Fiches-programme
La loi du 2 mars 1982 distingue trois types de compétences pour les régions : la compétence générale, pour promouvoir le développement économique, social, culturel et scientifique de la région et pour l’aménagement de son territoire, les compétences « en propre » (transports publics, formation professionnelle, apprentissage, enseignement, recherche,action culturelle, santé, qualité de vie et culture, urbanisme, eau, aides directes aux entreprises…) et les compétences à « géométrie variable » (politiques de la mer, Europe et international…). Pour tout citoyen électeur, en Bretagne comme ailleurs, il est très difficile de voir où commence et où s’arrête la compétence de sa région. En fait, la France est devenue un mille-feuilles empilant les collectivités : commune, intercommunalité, canton, pays, bassin d’emploi, département, région. En sorte que parfois, les élus eux-mêmes ne parviennent pas à s’y retrouver. Trois raisons rendent la situation d’autant plus compliquée pour la région :
Dans ces conditions, le Conseil régional a fait ce qu’il a pu en faveur des intérêts bretons. Notre objectif n’est pas de le critiquer, mais de nous battre pour créer les conditions où il puisse mieux fonctionner, en relevant avec l’Etat les défis du futur et non en accommodant au mieux une situation condamnée à devenir de plus en plus difficile et bientôt dramatique si la mondialisation financière se poursuit à l’échelle internationale et européenne.
Pour changer les choses, nous prenons les engagements suivants :
Ni recentralisation stérilisante ni constitution de fiefs régionaux opérant en réseaux : tel est notre engagement.
Les collectivités territoriales et l’Etat doivent se réunir pour trouver des solutions communes en établissant plus clairement les compétences à chaque niveau, mais sans gel des initiatives. Il s’agit au contraire de les promouvoir ensemble. Cela est d’autant plus nécessaire aujourd’hui, alors que nous devons mener une politique audacieuse contre la City de Londres, Wall Street et leurs relais bancaires chez nous, pour retrouver une politique au service de l’homme, qui seule permettra d’échapper à un effondrement économique, social et culturel. La Bretagne, avec son expérience de combat contre les pirates britanniques et au sein de la France libre, doit être le fil de l’épée dans ce combat qui doit mobiliser toutes nos énergies. Ceux qui s’engagent aujourd’hui doivent se considérer comme les pêcheurs de l’île de Sein, en 1940. Les circonstances sont différentes, mais l’état d’esprit doit être le même, à la proue et non à la poupe, avec les moyens de naviguer.