Chaque semaine, nous rendons compte des dernières activités militantes de Solidarité & progrès... parce que penser et agir vont de pair.
Ce qui a frappé d’emblée les militants est le nombre de commerces fermés dans le centre ville, le nombre de locaux commerciaux à louer. En un mot : la désertification... en pleine banlieue francilienne (à 57 km au nord-ouest Paris). On est donc en pleine « France périphérique », éloignée d’une métropole. Nous étions donc trois militants motivés avec, d’un côté, un panneau avec la citation de Georges Boris « Si l’Etat ne contrôle pas la monnaie, c’est la monnaie qui contrôle l’Etat » (voir l’Hebdo du 29 octobre) et, de l’autre côté, « Pour une Europe post-Euro » (voir notre programme sur la question européenne). Très vite, nous avons été confrontés à une population morose, ressassant le trop facile On ne peut rien faire et le Tous pourris du citoyen passif. Face à ce pessimisme culturel, nous avons dégainé notre arme secrète : le rire et le dialogue socratique.
Face aux Thrasymaque modernes (les ronchons qui pensent que la raison du plus fort est toujours la meilleure), nous les interrogions plus que de raison, les poussant dans leur retranchement. Un retraité agacé est ainsi passé du je m’en fous au qu’on les pende tous ! choquant ainsi sa femme qui l’accompagnait...le militant en rajoutant une couche, affirmant que son mari était le nouveau Robespierre... Un sourire discret sur le visage du mari a conclu cette échange.
Pour les moroses, les déprimés, les aigris, les abattus, les brisés, les socialistes, les démoralisés, les cafardeux, les anémiés de la pensée, on leur a servi des calembours, des plaisanteries, des blagues, des citations de Jaurès, des drôleries, des traits d’humour, des sourires : « Attention Madame ! Il y a un trou financier devant vous ! », « Quoi ! Vous ne connaissez pas Georges Boris ? Pourtant vous connaissez bien De Gaulle ? », « Excusez-moi, jeune homme...Vous n’auriez pas vu la planche à billets ? On l’a perdu depuis 1973, ça nous inquiète... », « Bonjour, est-ce que l’on peut vous débranchez ? » (à une jeune femme avec les oreillettes de son téléphone), « Ah ! On cherche des gens pressés, vous avez exactement le profil... », « Et vous, vous êtes populistes ou progressistes ? » (en face du panneau Pour une Europe post-Euro), « Bon... De Gaulle, il est populiste ou progressiste ? Je suis perdu moi... »
La prochaine table que les trois militants tenteront sera à Mantes-la-Ville, ville limitrophe, suite aux conseils d’un passant qui a laissé ses coordonnées téléphoniques. Le maire de Mantes-la-Ville est un élu RN (ex-FN), et le passant de nous dire : « Votre goût de la polémique et votre volonté d’aller au fond des choses devraient rompre la monotonie là-bas et créer des vrais débats. » Affaire à suivre...
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- …
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