Table ronde EIR : Venezuela, éviter que le monde bascule dans le chaos

dimanche 11 janvier 2026, par Tribune Libre

L’Executive Intelligence Review (EIR), hebdomadaire américain fondé par l’économiste hétérodoxe Lyndon LaRouche, animera lundi 12 janvier 2026 à 16h une table ronde sur les implications stratégiques de l’attaque contre le Venezuela.

L’émission sera transmise sur Youtube :

Elle sera également accessible sur Zoom avec une traduction simultanée en espagnol, français et allemand :

« C’est pire que vous ne le pensez : les implications stratégiques de l’attaque contre le
Venezuela et comment sauver le monde du chaos »

Ce dont le monde a été témoin le 3 janvier 2026 – l’assaut militaire américain contre le Venezuela et l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores pour les juger aux États-
Unis – ne se limite pas à un simple retour à la « diplomatie de la canonnière » et à la politique du « gros bâton » de Teddy Roosevelt.

Il ne s’agit pas seulement du vol du pétrole vénézuélien. Cela implique bien plus que la simple menace explicite d’infliger le même traitement sanglant au Mexique, à la Colombie, à Cuba, au Brésil, à l’Iran et à de nombreuses autres nations – à moins qu’elles ne se soumettent à la volonté de Wall Street et de la City de Londres.

Les événements du Venezuela doivent être mis en perspective avec la frappe massive de drones menée le 29 décembre par les forces de Kiev, soutenues par l’OTAN, contre la résidence du président russe Vladimir Poutine dans la région de Novgorod. Cette frappe visait à assassiner le président Poutine. Il s’agissait d’une tentative manifeste de franchir le seuil de déclenchement de l’arsenal nucléaire russe, de lancer une « frappe de décapitation » qui aurait pu rapidement dégénérer en guerre nucléaire totale.

Ces événements, pris ensemble, marquent un tournant radical dans la situation stratégique mondiale : le projet de mettre fin immédiatement à l’ère du droit international, du respect de la souveraineté nationale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres États, ainsi qu’aux principes énoncés dans la Charte des Nations Unies qui ont guidé les relations internationales depuis la défaite du fascisme lors de la Seconde Guerre mondiale.

Nous allons désormais sombrer pleinement dans une ère de bestialité, celle de la « guerre de tous les hommes contre tous les groupes » de Thomas Hobbes, où un « Léviathan » planétaire impose sa volonté, pour la plus grande gloire de maintenir le système transatlantique en faillite, alors même que sa bulle spéculative de 2 quadrillions de dollars s’effondre.

Le chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche chargé des politiques, Stephen Miller, a défendu avec éloquence et virulente cette conception de l’homme et de la société lors d’une interview accordée à CNN le 5 janvier : après avoir affirmé que « les États-Unis d’Amérique dirigent le Venezuela », Miller a proclamé :

« Nous vivons dans un monde régi par la force, par la puissance. Ce sont les lois immuables du monde qui existent depuis la nuit des temps. »

Un éditorial du Global Times, quotidien semi-officiel chinois, paru le 6 janvier, répondait clairement :

« L’immense majorité des pays refusent de retourner à une jungle internationale hobbesienne régie par la loi du fort s’attaquant au faible. »

C’est l’agent de renseignement britannique, et parfois philosophe, Thomas Hobbes, qui déclara dans son célèbre ouvrage Léviathan de 1651 :

« Il est donc manifeste que tant que les hommes vivent sans une puissance commune [le Léviathan] pour les maintenir tous dans la crainte, ils sont dans cet état que l’on appelle la guerre ; et une guerre où chacun est contre chacun... À cette guerre de chacun contre chacun découle aussi ceci : rien ne peut être injuste. Les notions de bien et de mal, de justice et d’injustice, n’y ont pas leur place. »

Est-ce là la conception de l’Homme et de la société qui prévaudra désormais ? Le président américain Donald Trump, par son attaque frontale contre le Venezuela, a-t-il, du même coup, anéanti toute perspective de coopération avec la Russie et la Chine ? Tel serait l’objectif de Londres, et c’est là le problème stratégique crucial qui se pose aujourd’hui.

L’humanité n’est-elle pas l’unique espèce créatrice, la seule connue à ce jour, capable de gouverner
ses affaires selon la raison, de prospérer en promouvant le bien-être général et le bien d’autrui ? Ne
pouvons-nous pas élaborer une nouvelle architecture internationale de sécurité et de développement, un nouveau paradigme digne de l’Homme ?

Parmi les intervenants :

  • Helga Zepp-LaRouche (Allemagne) : fondatrice de l’Institut Schiller ;
  • Naledi Pandor (Afrique du Sud) : ancienne ministre des Relations internationales et de la Coopération ; présidente de la Fondation Nelson Mandela ; chancelière de l’Université Nelson Mandela ;
  • Pr Zhang Weiwei (Chine) : professeur de relations internationales à l’université Fudan de Shanghai ;
  • Dmitri Trenin (Russie) : Directeur et superviseur académique de l’Institut d’économie militaire mondiale et de stratégie de l’Université HSE (Moscou) ;
  • Chas Freeman (États-Unis) : ancien ambassadeur en Arabie saoudite, ancien secrétaire adjoint à la Défense pour les affaires de sécurité internationale, spécialiste de la Chine ;
  • S.E. Donald Ramotar (Guyana) : ancien président du Guyana (2011-2015) ;
  • HC von Sponeck (Allemagne) : ancien sous-secrétaire général de l’ONU ;
  • María de los Ángeles Huerta (Mexique) : ancienne députée ;
  • Namit Verma (Inde) : auteur, expert en sécurité ;
  • Dennis Small (États-Unis) : rédacteur de l’EIR Ibéro-Amérique ;
  • Lt-colonel Ralph Bosshard (retr) (Suisse) : ancien conseiller militaire du secrétaire général de l’OSCE ;