Chaque semaine, nous rendons compte des dernières activités militantes de Solidarité & progrès... parce que penser et agir vont de pair.
—Bordeaux : 200 tracts distribués par Daniel et Aline. Daniel est interviewé par la télévision locale TVB33 sur nos mesures pour empêcher le Titanic financier de nous emporter et de notre plan de relance à cinq millions d’emplois en cinq ans.
— Paris : 700 tracts distribués par Cédric, Van Thanh et Jérôme. Des gens intéressés et un souvenir encore vif de la candidature de Jacques Cheminade, surtout de la part des plus jeunes, dans un défilé de manifestants en majorité -il est vrai- grisonnants.
Cette semaine, il était à Aix-en-Provence (13), où il était déjà venu en novembre 2017, à la rencontre d’étudiants. Cette fois-ci, c’est à l’invitation de M. Lanfrey, acteur social de la région et président de l’association du Relais des Possibles, que M. Cheminade a participé à la semaine de la Fraternité d’Aix. La semaine de la Fraternité fait partie des manifestations du Mouvement pour la Fraternité à travers des actions culturelles, sportives et citoyennes – Fraternité Générale, qui se sont déroulées du 10 au 14 octobre, sous l’égide du ministère de l’Education nationale.
Si notre devise, Liberté, Egalité, Fraternité, reste un idéal à atteindre, notre société est aujourd’hui menacée de l’intérieur par le jeu du diviser pour mieux régner : les noirs contre les blancs (l’exemple récent du clip de rap PLB, Pendez les blancs de Nick Conrad), les musulmans contre « l’identité nationale », les vieux (« privilégiés ») contre les jeunes (« en galère »), la métropole contre le village, les agriculteurs contre les environnementalistes...
C’est donc à Aix-en-Provence, que le Relais des Possibles, qui œuvre auprès des femmes et lutte contre les violences conjugales, organisait cette semaine des ateliers et des conférences sur la Fraternité. En plus de discussions nombreuses, Jacques Cheminade a pu participer à deux tables rondes, le jeudi sur la laïcité et le vendredi sur l’écologie.
Le jeudi, la table ronde était animée par Jean-Louis Bianco, ancien ministre et président de l’Observatoire de la laïcité, qui a rappelé l’essentiel : l’unité dans le devoir de fidélité à l’intérêt général et à la République, le droit à la diversité des apports à cet effort commun. Alain Lipietz, conseiller municipal de Villejuif (94) a lui rappelé, à travers des exemples du quotidien, que l’intégration, « c’est parfois simple lorsque tout le monde y met un peu du sien. » Quand à Jacques Cheminade, il a rappelé que le diviser pour mieux régner, tant au niveau des relations internationales qu’au sein d’une même nation, est un outil qu’utilise (et finance) les oligarchies pour rester en place.
Vous pouvez retrouver les parties du programme présidentiel de Jacques Cheminade consacrées à la laïcité et à l’écologie en cliquant sur ce lien ainsi que celui-ci.
Notre campagne se voulait non-explicative mais piquante : « Fête de la science 2018 : le problème, c’est ARISTOTE ! » Succès garanti ! Entre les fans du youtubeur e-penser qui s’amuse régulièrement à démonter ce grand scientifique et philosophe (qui n’a rien de grand en réalité), et les dizaines de jeunes qui ont pris une photo de notre panneau, on a eu le droit à une flopée de questions intéressantes (ce que nous voulions susciter évidemment).
« Pourquoi attaquez-vous Aristote ? », « Pourquoi un parti politique s’intéresse-t-il à la pensée philosophique et scientifique ? », « C’est quoi l’empirisme ? », « Pourquoi faites-vous des liens entre la politique, l’art et la science ? »... Un professeur de physique est venu enthousiaste à notre table militante : « Vous avez parfaitement raison ! Savez-vous qui est à l’origine de la pensée binaire ? Aristote ! Le principe de la non-contradiction ! Comment voulez-vous avancer avec cette façon de penser en science, ou même dans un débat ? Je n’arrête pas de le dire à mes collègues chercheurs. »
Le but du déploiement était de recruter des jeunes à la bataille politique de Solidarité et progrès contre le principe de non-contradiction version politique (« il n’y a pas d’alternative possible » ou TINA, comme disait Margaret Thatcher en son temps) : plusieurs contacts ont été pris et une invitation à une lecture en groupe, le samedi 20 octobre prochain, du texte de Christine Bierre Platon contre Aristote : République contre oligarchie leur a été proposée. En le lisant, vous aurez, cher lecteur, toutes les réponses aux questions que vous devez sûrement vous poser à la lecture de ces lignes : pourquoi un mouvement politique parle d’épistémologie de la science, pourquoi SetP a une dent contre Aristote, pourquoi Aristote n’a rien découvert de fondamentalement important...
C’est dans ce contexte de disette que Daniel est venu rappeler l’idée révolutionnaire du crédit public...pour ré-aménager les territoires.
Jacques Cheminade en tournée pour dédicacer son livre

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