Plus de 40 ans après la chute du mur, alors que le système financier s’emballe dans une inflation hors de contrôle et qu’émergent de nouvelles puissances sur la scène internationale, nous sommes au cœur d’une nouvelle guerre froide.
D’un côté un bloc trans-atlantique déterminé à maintenir l’ordre ancien, autour de l’OTAN ; de l’autre, la Russie, la Chine, et les pays émergents qu’elles coalisent – autour des BRICS et des Nouvelles Routes de la soie – , en vue d’un nouveau paradigme « gagnant-gagnant ». Une guerre larvée et alimentée à grands renforts de communication anti-russe et anti-chinoise dans tout le monde occidental. Une guerre qui se réchauffe vite à mesure que s’accumulent les points de tension. (« révolutions de couleur » puis guerre en Ukraine, guerres par procuration au Moyen-Orient, guerre commerciale Etats-Unis/Chine, sanctions anti-russes, ingérence occidentale à Hong-Kong, fin des accords Starts et INF, sortie des Etats-Unis de l’accord avec l’Iran, etc. Lire nos chroniques stratégiques)
Cette logique destructrice d’affrontement entre blocs doit être jetée dans les poubelles de l’histoire. Le monde de demain sera celui du développement mutuel, du « gagnant-gagnant », ou ne sera pas, comme la puissance de destruction des armements nucléaires devrait nous le rappeler. C’est ce qu’avait déjà compris le général de Gaulle, qui, tout en défendant la souveraineté de notre pays, n’avait eu de cesse d’appeler à un ordre international basé sur “l’entente, la détente et la coopération”.
Voilà pourquoi S&P ne se cantonne pas à agir au niveau franco-français, mais se mobilise depuis des décennies avec ses amis politiques à travers le monde, pour un nouveau système financier international. Basé sur des taux de change fixe pour éviter l’asservissement des nations par la spéculation, il devra permettre l’annulation des dettes illégitimes et le respect de la souveraineté monétaire de chaque Etat.
Cette nouvelle architecture économique permettra la coopération entre nations pour développer l’avenir et l’économie réelle par un développement mutuel à long terme, servant les objectifs communs de l’humanité (énergies de demain comme la fusion thermonucléaire contrôlée, mise en valeur des océans, protection et aménagement de l’environnement, dessalinisation de l’eau de mer, exploration de l’espace en vue de nouvelle découvertes scientifiques, transferts de technologies vers les pays du Sud, réindustrialisation des pays du Nord, etc.). C’est la clé pour sortir par le haut de cette mondialisation financière, l’autre nom du nouveau colonialisme.
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► NOTRE PROJET : Exiger un Nouveau Bretton Woods
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S’il est de bon ton en Occident de diaboliser la politique de Xi Jinping ou Vladimir Poutine, peu ici comprennent la véritable portée des initiatives prises au niveau mondial par les pays émergents, et la Chine en particulier, depuis quelques années... Or, c’est sans doute le meilleur levier aujourd’hui à notre disposition pour faire une clé de bras à Wall Street et la City !
Nouvelles routes de la soie (Initiative une Ceinture, une Route), Banque de développement des BRICS, Banque asiatique pour le développement des infrastructures, essor de l’Organisation de Coopération de Shanghaï, construction de l’Union Eurasiatique : c’est un nouvel ordre international multilatéral, plus juste et plus solide à long terme, qui est en train de se bâtir ; hors du contrôle de ceux qui, comme le FMI ou la Banque Mondiale, sont devenus les acteurs numéro 1 du pillage financier et de la destruction des peuples.
Parce qu’elle est en train de se détruire en imposant à son propre peuple le même asservissement qu’elle a imposé à ses anciennes colonies, la France, si elle veut se sauver d’elle-même, doit se joindre aux Nouvelles Routes de la soie.
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Avec cette nouvelle donne internationale, nous ne sommes plus très loin du type de coopération pour lequel notre ami l’économiste américain Lyndon LaRouche s’est battu pendant 40 ans.
Lyndon LaRouche était en effet convaincu que l’alliance entre les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l’Inde constituerait un poids suffisant pour instaurer une stabilité mondiale, et s’opposer à l’esclavage monétaire du FMI. Dès les années 1970, il a travaillé avec de nombreuses figures internationales pour coaliser ces quatre puissances, en vue d’un Nouvel ordre économique mondial fondé sur les principes du Nouveau Bretton Woods. Parmi elles, des leaders du mouvement des non-alignés comme Indira Gandhi (Premier ministre indienne) ou Lopez Portillo (président mexicain), mais aussi Sergueï Glaziev, ancien conseiller de l’actuel président Poutine.
Tout en travaillant à une coopération entre la Russie et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre froide (IDS), LaRouche a aussi ardemment défendu le retour à la vision anti-impérialiste d’un Lincoln, un Roosevelt ou un Kennedy... Ce qui en fera l’objet de persécutions hors-normes de la part de l’establishment anglo-américain pour le faire taire.
Aujourd’hui, porté au niveau international par son épouse, Helga Zepp LaRouche, et en France par Jacques Cheminade et S&P, ce combat se poursuit plus que jamais.
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Irak, Libye, Syrie... Il faut dire "stop’’ aux multiples interventions armées qui ont semé la guerre, la misère et le terrorisme. La France doit sortir de l’OTAN, cesser son engagement militaire sur des théâtres d’opération extérieurs et recentrer tous ses efforts sur la défense du territoire national, de ses dépendances au niveau international et des pays avec qui elle a signé des accords de coopération et de sécurité.
Mais, plus encore, la paix, la stabilité et le développement de l’Afrique passeront par :
En 2017, la Chine a aidé le Kenya à se doter de son premier train rapide. Avec l’Union africaine et dans le cadre de l’agenda 2063, elle travaille au raccordement de toutes les capitales africaines entre elles, par autoroute ou par chemin de fer. Alors qu’attend la France ?
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Après la deuxième guerre mondiale, le rêve de construire une Europe unie a été un puissant moteur pour enraciner la paix et permettre de réelles coopérations entre Etats. Un rêve qui a tourné au cauchemar à mesure qu’une vision ultra-libérale d’origine anglo-saxonne s’en est emparé.
Dès les années 80, Jacques Cheminade, le fondateur de S&P, a averti que l’acte unique, puis le Traité de Maastricht, ouvraient la voie à une Europe ultra-libérale, un grand marché commun organisant vers le bas la concurrence entre peuples et systèmes sociaux. Privatisations en cascade, destruction des services publics, sous-investissements chronique dans les infrastructures du quotidien (routes, ponts, réseaux d’eau, etc...) En ôtant aux Etats le contrôle de leur monnaie et en leur imposant des règles budgétaires aussi draconiennes qu’inadaptées, cette Europe, dans son aveuglement idéologique, a livré ses membres à la rapacité des marchés financiers. Aujourd’hui, Jacques Cheminade et S&P estiment que les intérêts financiers ont pris un tel contrôle sur l’UE et l’euro qu’ils ne sont plus réformables, et doivent être dissous avant qu’ils n’éclatent de manière incontrôlée.
Cependant, à l’heure des GAFAM, à l’heure des chaînes de production intégrées au niveau mondial, à l’ère du pétrole, des terres rares et de l’uranium, laisser croire cependant que cela suffirait à assurer un avenir à notre pays relève plus du fantasme que de la responsabilité politique. La France doit proposer aux autres nations européennes un projet alternatif servant réellement les intérêts mutuels des pays européens, tout en garantissant le respect de la souveraineté de chacun. C’était la volonté de De Gaulle avec le Plan Fouchet, source d’inspiration indispensable pour bâtir l’Europe politique de demain.
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► NOTRE PROJET : Sortir de L’UE et de l’euro : pour une Europe des patries et des projets
► POUR COMPRENDRE : Notre page spéciale « Refonder l’Europe »
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