« Les riches veulent la guerre, les jeunes veulent un avenir »

dimanche 25 octobre 2026

Arc-boutées sur un système en faillite, les élites financières des deux côtés de l’Atlantique exigent davantage d’austérité sociale et poussent à de nouvelles aventures militaires, ignorant la révolte d’une jeunesse qui, à travers toute l’Europe, se lève pour son avenir.

Une jeunesse européenne vent debout

Faisant écho à la mobilisation lycéenne en France, les jeunes Allemands se soulèvent pour faire valoir leurs revendications pour rénover une école délabrée et leur opposition au projet de service militaire obligatoire envisagé par le gouvernement. Ainsi que le proclament leurs banderoles : « Les riches veulent la guerre, les jeunes veulent un avenir ! »

Depuis janvier 2026, tous les jeunes Allemands de 18 ans reçoivent par courrier des questionnaires concernant leur incorporation dans les forces armées, auxquels tous les hommes sont tenus de répondre. Friedrich Merz, le chancelier « BlackRock », veut faire de l’Allemagne le foyer de la plus grande armée d’Europe, alors même que son pays est en proie à une inflation sans précédent, à une avalanche de faillites d’entreprises et à une dépression économique allant crescendo.

Dans ce genre de situation, lorsque la réalité accule le dogmatisme et l’opportunisme le dos au mur, des failles s’ouvrent, laissant apparaître un espoir de changement.

De même, en France, malgré les efforts pour brouiller le message des manifestations massives en y infiltrant des agitateurs et des provocateurs violents, ces manifestations, globalement pacifiques, mettent en lumière l’effondrement du niveau de vie et soulignent toutes la même exigence : la jeunesse veut un avenir.
Alors que les taux des obligations d’Etat françaises augmentent et que les investisseurs internationaux qualifient le pays de « risqué », les gourous financiers de la City de Londres exigent que la France impose une austérité draconienne à sa population.

On apprend ainsi que le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, s’est rendu à Londres le 8 octobre afin de rassurer les investisseurs « sur la trajectoire financière de la France et sa capacité à faire adopter le budget 2027 », selon Le Monde. Pour apaiser Londres, le gouvernement a proposé un budget d’austérité pour 2027 visant à réduire les dépenses sociales, alors même qu’il poursuit une campagne de réarmement massif pour se préparer à affronter la prétendue menace russe. Un énième exemple de déni de réalité, où l’on croit pouvoir résoudre les problèmes économiques par l’austérité sociale alors que les jeunes se mobilisent précisément contre cette politique d’austérité !

Pendant ce temps, la vague de soulèvement continue à déferler à travers l’Europe , comme un révélateur de la faillite politique, morale et littérale de ses élites dirigeantes.

Revenir aux projets d’intérêt mutuel pour l’humanité

On assiste à un effondrement similaire en ce qui concerne la politique de guerre occidentale. De nombreux rapports évoquent la préparation d’une nouvelle campagne militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, des articles parus ces derniers jours dans le Financial Times et le New York Times mettant en garde contre de tels projets. De plus, Axios et la chaîne israélienne Channel 12 ont rapporté que des dizaines d’avions de chasse israéliens ont survolé la frontière iranienne le 19 octobre, dans une provocation ouverte clairement destinée à relancer la guerre. Le président Trump lui-même a averti à plusieurs reprises qu’il relancerait les hostilités contre l’Iran après les élections de mi-mandat début novembre, malgré les conséquences désastreuses que cette guerre a déjà causées sur l’économie mondiale. Loin d’instaurer la paix, si cette politique se poursuivit, elle provoquera une catastrophe pour cette région et pour le monde entier.

Dans ce contexte, où l’absurdité de l’opinion dominante atteint des sommets, révélant l’échec de tout un système, la nécessité urgente d’une nouvelle architecture de sécurité et de développement est plus évidente que jamais. C’est la raison d’être de la campagne pour la présidence américaine de la candidate indépendante Diane Sare, du mouvement LaRouche. « Il n’a jamais été dans l’intention de George Washington, Benjamin Franklin, Alexander Hamilton ou John Quincy Adams que les États-Unis deviennent une puissance hégémonique mondiale », rappelle-t-elle dans un communiqué publié le 22 octobre. « Notre mission en tant que république est de démontrer, par la bonté de nos actions, ainsi que par le bonheur et la prospérité de notre peuple, la sagesse d’un gouvernement fondé sur le principe du ’consentement des gouvernés’. »

En outre, Diane Sare souligne l’importance d’assurer la victoire du président Lula da Silva au Brésil lors de l’élection de ce week-end. « Le président Lula da Silva fut l’un des membres fondateurs du partenariat Brésil, Russie, Inde, Chine [devenu plus tard les BRICS lors de sa présidence précédente de 2006-2009, il est donc clair qu’il est attaché au principe selon lequel des nations aux histoires très différentes peuvent collaborer pour le bien commun de l’humanité, sans renoncer pour autant à leur souveraineté. Sous la direction de Lula da Silva, le Brésil serait un partenaire naturel des États-Unis dans la recherche de solutions aux conflits et la mise en œuvre de projets d’intérêt mutuel pour l’humanité. »

La réalisation de ce type de projets profitant à l’humanité tout entière est centrale dans l’instauration d’une nouvelle architecture pour remplacer le paradigme néocolonial déclinant en place.