Quand je regarde les partis et les candidats en lice, ils ont tous une chose en commun qui mène à l’échec dans la vraie vie : ils croient (dans le meilleur des cas) qu’on peut se contenter de changer les choses au niveau national en Allemagne et ignorer les changements mondiaux – sauf les directives données par la puissance hégémonique.
Je suis convaincu que nous ne pourrons remettre l’Allemagne sur les rails qu’en coopérant avec les 22 pays du BRICS et les nations du Sud. En tant que pays pauvre en matières premières, nous avons besoin du monde extérieur pour exister. Mais le monde n’a besoin de nous que si nous avons une bonne technologie à lui offrir.
C’est ainsi que Klaus Fimmen, l’un des candidats du Bueso, résume ce que son mouvement a d’unique.
La paix avant tout
Pour se faire connaître des électeurs, malgré le silence des médias qui, au mieux, ne parlent que des gros candidats ou, au pire, reprennent les calomnies qui ont été déversées sur le Büso depuis certaines officines anglo-américaines pour tenter de le discréditer, la liste du parti d’Helga Zepp-LaRouche a pu bénéficier de la diffusion à deux reprises de son clip de campagne sur les chaînes de télévision (ARD et ZDF) et la radio (Rundfunk) nationales. Mme LaRouche y exprime clairement l’enjeu : « La crise des missiles de Cuba était le résultat d’une provocation soviétique consistant à stationner des missiles de portée intermédiaire à Cuba. Pourquoi le fait que l’OTAN ne cesse de rapprocher des frontières russes son système d’armement offensif ne serait-il pas aussi une provocation ? Nous devons enfin défendre nos propres intérêts de sécurité nationaux ! Pour cela, pas d’envoi de missiles Taurus à l’Ukraine et pas de stationnement de missiles à portée intermédiaire en Allemagne ! »
Suite à la diffusion de ce clip, nos amis du Büso ont reçu des messages venant de toute l’Allemagne, de citoyens frustrés de ne pas pouvoir voter pour eux, faute de candidats de ce parti dans leur région ! C’est d’ailleurs en grande partie la volonté affichée par l’AfD de stopper l’escalade militaire avec la Russie qui lui a permis de se hisser au deuxième rang du scrutin… En tête, le futur chancelier Friedrich Merz (CDU/CSU, droite), souhaite, lui, poursuivre la confrontation avec Moscou tout en poussant à l’extension de la dissuasion nucléaire française et britannique à l’Allemagne… Dans un dialogue diffusé sur YouTube avec l’auteur et journaliste Werner Rügemer, Helga Zepp-LaRouche a exposé pourquoi Merz, ancien président de la filiale allemande de BlackRock (le plus gros fonds d’investissement au monde), est un danger pour son pays et pour l’Europe.
Stop aux boucs émissaires !
Comme Macron, Merz a pêché des voix dans les eaux de l’extrême-droite en surfant sur la peur de l’immigration, attisée par les attentats qui ont meurtri dernièrement le pays. Au point que ses motions anti-immigration – qui portent lourdement atteinte aux droits des réfugiés – ont bénéficié des votes des députés de l’AfD, faisant sauter le « cordon sanitaire » érigé depuis 1945 contre l’extrême-droite en Allemagne.
Mais ce n’est pas en poussant des cris d’orfraie que l’on empêchera le retour de la « bête immonde » ! Dans un pays qui a été victime de nombreux attentats ces derniers mois, il faut avoir le courage de remonter aux causes, comme Mme LaRouche l’a fait dans un court message vidéo :
« Nous avons des millions de réfugiés. C’est le résultat des guerres de l’OTAN en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie. D’autres réfugiés sont ici à cause de la pauvreté résultant de la poursuite du colonialisme, sous la forme des règles de financement du FMI.
« Le Büso a une tout autre solution : au lieu de nous exciter contre ce que font les Chinois en Afrique, nous, en Europe, devrions coopérer avec les pays des BRICS et mettre en place un programme qui permettra de créer deux milliards d’emplois productifs sur la planète, afin que les gens puissent rester dans leur pays natal. »
Une orientation que nos amis berlinois vont continuer à défendre, forts de leur 1303 électeurs – qu’ils sont déterminés à retrouver et recruter pleinement à la bataille ! ▪
