Nous intervenons ici en tant que parti politique parce qu’on ne peut sauver l’hôpital et la santé publique que par une politique de combat général contre la casse financière.
Dans son Panorama de la santé 2019, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) reconnaît ’la grande qualité’ des soins délivrés dans nos hôpitaux. Notre Sécurité sociale enregistre dans l’année un solde positif. Alors, si l’on détruit l’hôpital public et notre système de soins, ce n’est pas ’parce qu’il n’y a pas d’argent’. C’est parce que l’argent ne va pas là où les Françaises et Français en ont besoin. Nous soutenons donc totalement le Collectif Inter-Hôpitaux (CIH) et les grévistes de ce 14 novembre. C’est vous qui représentez le bien commun et l’intérêt général au cœur de la question politique.
C’est donc une réorganisation de notre système de santé qui est nécessaire, respectant ses personnels et les intégrant dans le recours aux médecines du futur (télémédecine, robotique...). Le but est de pouvoir vivre jusqu’à 100 ans et en bonne santé (notre espérance de vie s’est accrue de plus de 20 % depuis 60 ans pour atteindre 82,6 ans, nous devons explorer les moyens de continuer, sans obsession malthusienne).
Parlons politique : Agnès Buzyn, quelle que soit sa bonne (ou mauvaise) volonté, n’y peut rien changer. Car cette situation est la conséquence de la servitude volontaire à laquelle se sont soumis tous les gouvernements français depuis les années 1960. Tous, et chaque fois davantage, ont accepté la priorité d’une mondialisation financière au détriment de la cause des peuples. La ministre est donc dans un environnement politique au sein duquel elle ne peut que distribuer quelques aumônes de dame patronnesse.
Si nous intervenons ici en tant que parti politique, c’est parce qu’il est impossible de sauver l’hôpital et notre santé publique sans y mettre les fonds. C’est donc l’orientation des crédits qu’il faut changer. C’est là toute la nécessité d’une vraie Banque nationale, qui reprenne en main le crédit public, en arrêtant toutes les dérives acceptées depuis plus de 50 ans. Rendre le robinet de l’argent au peuple, pour redonner priorité au bien commun et à l’intérêt général, sans se détourner de cette mission politique fondamentale, tel est notre combat. Nous le poursuivons depuis plus de 40 ans. Aujourd’hui, avec l’insurrection des peuples du monde, son écho peut s’étendre jusqu’à l’hôpital public, dans notre pays et dans le monde. C’est un débat auquel nous vous invitons car il est bien plus important que tous ceux dont on nous rebat les oreilles. Il s’agit de nos vies, ici et maintenant.
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