2026 : Changeons notre manière de penser !

dimanche 21 décembre 2025

Chers abonnés, chers sympathisants,

Nous n’avons pas le choix ! Lorsqu’on entend le chef d’état-major des Armées, Fabien Mandon, nous annoncer, la mine patibulaire, qu’en cas de guerre contre la Russie, la France doit « accepter de perdre ses enfants », il nous faut de toute urgence changer notre manière de penser, et surtout, celle des responsables que nous avons élus aux plus hautes instances de gouvernement. Car la Russie est la première puissance nucléaire du monde !

La bonne nouvelle, relativement parlant, est que l’administration Trump (avec qui nous partageons par ailleurs bien peu de valeurs) vient de publier sa nouvelle « Stratégie nationale de sécurité », dans laquelle elle encourage explicitement l’Europe à résoudre la crise avec la Russie. Cette nouvelle doctrine affirme également vouloir mettre fin au cauchemar de ce monde unipolaire sous domination américaine, hérité des néo-conservateurs après la fin de la Guerre froide, qui fut prétexte à tant de guerres et de révolutions de couleur fomentées par les Etats-Unis depuis, y compris la guerre d’Ukraine. Au lieu de cela, la NSS reconnaît la souveraineté des nations et d’un monde fait d’Etats-nations, sans toutefois renoncer, hélas, à maintenir la primauté des Etats-Unis et en comptant toujours, avec ses alliés, faire reculer la Chine et imposer ses diktats sur les Amériques.

Axiomes et logique de guerre

Malgré toutes ses errances, Trump vient ainsi de rompre avec certains des axiomes néfastes de cette idéologie qui ont conduit le monde à une logique mortifère de guerre.

C’est cette question axiomatique qui nous amène au thème de notre édition de décembre. Nous avons rassemblé, dans ce numéro, des interventions à notre conférence internationale de Paris, les 8 et 9 novembre derniers, qui portent un contenu hautement philosophique, scientifique et
artistique. La question essentielle abordée dans ces discours : l’homme est-il condamné à vivre perpétuellement dans le conflit ou peut-il, grâce à sa créativité, trouver des solutions permettant à l’humanité de poursuivre son essor ?

Helga Zepp-LaRouche a présenté ce dilemme qui hante l’humanité depuis l’antiquité, connu comme le principe de « non-contradiction » d’Aristote, selon lequel une chose, ou une idée, ne peut pas être son contraire, en même temps et dans les mêmes circonstances. « A » ne peut être « non-A » et il n’existe pas de solution intermédiaire. La présidente de l’Institut Schiller a montré, au contraire, comment on peut dépasser ces contradictions – faire coïncider les opposés – grâce à l’approche de Nicolas de Cues. Selon ce grand philosophe du XVe siècle, pour résoudre les contradictions, on doit chercher la solution à un niveau conceptuel supérieur.

Guerre à la logique

S’inspirant d’un texte écrit par Lyndon LaRouche en 1993, Sébastien Drochon, responsable S&P, a démontré la différence fondamentale entre un processus de pensée purement logique et déductif et celui qui caractérise la véritable créativité, à savoir le fait de briser la logique pour
la transcender.

Jason Ross, responsable de l’équipe scientifique de l’Organisation LaRouche aux Etats-Unis, a montré à son tour les progrès majeurs permis par des découvertes successives et non logiques, dans l’économie, la géométrie et les mathématiques. A commencer par les révolutions économiques fondamentales qui ont permis à l’homme de passer du feu de bois à la chimie, à l’électricité, puis au nucléaire.

Benoit Odille, membre de Solidarité & Progrès, a présenté le grand projet de construction d’un tunnel reliant les deux continents, sous le détroit de Béring. Discours passionnant où vous découvrirez la très ancienne histoire de ce projet et les grands défis qui se poseront à le réaliser, vu les exigences du climat. Mais en même temps, les grands bénéfices économiques et politiques qu’il apportera. Voilà un projet qui offre aux hommes une perspective de coopération, pour dépasser, justement, les conflits.

Mais comment exercer la source même de la créativité des hommes ? C’est le rôle particulier de l’Art. Dans ce contexte, Karel Vereycken, artiste et peintre graveur, a décrit le processus de composition d’un très beau tableau de Rembrandt, Anslo et sa femme, aujourd’hui exposé au Musée de Berlin.

Faire sauter les axiomes qui nous rendent esclaves

Chers abonnés, chers sympathisants, c’est en vous intéressant à toutes ces belles questions qui touchent à l’existence même de la société, que vous aurez la force pour faire sauter les axiomes qui emprisonnent et empoisonnent la France aujourd’hui. Saisissons la décision de Trump de rétablir la souveraineté de son Etat pour retrouver la nôtre. Sortons de l’OTAN, pour arrêter la guerre, et créons les conditions de sa dissolution. Rapprochons nous des BRICS et de la majorité mondiale, pour nous aider à sortir de l’UE.

« Je pense donc je suis », disait Descartes, l’homme de la logique en France. Non, dirons-nous, je découvre et j’agis, donc je suis ! Les discours de deux responsables de notre mouvement de jeunes international, José Vega (Etats-Unis) et Carolina Dominguez (Mexique), montrent la voie.<carre|>

Christine Bierre, rédactrice en chef