Chaque semaine, nous rendons compte des dernières activités militantes de Solidarité & progrès... parce que penser et agir vont de pair.
« Bonjour, vous savez qui contrôle la planche à billets ? » demande un militant parisien. « La BPI [Banque Publique d’Investissement] ? », répond une passante de Paris donc par nature pressée. « Non, elle n’a pas de licence bancaire, elle n’a pas droit de créer de la monnaie à partir de ses fonds propres, c’est juste un intermédiaire utile entre l’Etat, les marchés et les entreprises… », répond le militant. « Ah... La banque de France alors ? », reprend la passante tout en continuant à marcher. « Non plus, elle ne contrôle plus la planche à billets depuis 1973... » La passante s’arrête. S’ensuit une discussion sur notre campagne. Elle laisse ses coordonnées téléphoniques : elle travaille chez la banque Barclays.
Un sympathisant rennais explique le principe à son plombier. Il dit avoir bien compris l’intérêt et trouve cela intéressant… mais qu’il a toujours confiance dans la politique de Macron et que le président y arrivera… même sans crédit public ! À Montpellier, une militante s’adresse au président d’un syndicat de patrons des Toutes Petites Entreprises et lui présente le crédit public. « Ça ne se fera jamais, trop révolutionnaire ! » Pourtant, cela a déjà été fait de 1945 à 1973… De Gaulle trop révolutionnaire ?
Discussions avec un cadre d’ENGIE dans le quartier d’affaires La Défense : « Pourquoi y aurait-il besoin d’une banque publique ? Ne faut-il pas juste s’assurer que les banques financent bien l’économie réelle ? » interroge-t-il . « Le problème, c’est le temps long de l’infrastructure… Depuis 1973, ce sont les marchés, les grandes banques qui ont les clés de l’économie, dont la planche à billets. Mais quand il s’agit d’investir dans le très long terme – du genre 10, 20, 25, 50 ans – et que le retour sur investissement est long et qu’il se mesure surtout par les effets induits par l’investissement, plutôt que par la rentabilité immédiate, bref quand il s’agit d’investir dans l’aménagement du territoire, dans de grands projets d’infrastructure… Eh bien, les marchés financiers boudent… C’est pour ça qu’on a inventé le crédit public productif en 1945 ! » À Lille, un militant s’amuse à interpeller les passants en leur demandant s’ils savent comment les Trente Glorieuses ont pu avoir lieu… Beaucoup répondent qu’ils ne savent pas vraiment, beaucoup aussi répondent que c’est « grâce à la reconstruction », sans en être très convaincus.
Selon nos sondages militants, environ 1 passant sur 2 pense que c’est la Banque de France qui contrôle la planche à billets, et 80 % d’entre eux ne savent pas dire pourquoi, pendant 30 années (1945-1975), croissance à plus de 5%, plein emploi, modernisation, hausse du niveau de vie ont défini l’économie du pays… La campagne ne fait que commencer. Pour nous rejoindre, cliquez ici.
À l’image de Strasbourg, dans plusieurs villes de France se constituent des noyaux de gens sérieux avec eux-mêmes et l’idée de République, militants et sympathisants qui explorent ensemble des idées de fond et s’en nourrissent pour l’action politique. Créteil, Fontainebleau, Rennes, Brest, Strasbourg, Toulouse, Lille, Paris, Reims, Grenoble, Bordeaux…
Imaginez un groupe de citoyens qui se réunissent un soir ou un weekend pour lire Friedrich List, l’économiste allemand du milieu du XIXe siècle (invité à l’Assemblée nationale française pour débattre si la Nation devait adopter le protectionnisme ou le libéralisme) ou encore les dialogues de Platon (programme prévu des rencontres de la Société d’Amis de l’Hérault pour novembre et décembre) et qui tentent d’en faire des armes intellectuelles contre le pessimisme culturel de notre époque, caractérisé par un ronflant et imbécile « On ne peut rien faire » thatchérien et populaire.
C’est là le sens de notre mouvement Solidarité et Progrès : faire rentrer l’idéal dans le réel afin de faire progresser la société et tous les individus qui la constituent.
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