S&P se prépare pour les législatives

vendredi 23 mai 2025

Odile Mojon-Cheminade, 10e circonscription des Français de l’Etranger*

Un pacte séculaire avec la liberté du monde

En 2024, je vous disais comment « la logique de guerre qui domine actuellement le monde est engendrée par l’effondrement d’un système financier prédateur à l’agonie ».

Aujourd’hui, cette logique de guerre a muté. Elle est devenue de surcroît guerre économique et, pire, en ce qui concerne la France (et l’UE), elle prend la forme d’une économie de guerre. Les dirigeants européens n’ont d’ailleurs fait aucun mystère de leur volonté d’augmenter drastiquement les budgets de la défense, obtempérant ainsi aux exhortations insistantes de Washington, et rivalisant d’ingéniosité et de duplicité pour étudier les différentes manières d’engouffrer l’argent des contribuables dans la production d’armes toujours plus meurtrières. Nécessairement, si l’on continue ainsi, elles auront vocation à être utilisées un jour ou l’autre.

Comment pourrait-on en être surpris ? Nul n’ignore que des intérêts financiers prédateurs ont pris d’assaut tous les secteurs clefs de l’économie, quand ce n’est pas des institutions politiques, et prospèrent sur l’ignorance et la division. L’histoire ne nous a-t-elle pas enseigné où mènent de tels développements, déjà si bien documentés ? En l’absence de solutions pertinentes face aux défis qu’affronte l’humanité en ce début de XXIe siècle et d’une vision optimiste sur la nature de l’homme et de la société, l’injustice et toutes les plaies qui affectent les sociétés à la dérive trouvent un terrain fertile.

« Face à cela, se lèvent la dynamique portée par les BRICS et la juste volonté du Sud planétaire de prendre son destin en main », ajoutais-je dans ma déclaration de 2024. Aujourd’hui, si j’ai un souhait à formuler pour ma candidature, c’est qu’elle me donne l’occasion de corriger cette affirmation en parlant de la dynamique « portée par les BRICS et par la France » et, bien sûr, de le faire « main dans la main avec le Sud planétaire » par le biais d’une politique de paix par le développement mutuel.

En s’enfermant dans une vision de plus en plus éloignée des aspirations de milliards d’êtres humains, la France s’enfonce chaque jour davantage dans le risque d’être dépassée, et c’est un problème pour nous tous Français. Toutefois, si elle continue de manquer au monde, le monde sera privé d’une force inspiratrice historiquement indispensable, à l’heure de dangers extrêmes.

Si je suis candidate dans la 10e circonscription des Français de l’étranger, c’est d’abord pour promouvoir une politique de paix, sachant que pour être viable sur le long terme, elle doit être ancrée dans le développement des infrastructures assurant le développement des pays, pour le bien des peuples.

Vous, Français établis hors de France, vous êtes précisément ceux de nos concitoyens qui, souvent, sont en contact avec cette nouvelle donne. Vous avez bien sûr un rôle spécial à jouer et, si je suis élue, je veillerai à soutenir ce que vous pouvez apporter à cette dynamique. Je mettrai à contribution les savoir-faire, les compétences et l’expérience de la France dans des domaines stratégiques (dont le nucléaire et l’espace), en proposant des partenariats notamment sur deux projets que leur effet de levier rend prioritaires :

  • Le Plan Oasis de développement mutuel pour le Moyen-Orient, visant à s’attaquer à la sécheresse endémique qui affecte les pays de la 10e circonscription. Il s’agit de garantir un approvisionnement en eau répondant aux besoins de tous. Ce plan envisage les différences composantes pour y parvenir, depuis la gestion de l’eau en tant que telle (récupération et stockage, production d’eau douce, assainissement, distribution) jusqu’aux grandes infrastructures à même de relier et d’irriguer le territoire. Ce plan est rendu encore plus urgent par la situation dramatique à Gaza et doit être conçu comme un axe essentiel de tout règlement politique.
  • Le projet Sula ya Amani pour l’Afrique des Grands Lacs. Il s’agit ici du développement intérieur de l’Afrique en reliant le Nil, le Congo et le Zambèze, ce qui permettra de répondre aux besoins de production hydroélectrique et de transports lourds. Conçu par des Africains, il doit être soutenu par la France et j’y œuvrerai. Ce projet sera également le vecteur idéal du développement entre l’Afrique francophone, anglophone et lusophone, basé sur une coopération entre la France et les pays membres des BRICS.

La dynamique impulsée par les BRICS, au même titre que celle que je propose, nécessite la mise en place d’une nouvelle architecture internationale de développement et de sécurité. La France doit y jouer un rôle pionnier. Ceci implique de rompre avec l’ordre financier de la City de Londres et de Wall Street. Une France réellement souveraine doit retrouver une politique de détente, d’entente et de coopération avec tous ceux qui revendiquent leur propre souveraineté.

Mon engagement est celui d’une politique gagnant/gagnant, dans laquelle les Français établis hors de France seront plus que jamais le pont entre différentes cultures et la sève des relations entre nos pays. A cette fin, j’aurai à cœur de soutenir les réseaux de l’AEFE et les Alliances françaises, mais aussi de reprendre et d’étendre la coopération scientifique et culturelle dans les trop nombreux endroits où elle a été abandonnée. Redonner au lycée français de Damas les moyens de jouer son rôle de phare pour toute la région est un engagement qui me tient à cœur malgré les périls.

« Il y a un pacte séculaire vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde » ! ▪

blog : www.odilemojon.com

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*La 10e circonscription des Français de l’étranger couvre l’Afrique du Sud, Botswana, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Eswatini, Zambie, Zimbabwe, Comores, Madagascar, Maurice, Seychelles, Égypte, Soudan, Soudan du Sud Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Somalie, Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda, Tanzanie, Bénin, Ghana, Nigeria, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé-et-Principe, Angola, Congo, République démocratique du Congo, Irak, Jordanie, Liban, Syrie, Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar, Yémen, île de Sainte-Hélène.


Benoît Odille, 5e circonscription de l’Essonne* (91)

Déclaration de candidature

Ce qui nous empêche de nous épanouir, c’est une oligarchie financière, militaire, politique et médiatique, qui a décidé de nous faire payer ses propres erreurs de jugement des 40 dernières années. C’est un petit groupe d’individus, quelques milliers, qui monopolise la scène, accapare le débat public et verrouille l’accès aux postes de décision à « ceux d’en bas ».

Pourtant, en 1945, le Conseil national de la Résistance mettait un point d’honneur à ce que le peuple français combatte les « féodalités de l’argent » et reprenne sa souveraineté. Avec les 30 Glorieuses, on a bien cru y arriver. Le niveau de vie général s’est accru au bénéfice de tous et les outils financiers étaient sous contrôle étroit de la puissance publique et des élus (Banque nationale, Conseil du crédit). Bien plus, une culture industrielle s’est développée dans toutes les strates de la population, permettant les progrès des années suivantes. L’essor de l’économie physique était devenu intuitif.

Mais dès les années 70, le monde de l’argent a repris les rênes du pouvoir, en dépossédant d’abord les États de leur prérogative monétaire pour la confier aux « marchés qui ne se trompent jamais », puis en libéralisant totalement la finance.

Il y a 30 ans, à la présidentielle 1995, Jacques Cheminade était le seul à dénoncer le « cancer financier qui ronge l’économie ». Un cancer qui a créé des métastases par trop d’adoration du « veau d’or ». Je n’ai appris l’existence de Cheminade qu’en 2008, juste avant l’éclatement de la crise financière mondiale qu’il avait prévue… Nous payons aujourd’hui la gabegie du système financier par l’austérité et la guerre, qu’on nous sert sous tous les prétextes, alors que nous ne sommes pas responsables !

Mais qui s’attaque vraiment à ce monde de l’argent ? L’extrême-gauche ? Ils se concentrent maintenant sur la décroissance, ce qui n’est sûrement pas à l’avantage des pauvres. L’extrême-droite ? Ils ont abandonné le combat sur la séparation des banques et détournent le débat vers les migrants. Ne parlons pas des Macron, Philippe, Bayrou, toujours aux ordres pour faire payer l’addition aux Français, ni des socialistes complaisants depuis la trahison de Hollande, ou des écologistes devenus pro-guerre (sûrement pensent-ils à des missiles remplis de fleurs… ?).

L’oligarchie passe son temps à diviser les Français et il faut avouer que pour le moment, nous sommes tombés dans le panneau. La politique est devenue un grand supermarché où chaque parti se positionne selon les sondages et prend sa part de marché des opinions. Il n’y a aucune recherche sincère de la vérité, aucune confrontation honnête des idées. Ce qui amène à des programmes incohérents.

Ainsi des gens de gauche vont s’opposer au nucléaire, alors que la physique la plus élémentaire montre qu’il sera indispensable pour le futur. Cette incohérence les amène à promouvoir la décroissance, dans laquelle les inégalités sociales, qu’ils combattent par ailleurs, seront encore plus intenses.

Ainsi des gens de droite vont s’attaquer au déficit public et aux immigrés, au lieu de s’en prendre à la haute finance qui détourne l’argent des investissements productifs et du travail humain, et maintient les pays d’Afrique dans un sous-développement chronique. Leur libéralisme économique se heurte à l’impératif de réindustrialisation du pays, impossible dans une mondialisation financière qui oppose les pays à bas coûts aux pays à exigence sociale.

C’est pourquoi le peuple de France doit retrouver sa souveraineté, s’émanciper de l’oligarchie et de ses sbires de tout bord, et apprendre à découvrir par lui-même la politique légitime à mener.

Retrouvez la suite de mon texte sur le site de S&P, où j’expose ma méthode, les défis que je lance aux formations majoritaires de la 5e circonscription de l’Essonne et mes propositions (à débattre évidemment !) pour la France et le monde. ▪

*La 5e circonscription de l’Essonne couvre les communes suivantes : Bièvres | Bures-sur-Yvette | Gif-sur-Yvette | Les Ulis | Orsay | Saclay | Saint-Aubin | Vauhallan | Verrières-le-Buisson | Villiers-le-Bâcle.