Au début de l’été 2017, avec ses partenaires, Solidarité & Progrès a lancé une pétition pour « la moralisation de la vie bancaire ». Si ce n’est pas encore fait, merci de la signer.
Pour les signataires, dont une forte proportion a exprimé la ferme volonté de rencontrer ses représentants au Parlement, pas de doute : devant le tsunami financier qui menace, il est impératif, à titre préventif, de couper les banques en deux, en séparant, de façon stricte et patrimoniale, d’une part, les banques de dépôt et de crédit, et d’autre part, les banques d’affaires.
Pour ce faire, une proposition de loi a été écrite. Elle a été systématiquement transmise aux représentants de la nation. Interpellés par les signataires, les élus ont parfois pris la peine de faire connaître leur réponse.
Nous remercions les signataires de l’appel de nous avoir communiqué un certain nombre de réponses dont voici une sélection :
J’ai également cosigné avec des députés de mon groupe un amendement (N°201, voir pdf ci-contre.) allant dans ce sens, qui n’a évidemment pas été retenu.
Rubrique : banques et établissements financiers
Tête d’analyse : Moralisation bancaire
Analyse : Moralisation bancaire
Question publiée au JO le : 01/08/2017 page : 3978
Mme Lise Magnier attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la moralisation bancaire et la séparation des activités bancaires au sein des banques.
Il est apparu au cours de nombreuses études qu’associer prêts et marchés dans un même établissement bancaire entraînait un développement excessif des activités d’investissement au détriment du crédit puisque ces dernières ont des rendements, à court terme, plus avantageux.
Le basculement des banques vers les marchés internationaux a rompu leurs liens avec les tissus économiques. Aujourd’hui, il apparaît indispensable que les banques s’engagent à nouveau à jouer pleinement leur rôle dans l’activité de crédit à l’économie.
Aussi, elle lui demande quelles sont ses intentions en la matière.
Source : site de l’AN
Rubrique : banques et établissements financiers
Titre : Séparation des activités bancaires
Question publiée au JO le 03/10/2017, page 4643
M. Olivier Gaillard attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’absence d’effectivité du principe de séparation des banques de dépôt et banques d’affaires. Nul ne sait quand éclatera la prochaine crise financière, les prochaines faillites de banques. En l’état actuel, la Nation est insuffisamment protégée vis-à-vis d’une telle hypothèse, à double niveau : des banques de dépôt et banques d’affaires toujours liées, l’État dont les finances publiques le protègent toujours moins de la faillite. Le moyen bien identifier pour sécuriser l’économie réelle et l’ensemble de la société face aux activités spéculatives des banques est la séparation des banques de dépôt et banques d’affaires. Cette séparation fut longtemps la règle avant les années 90. Cette absence de séparation entre les activités de dépôt et de d’affaires a pour conséquence que les banques peuvent, avec le bénéfice de la garantie de l’État, spéculer avec l’épargne des ménages, et se détourner de l’économie réelle. Ce n’est pas la loi de séparation et de régulation bancaire de 2013 qui a changé la donne. Le rapport parlementaire de Karine Berger (PS) et de Jérôme Chartier (Les Républicains) en atteste. Cette loi n’a pas été suivie de l’ensemble de ses décrets d’application. Elle n’a finalement pas procédé à la scission des banques spéculatives et de dépôt. La raison en est que ce texte a limité au maximum la partie des activités à cantonner par la filialisation. Seules les opérations de spéculation financière, dont les banques ne pourraient prouver le lien avec les clients (activités financières en compte propre) doivent être filialisées. De fait, ce cloisonnement à l’impact très limité n’est pas pertinent au regard de l’objectif qui est de réduire les spéculations dommageables. Le député questionne le questionne dans l’optique de connaître la nature de ses intentions, l’initiative législative ou réglementaire éventuellement projetée, dans le domaine de la régulation des activités bancaires. Il lui demande si son éventuelle intention est de rendre la séparation des activités stricte et effective, ou bien de réformer autrement que par la stricte séparation des activités. Dans l’hypothèse de cette deuxième intention, il lui demande s’il est envisagé par son ministère de traduire dans une éventuelle nouvelle réforme, la déclaration de Vockler de 2011 : une législation simple ; l’interdiction du trading pour compte propre ; des mesures responsabilisant les dirigeants, conseils d’administration (modes de rémunération, responsabilité pénale, perméabilité des carrières du secteur régulateur vers le secteur régulé, et autres pistes du rapport Liikanen).
Source : site de l’AN
Pour clarifier le sujet de la séparation bancaire, voire notre contre-argumentaire.
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