Panique à bord, et surtout, n’en parlons pas trop. Le dimanche 13 juin 2021, lors de cinq votations, les citoyennes et citoyens suisse ont donné une véritable claque à l’extrémisme vert et le fameux Great Reset promu par le Forum Economique Mondial de Davos.
Comme l’écrit le commentateur Hans Jorg Renk sur son blog :
Un observateur français aurait parié que les deux votations les plus contestées auraient été celles sur la loi Covid-19 et sur les mesures policières contre le terrorisme. Or tel n’a pas été le cas, car au centre du débat pendant toute la campagne de votation se trouvaient les trois objets ‘écologiques’ : les deux initiatives contre les pesticides et la loi sur le CO 2. Elles ont été refusées par le peuple qui a par contre approuvé les lois COVID-19 et celle sur les mesures policières par de confortables majorités.
La seule exception a été Bâle-Ville, à contre-courant par rapport au reste de la Suisse dans trois des cinq objets. Il était le seul canton à accepter les deux initiatives sur l’eau potable et contre les pesticides, avec plus de 70% des voix, et le seul à s’opposer à la loi sur les mesures policières, avec 55% de non. Cependant, sur les deux autres lois (Covid et CO2) Bâle a voté comme de reste du pays.
Pour commencer, voici les résultats définitifs des votations :
Analyse des résultats (d’après Hans Jorg Renk),
Première chose à souligner : une participation de 60 %.
Les Suisses, et surtout les jeunes, ont clairement exprimé leur rejet de l’écologie punitive.
Le Réseau Carnot-Cournot, un groupe de réflexion suisse, a contribué d’une façon décisive à la défaite de l’extrémisme vert en démasquant leurs objectifs non-avoués :
Alors que le Monde est en proie à une pandémie qui, en soi, n’est pas sans précédent mais dont le déroulement et les effets sont totalement inédits, des voix s’élèvent afin que « l’après » ne soit pas comme « l’avant ».
C’est ainsi que, propagé comme Green Deal ou Great Reset par des institutions étatiques et politiques, mais aussi adapté et promu de manière peu critique par des milieux économiques et financiers influents, il faudrait que le Monde entier saisisse l’occasion de ce malheur pour redéfinir ses priorités, en particulier répondre de manière rapide et décisive à une prétendue urgence climatique. Des mesures de protection du climat devraient être renforcées quels qu’en soient les coûts additionnels pour les gens, l’occultation d’autres problèmes dans le Monde et l’énorme consommation supplémentaire de ressources naturelles pourtant limitées qu’elles impliquent, alors que leurs fondements scientifiques et l’efficacité des politiques climatiques sont encore fortement contestables.
Chez les catastrophistes verts, c’est carrément la panique. « Plusieurs années seront nécessaires pour remettre sur pied un dispositif comparable », se lamente Géraldine Pflieger, directrice de l’Institut des sciences de l’environnement de l’université de Genève, au journal Le Temps. « la Suisse s’est engagée, dans le cadre de l’accord de Paris, à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50 % par rapport au niveau de 1990 d’ici à 2030. Les prochaines années seront décisives, on ne peut pas se permettre de perdre du temps », explique Pflieger.
Deux ans après la forte poussée des écologistes en Suisse, quand, en octobre 2019, les Verts avaient obtenu 13 % des voix (+6 points) et les Vert’libéraux 7,9 % (+3,3 points), le résultat de ce référendum crée la surprise. « Qui l’aurait imaginé il y a quelques mois ?? note la Neue Zürcher Zeitung. Au Parlement, une vaste alliance allant des Verts au parti radical-démocratique (PRD) soutenait ce projet de loi. »
Niant le rejet par le peuple de leurs propositions folles, les écolo-bobos tenteront de repasser les mêmes plats, mais de façon moins punitive. Après l’échec enregistré dimanche, « la gauche se mobilise en évoquant la piste d’une initiative populaire », rapporte Le Temps. « Celle-ci ne ferait pas passer à la caisse les personnes qui n’adopteraient pas un comportement écologique, comme l’envisageait la loi refusée, mais plutôt le secteur financier. »
Si ce cette votation se limite pour l’instant à la Confédération helvétique, son impact sera considérable en Allemagne où, suite à des scandales, les Verts subissent déjà une forte baisse dans les sondages.