La semaine dernière, le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, qui a débuté sa carrière en tant que « tueur à gages économique » dans les cercles Soros/Epstein, a annoncé l’Opération Paria économique, menaçant toute nation qui refuserait de rompre ses liens avec l’Iran de se retrouver coupée du marché américain et éjectée de la sphère du dollar.
Bessent a entamé vendredi la mise en œuvre de son décret, déclarant que le Département du Trésor allait interdire à la succursale de la Banque égyptienne Misr aux Émirats arabes unis, tout accès bancaire aux institutions financières américaines. « Le Trésor a promis de couper tout lien économique qu’il lui reste avec Téhéran (...). Nous avons également averti que les facilitateurs iraniens ne pourront pas continuer à bénéficier de l’accès au dollar américain et au système financier mondial », a-t-il déclaré, ajoutant : « La Banque Misr UAE a décidé de le découvrir à ses dépens. »
Sachant que pour les médias financiers, la maison mère Banque Misr, détenue par le gouvernement, se classe au deuxième rang des grandes banques égyptiennes, on peut craindre le pire pour la suite de cette fameuse « Opération Paria économique ». Elle infligera certainement à l’Iran d’importants dommages, menaçant de plonger le pays dans le chaos, mais on peut douter que les États-Unis aient quoi que ce soit à y gagner.
Au contraire, c’est le système occidental basé sur le dollar, lui-même en pleine déroute, qui risque d’être le premier à en pâtir. De plus, faire passer l’Iran pour un « paria » semble bien hasardeux, quand on sait que Téhéran vient d’accueillir la 40e conférence sur l’unité islamique, à laquelle assistaient les dirigeants de quarante nations sunnites et chiites.
Plus grave encore, de nombreux rapports publics, amplement documentés, évoquent l’existence de plans en cours à Londres et à Washington pour l’utilisation d’armes nucléaires « tactiques » dans l’un des différents théâtres de guerre actuels, c’est-à-dire l’Iran ou l’Ukraine.
Le sous-secrétaire à la politique au ministère de la Guerre, Elbridge Colby, l’a évoqué publiquement, de même que les principaux conseillers du secrétaire à la Défense britannique, tel que Malcolm Chalmers.
Plusieurs lanceurs d’alertes, dont le célèbre animateur et ex-trumpiste Tucker Carlson, mettent en garde, rejoignant ainsi des commandants militaires dissidents à la retraite comme le colonel Larry Wilkerson ou encore le vice-amiral Kay-Achim Heino Schönbach, ancien patron de la marine allemande, qui, avec des centaines d’éminentes personnalités du monde entier, ont signé la lettre ouverte de l’Institut Schiller intitulée « Lettre ouverte au pape Léon IV - Conflit nucléaire : l’urgence d’une rencontre au sommet ».
« Une guerre nucléaire se termine inévitablement par la destruction de toute vie humaine sur la planète », a rappelé Tucker Carlson, dans son émission du 28 août où il recevait Joe Kent, l’ancien directeur du Centre national américain de lutte contre le terrorisme.
Kent a abondé dans le même sens, déclarant :
Dans les 24 heures suivant l’émission, Ariel Cohen, chercheur principal du Atlantic Council et idéologue néoconservateur, a publié une tribune dans le journal The Hill, confirmant sans ambages les affirmations de Carlson et Kent.
Cohen s’enthousiasme pour les tentatives du sous-secrétaire à la politique au ministère de la Défense, Elbridge Colby, d’abaisser le seuil d’utilisation d’armes nucléaires tactiques dans un conflit régional potentiel impliquant la Russie ou la Chine. « Le Département de la Défense élabore une stratégie nucléaire qui accorde un poids bien plus important aux armes tactiques à plus courte portée et à faible rendement dans un conflit régional avec la Russie ou la Chine », écrit-il. Selon lui, Washington doit considérer cette baisse du seuil pour les armes nucléaires « comme un levier », dans le but de « forcer finalement Moscou et Pékin vers un cadre négocié ».
Le climat de danger entourant cette folie n’a fait que s’accentuer ce week-end lorsque l’administration Trump a repris ses attaques directes contre l’Iran, pour la première fois depuis près d’un mois, frappant des lanceurs de missiles iraniens qui s’apprêtaient soi-disant à lancer des mines marines dans le détroit d’Ormuz. L’Iran a immédiatement riposté en déclenchant plusieurs vagues de contre-attaques contre des bases et des installations américaines dans la région. Pendant ce temps, le génocide se poursuit à Gaza et en Cisjordanie, dans le contexte de l’offensive d’Israël.
C’est pourquoi Helga Zepp-LaRouche, présidente-fondatrice de l’Institut Schiller, a appelé tout patriote et tout citoyen du monde à tout faire pour mettre de l’avant les solutions disponibles menant à la paix et au développement, notamment en promouvant la lettre ouverte adressée au pape Léon XIV que vous pouvez signer en ligne sur le site de l’Institut Schiller.
En France, la venue du pape nous offre une occasion idéale pour faire connaître cet appel au plus grand nombre.
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