Prenons deux des exemples les plus flagrants de son point de vue.
En mai 2022, M. Chalmers a tristement proposé, dans le Financial Times et sur le site du RUSI, qu’une « crise des missiles de Cuba sous stéroïdes » avec la Russie, ayant lieu dans le contexte d’une tentative ukrainienne de s’emparer de la Crimée, pourrait être la meilleure option pour forcer la Russie à capituler. M. Chalmers a admis qu’il s’agirait d’un moment extrêmement périlleux, mais il a fait valoir qu’une crise nucléaire de ce type pourrait permettre aux dirigeants de faire plus facilement des compromis difficiles.
Le 24 mars dernier, M. Chalmers a déclaré à Shasnak Joshi, rédacteur en chef de la rubrique Défense du magazine impérial The Economist, qu’il ne voyait aucun inconvénient à ce que le Royaume-Uni lance une frappe nucléaire sur la Russie à partir de l’un de ses sous-marins. Il a rejeté les objections de la Royal Navy selon lesquelles si le Royaume-Uni lançait une frappe nucléaire sur la Russie, les positions des sous-marins stratégiques britanniques seraient exposées, ce qui permettrait à la Russie de neutraliser l’ensemble de la capacité de dissuasion nucléaire du Royaume-Uni (jusqu’à présent, limitée aux sous-marins) en guise de représailles. Ce n’est pas très convaincant, affirme M. Chalmers. Il n’est pas nécessaire de tirer tous les missiles en même temps ; on pourrait peut-être n’en tirer qu’un seul. En outre, il ne serait pas nécessaire de frapper une grande ville ; une « frappe de démonstration » sur une base militaire russe pourrait permettre d’éviter les pertes plus importantes qu’entraînerait le bombardement d’une grande ville. Il a approuvé la déclaration de Joshi selon laquelle les forces britanniques n’auraient pas besoin d’utiliser une bombe nucléaire dépassant une mégatonne ; une bombe de la taille d’Hiroshima ou de Nagasaki pourrait être tirée !
Ce fou a pourtant présidé l’un des groupes chargés de préparer la Revue de la Défense stratégique de 2025 du ministère britannique de la défense, et a maintenant été appelé à servir en tant que « conseiller stratégique ».