Déclarations de Jacques Cheminade
Message de Jacques Cheminade à l’occasion du Salon de l’agriculture
La logique des marchés financiers et du profit à court terme détruit les fondements de notre agriculture.
Dans ce jeu où se succèdent hausses et baisses brutales des prix, le producteur qui pense et produit à long terme ne peut pas « s’adapter », alors que l’industriel, le distributeur et surtout le spéculateur, pourvus de capitaux liquides, touchent une véritable rente contre l’alimentation et la vie humaines.
Car la seconde victime est le consommateur, qui subit toutes les hausses sans bénéficier des baisses – exactement comme le producteur subit les baisses sans bénéficier des hausses.
Résultat : l’Egypte, la Tunisie et chez nous, les « glaneurs » guettant les produits périmés à la sortie des supermarchés ou les restes des fins de marchés.
Résultat : un recul des terres arables et des terres cultivées dans le monde et une vulnérabilité à la moindre calamité naturelle (Australie, Russie…)
C’est de cela qu’il faut sortir. En constituant une nouvelle Résistance qui rassemble producteurs et consommateurs, à l’échelle de notre pays et du monde.
On dit : « Mais vous ignorez l’état d’esprit qui règne à Bruxelles, vous ignorez le pouvoir des gros céréaliers, des fabricants d’aliments et des distributeurs ! Vous ignorez les pressions des écologistes, qui imposent une hausse des factures phytosanitaires aux producteurs ! »
Eh bien, mettons les cartes sur la table ! La seconde vague de la crise financière internationale vient droit sur nous. Face à elle, l’Etat doit assumer ses responsabilités. Si le système de Bruxelles ne sert plus les peuples ni les producteurs, changeons-en. Si le porte-parole de la Commission, Olivier Bailly, ne trouve pas de « preuves » du lien entre spéculation et flambée des matières premières, qu’il prenne la porte. Si les charges « écologiques » sont trop lourdes, c’est au consommateur de savoir combien il doit payer et non au producteur de tout subir.
La PAC a fait de la France une grande puissance agricole. Elle doit le rester. Il faut rejeter une évolution « à l’anglaise », dans laquelle les agriculteurs seraient victimes des boursicotages de la City et le budget européen deviendrait peau de chagrin.
Ma campagne présidentielle visera à mener cette bataille, contre le mal de la mondialisation financière malthusienne.
Son site de campagne : www.cheminade2012.fr