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Le Sud planétaire renonce à son statut de Tiers Monde

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Le Sud planétaire renonce à son statut de Tiers-monde

Le Sud planétaire renonce à son statut de Tiers-monde

Chronique stratégique du 1er septembre 2023 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Au regard des résultats du récent sommet des BRICS à Johannesburg, en Afrique du Sud, Henry Kissinger doit certainement se retourner dans son tombeau. Bien que l’enveloppe terrestre de ce dernier, âgé de 100 ans, est encore parmi nous, son esprit nous a quitté depuis bien longtemps. Encore récemment, il nous avait surpris en soutenant l’idée d’un statut de neutralité pour l’Ukraine, mais très vite, le géopoliticien a confirmé sa fidélité aux pires thèses des va-t’en guerre de l’anglosphère.

En 1969, ce Leporello américain de la monarchie britannique avait eu un échange très révélateur avec le ministre chilien des Affaires étrangères de l’époque, Gabriel Valdés, selon le propre récit de ce dernier. Lors d’une visite officielle à Washington, Valdés avait prononcé un discours modérément critique à l’égard de la politique étrangère américaine. Kissinger, alors conseiller à la sécurité nationale sous le président Richard Nixon, l’avait réprimandé en retour : « Vous venez parler de l’Amérique latine, mais cela n’a pas d’importance. Rien d’important ne peut venir du Sud. L’Histoire ne s’est jamais faite dans le Sud. L’axe de l’Histoire part de Moscou, passe par Bonn, arrive à Washington, puis va à Tokyo. Ce qui se passe dans le Sud n’a aucune importance. Vous perdez votre temps ». Valdés avait alors répondu : « M. Kissinger, vous ne savez rien du Sud », ce à quoi le toujours arrogant Kissinger avait rétorqué : « Non, et je m’en fiche ».

Avec 54 ans de recul, cet échange explique largement le désarroi et l’incompréhension des élites de l’establishment anglo-américain, et de leurs serviteurs volontaires en Occident, face au changement stratégique tectonique signalé par le sommet des BRICS du 22 au 24 août, où le Sud planétaire – ou plus précisément, la majorité mondiale – est effectivement entré dans l’histoire.

 Il y a un changement complet dans la structure du pouvoir mondial, a déclaré Helga Zepp-LaRouche aux auditeurs lors de son émission hebdomadaire Internet. C’est une percée pour toute l’humanité. Si l’Occident abandonnait simplement son biais géopolitique, il pourrait s’en réjouir. Les pays occidentaux dansent sur le Titanic, avec une économie qui s’effondre, sous la menace d’une désintégration de l’ensemble du système financier transatlantique. C’est une extraordinaire opportunité pour nous de réorganiser nos habitudes. Mais cela nécessitera probablement quelques chocs supplémentaires.

« Nous ne sommes plus le ‘Tiers-monde’ »

Dans les jours qui ont immédiatement suivi le sommet des BRICS de Johannesburg, ses dirigeants ont insisté sur le fait qu’ils assumaient la responsabilité de façonner l’histoire. « Il y a vingt ans, nous, le Brésil et l’Afrique, étions appelés pays du tiers monde », a déclaré le président brésilien Lula da Silva dans un discours prononcé le 25 août en clôture du Forum économique en Angola, lors de sa visite dans ce pays.

Après la réunion [des BRICS] que nous avons tenue à Johannesburg (…), nous ne sommes plus appelés tiers-mondistes, nous sommes appelés les pays du Sud. (…) Qu’est-ce que cela montre ? Cela montre, tout simplement, que les pays du Sud ont décidé de s’organiser. (…) Et nous avons décidé que nous n’acceptions plus d’être traités comme insignifiants.

Le Premier ministre indien Narendra Modi a abordé le même thème dans un discours prononcé le 26 août devant des scientifiques réunis à l’Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO), appelés à célébrer le récent succès de l’atterrissage sur la Lune de Chandrayaan-3. « Aujourd’hui, l’Inde est devenue le quatrième pays au monde à toucher la surface de la Lune. Ce succès devient encore plus grand lorsque nous considérons d’où l’Inde est partie. Il fut un temps où l’Inde ne disposait pas de la technologie nécessaire ; Il n’y a pas eu de coopération. Nous étions comptés parmi les pays du ‘tiers monde’. À partir de là, l’Inde est devenue aujourd’hui la cinquième plus grande économie du monde ».

C’est bien la façon dont les nations du Sud se perçoivent et leurs perspectives de progrès qui sont en train de changer. Le dernier jour du sommet de Johannesburg, le président bolivien, Luis Arce, a annoncé l’intention de son pays de rejoindre les BRICS en 2024, décrivant le sommet comme « une étape historique dans l’histoire de l’humanité parce qu’il permet aux nations d’accéder aux marchés internationaux sans avoir à compromettre leur dignité, et sans conditions politiques, sanctions ou intimidation militariste ».

Un nouveau chapitre de l’histoire du monde

Le défi consiste maintenant à transformer cet engagement en réalité et à faire naître une architecture financière internationale entièrement nouvelle, en reléguant le système mortifère actuel aux oubliettes de l’Histoire.

Alors même que les discussions se poursuivent entre les pays de la majorité mondiale sur le transfert de leur commerce vers les paiements dans leurs monnaies nationales – et non le dollar toxique contrôlé par Londres et Wall Street – tous les regards se tournent vers la Nouvelle Banque de développement des BRICS (NBD) pour aborder la question plus fondamentale de trouver des moyens de fournir un financement à la hauteur du développement des nations.

Le 28 août, les Émirats arabes unis (EAU), tout en soulignant l’importance fondamentale de leur intégration dans les BRICS à Johannesburg, ont annoncé leur intention de fournir des capitaux pour aider à financer la NBD – annonce qui a été reçue avec une grande consternation à la City de Londres et à Wall Street. Les EAU sont, après tout, le troisième producteur de pétrole de l’OPEP et l’un des rares pays avec plus de mille milliards de dollars dans son fonds souverain. De plus, cette annonce pose la question immédiate : l’Arabie saoudite prendra-t-elle bientôt des décisions similaires ?

Au-delà de l’augmentation des apports financiers pour la NDB, une nouvelle monnaie, ou unité de compte, sera nécessaire pour se libérer des flux financiers contrôlés par le FMI et les banques spéculatives transatlantiques. Et ces flux devront être canalisés vers des investissements productifs accroissant les pouvoirs productifs du travail, et donc la densité potentielle relative de population de l’économie – tel que l’économiste américain Lyndon LaRouche a spécifié ces concepts d’économie physique.

C’est pourquoi nous vous invitons chaleureusement à suivre la prochaine grande visio-conférence internationale de l’Institut Schiller, qui se tiendra le 9 septembre prochain, au lendemain du 101e anniversaire de la naissance de Lyndon LaRouche (1922-2019). Sous le thème « De concert avec la majorité mondiale, écrivons un nouveau chapitre de l’histoire », cette conférence approfondira les concepts que LaRouche a fourni à l’humanité pour lui permettre de naviguer en toute sécurité à travers une époque de crise existentielle comme celle que nous vivons actuellement.

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Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May 2020
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Don rapide

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
 que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
 que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
 que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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