Depuis l’élection de Donald Trump, pas un jour sans nouveau scandale. Misogynie, sexisme, népotisme, détournement de fonds, collusion avec une puissance étrangère à la limite de la haute trahison, que n’a-t-on pas entendu.
A trois semaines des élections de mi-mandat (midterm) du 6 novembre qui portent, entre autres, sur le renouvellement de l’ensemble des 435 sièges de la Chambre et 35 sièges des 100 sièges du Sénat, « l’hystérisation » est à son apogée. A tel point que le sénateur Rand Paul craint qu’il y ait des morts…
Et si on en arrive là, c’est notamment parce que ses adversaires constatent que malgré tout, contrairement à ce que disent nos médias, Trump a réussi à retourner les attaques contre lui :
Tous les retours du terrain rapportent que l’Américain de base, spolié par la crise économique et financière, reste convaincu qu’avec Trump il dispose encore d’un levier pour faire « changer de camp », la souffrance qu’on lui inflige. Enfin, même si la Chambre tombait aux mains des démocrates, bien qu’elle puisse amorcer la procédure de destitution, celle-ci ne deviendrait une réalité qu’avec un vote en ce sens au Sénat, une perspective hautement improbable.
Aux Etats-Unis, trois courants s’affrontent en réalité :
Notez que les deux premiers, tout comme Trump lui-même, claironnent partout que les Etats-Unis connaissent une reprise économique et une baisse du chômage. Or, en réalité, faute d’investissement dans l’infrastructure (transports rapides, nucléaire du futur, spatial, etc.) la productivité américaine s’effondre. Car la hausse de la température qu’affiche le thermomètre, indique la bonne santé du virus qui menace le malade : la bulle financière et les « travailleurs pauvres » dont le nombre explose.
Trump, venu de l’extérieur du binôme des grands partis américains, tente de construire sa présidence en coagulant tout ce qu’il a pu.
Son Conseiller national de sécurité John Bolton, est clairement un néoconservateur. Sans être un va-t-en guerre (militaire), l’influent Peter Navarro, à la tête du Conseil du Commerce, est un nationaliste dur, alors que Lawrence Kudlow, l’ancien démocrate devenu le conseiller économique principal de Trump, bien que tout aussi dur, refuse l’affrontement. Le vice-président, le très religieux Mike Pence, incarne lui les pires aspects des deux écoles...
Si, sous les attaques constantes contre Trump, cette cacophonie persiste, elle deviendra intenable dans le temps, surtout lorsque la crise financière viendra « gâcher » la fête.
Le complexe militaro-financier, alimenté par un budget annuel de plus de 800 milliards de dollars (à peine un peu moins que l’argent prêté depuis 2013 par la Chine pour favoriser le développement mutuel tout le long des Nouvelles Routes de la soie), se plaint amèrement que Trump veuille retirer les troupes américaines de plusieurs théâtres de guerre. Pour y arriver, comme cela s’est concrétisé lors des rencontres de Helsinki avec Poutine, à Singapour avec Kim Jong-un et avec Xi Jinping à Beijing, Trump cherche à développer des relations de respect mutuel et de non-ingérence comme il l’a précisé dans son intervention à l’Assemblée générale des Nations unies.
Or, « en même temps », les Etats-Unis soutiennent une guerre contre le Yémen, imposent des sanctions à l’encontre de la Russie, la Corée du Nord et l’Iran ; imposant pour 500 milliards de dollars de taxes douanières à la Chine et vendent pour 300 millions de dollars d’armes à Taiwan.
Le moment est venu pour Trump de clarifier ses intentions. Il pourrait le faire :
Vous avez peur de Trump ? Craignez encore plus votre inaction et le pessimisme autour de vous ! Rejoignez-nous dans la bataille, à l’image de nos amis américains du Comité d’action politique de Lyndon LaRouche !
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