Cri d’alarme

Agriculture : les 8 événements qui font l’avant et l’après 2026

samedi 14 mars 2026, par Yves Paumier


« Sam » est un céréalier qui a fait ses preuves sur le terrain. Depuis longtemps, il offre sur sa page vidéo des conseils techniques à qui veut bien l’entendre. Depuis son voyage en Ukraine, il est devenu ouvertement plus politique. Après avoir émis des propositions de bon sens, il fait aujourd’hui le point car « il y aura un avant et un après la récolte 2026 ». Dans sa vidéo du 7 mars 2026 (ci-dessous), il pointe les événements qui condamnent l’agriculture française à un servage transnational.

Résumé

Sam affirme que l’année 2026 marquera un tournant encore plus destructeur que 2025 pour le monde agricole. L’inaction et les mensonges politiques broient les agriculteurs qui, à bout de force, ont désormais « un genou à terre ».

Les 8 piliers de la crise actuelle :

  1. Le Mercosur : comme prévu, la Commission européenne met en œuvre l’accord « de manière provisoire ». Sam y voit un une trahison orchestrée par les responsables politiques.
  2. L’impuissance politique du président de la République en totale duplicité, qui feint la surprise tout en sacrifiant la souveraineté française.
  3. La PAC 2027 et l’Ukraine : l’intégration de l’Ukraine dans l’UE et la baisse du budget européen condamnent l’agriculture française à n’être plus qu’une filière d’« exécutants ».
  4. La fiscalité carbone : un tour de passe-passe européen impose une taxe sur les engrais via la taxe carbone, entraînant une hausse d’environ 100 € par tonne. L’augmentation des TGAP : les taxes sur les produits phytosanitaires ont augmenté au 1er janvier 2026, une décision parue subrepticement au Journal officiel sans information préalable des agriculteurs.
  5. Les marchés des produits agricoles sans la moindre perspective – lait, tuberculose bovine, pomme de terre, etc.
  6. [Les applis de contrôle] et la facturation électronique.
  7. L’impasse financière : les revenus sont inexistants. Les banques refusent même de prêter, forçant les cédants à financer eux-mêmes leurs repreneurs !
  8. La facturation électronique : prévue pour septembre 2026, elle ne sera dans les conditions actuelles qu’un outil de surveillance financière et physique, en temps réel, par l’État et des puissances étrangères : le coup de grâce.

En conclusion, Sam exhorte les agriculteurs à ne pas louer du matériel qu’ils ne peuvent acheter. La survie du métier passe par une sortie de la PAC, la protection des frontières et une réforme radicale du fonctionnement de la ferme française.