Brèves
La baisse d’un demi-point des taux d’intérêt américains le 18 avril, pour la quatrième fois depuis le début de l’année, n’avait pas vraiment de quoi surprendre. Elle est survenue au moment où, d’une part, un nombre croissant de grandes sociétés annonçaient de lourdes pertes et des licenciements et, d’autre part, Winstar déposait son bilan (voir article ci-dessous). Comme l’a rappelé Lyndon LaRouche, George W. Bush et Alan Greenspan sont prêts à tout pour maintenir la bulle spéculative, quelles qu’en puissent être les conséquences, hyperinflationnistes notamment, sur l’économie réelle.
Tout le monde savait que les résultats du premier trimestre seraient désastreux pour de nombreux géants américains, ce qui aurait dû inciter les milieux financiers à la prudence. Il apparaît donc clairement que, dès avant la petite embellie du 4 avril sur les marchés, les cercles financiers concernés avaient été discrètement informés d’une nouvelle injection importante de liquidités de la part de la Fed.
Le jour même de la baisse des taux, le 18 avril, LaRouche a déclaré qu’au lieu de perdre du temps en commentaires inutiles sur l’échec évident de Greenspan et de Bush, il fallait exercer un maximum de pression politique pour que les Etats-Unis, le Japon et l’Europe adoptent immédiatement des mesures efficaces pour combattre la crise, entre autres :
Les crédits ainsi générés par l’Etat, suivant la conception de Lautenbach et de Roosevelt, devraient aller en priorité à la production de nouveaux biens d’équipement, aux technologies de pointe et à l’infrastructure. Les projets d’infrastructure devraient être réalisés au niveau national (centrales nucléaires, TGV, etc.) et transnational, comme le pont terrestre eurasiatique.