Le 4 juillet, la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale a publié un rapport officiel sur les relations entre l’Europe et la Chine, rédigé par Sophia Chikirou, de LFI, qui a embarrassé, non tant l’Assemblée nationale, mais certains spécialistes des renseignements et journalistes inféodés à l’Empire anglo-américain déclinant.
Le 4 juillet dernier, Pierre Januel, du quotidien Le Monde, n’a pas hésité à dégainer contre Sophia Chikirou, très irrité par le fait que la députée dénonce la politique de l’UE comme « trop souvent alignée sur la politique américaine vis-à-vis de Pékin ». Et Januel d’appeler à son secours Paul Charon, identifié comme « sinologue et politiste », qui met en garde contre « la politique expansionniste de la Chine » et contre des propos qui « justifient tout simplement la dictature du parti ». Ce que ne dit pas Pierre Januel est que Paul Charon est le directeur du département de renseignement de l’IRSEM (Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire) où il collabore avec, entre autres, le Collège de défense de l’OTAN et de nombreux think tanks anglo-américains. [1]
Or, à la lecture du rapport, on découvre non seulement une analyse politique très judicieuse, mais aussi des mesures exigeantes pour résoudre au mieux les problèmes réels d’échanges qui peuvent se poser avec la Chine, et tout cela au nom de la sauvegarde de « l’autonomie stratégique européenne » chère au gouvernement, quoi qu’en dise M. Januel ! <carre|>
