Ce tract de Solidarité et Progrès a été distribué aux élus locaux lors du Salon des maires et des collectivités locales les 21, 22 et 23 novembre à Paris.
Vous êtes un(e) élu(e) ? Joignez votre signature à la déclaration d’Arzviller, qui appelle à une stricte séparation des banques.
C’est dans les communes qu’est la force des peuples libres.
La politique du gouvernement inflige l’austérité financière à toutes les collectivités territoriales, en leur imposant le redressement des comptes publics à hauteur de 13 milliards d’euros d’ici à 2022. Les communes rurales subiront de plein fouet ce « redressement », asséné sans concertation et avec un mépris technocratique. Nous voulons ici exprimer notre soutien aux élus et condamner ceux qui prétendent tout miser sur les métropoles mais en réalité démantèlent notre territoire. La théorie du « ruissellement des métropoles vers les territoires périphériques » est la même escroquerie que celle du prétendu ruissellement des « premiers de cordée » vers les autres. Que faire ? Aller au cœur du sujet. D’abord en rejetant les mesures inadmissibles, ensuite en défendant des initiatives au niveau territorial et enfin, en nous libérant du logiciel de la mondialisation financière qui nous détruit.
Voilà pour la ligne défensive. Cependant, c’est l’offensive à l’échelle territoriale, nationale et internationale qui sera décisive.
C’est un sujet sur lequel les élus qui nous lisent ont d’excellentes idées, découlant de leur expérience de terrain et non du monde des technocrates parisiens et de l’Inspection des finances. Notre objectif est de continuer avec ces élus le dialogue que nous avons engagé depuis trois élections présidentielles.
Nous voulons simplement affirmer que les intercommunalités ne doivent pas pouvoir siphonner les compétences des communes à la majorité simple de leur population et que toute commune estimant que ses intérêts vitaux sont lésés doit pouvoir exercer un droit de retrait. Le Parlement doit entreprendre l’abrogation des lois NOTRe et MAPTAM afin de mettre en œuvre le principe d’un aménagement du territoire harmonieux, démocratique et cohérent. Nous nous battons pour que l’Etat crée, comme il l’avait fait pour l’électricité en 1946, un service public du numérique offrant un accès universel haut de gamme sur l’ensemble du territoire. Les engagements pris par Emmanuel Macron ne peuvent pas être tenus sans créer ce service public.
Si nous ne sortons pas du système financier dans lequel nous sommes engagés, nous ne pourrons pas libérer les moyens permettant de lancer l’ensemble cohérent de mesures nécessaires pour redonner vie à notre pays.
Nous nous battons pour cette sortie en proposant une « Loi sur la moralisation de la vie bancaire », visant à couper les banques en deux, séparant les fonctions utiles de crédit et de gestion des dépôts et celles de spéculation insensée sur les marchés. C’est la pierre de touche politique pour libérer l’émission de crédit public pour le travail, l’entreprise productive, l’école, l’hôpital et le laboratoire, et pour créer un monde dans lequel l’enseignant, le travailleur, l’infirmier et le gendarme deviendront les références, et non le banquier d’affaires, le trader, le mannequin et le dealer.
Bref, les communes doivent être le pilier d’une France qui voit loin, intégrée à partir de sa base dans les grands projets de développement du monde et non asservie à la recherche de profits financiers sans foi ni loi.
Jacques Cheminade en tournée pour dédicacer son livre

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