Conférence internationale de l’Institut Schiller - 24 et 25 mai 2025
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Cette session s’est ouverte sur une merveilleuse interprétation du Trio n°4, Opus 11, de Beethoven, pour piano, violon et violoncelle, donnant le ton à la discussion sur la joie que procure la maîtrise croissante des lois de l’univers par l’humanité.
En guise d’introduction, le modérateur Dennis Speed a visionné un extrait du film « The Woman on Mars », réalisé par LaRouche en 1988. Il a fait remarquer que les cinq premiers tons entendus dans la musique d’accompagnement sont les intervalles représentés par les relations entre les orbites des planètes de notre système solaire, telles que définies par Johannes Kepler dans son Harmonie du monde, et que le décalage entre les planètes intérieures et extérieures créait une dissonance, correspondant à la ceinture d’astéroïdes.
Selon le coordinateur américain de l’Institut Schiller, c’est grâce à sa raison créatrice que l’homme peut comprendre la structure et les anomalies de l’univers à partir d’un principe d’ordonnancement supérieur. Ce qui lui permet, en allant au-delà de ses simples perceptions sensorielles, de concevoir des organisations de galaxies de plus en plus vastes au sein de l’Univers, reflétant la conception de Saint Augustin selon laquelle, bien qu’il ne puisse pas tout comprendre de l’Univers, l’homme peut en appréhender l’idée dans son esprit et, en ce sens, être plus grand que l’Univers.
Jacques Cheminade, président du parti Solidarité & Progrès, a montré à son tour comment l’Univers met l’humanité au défi d’accroître la puissance du travail, et que notre façon d’y répondre est une question de vie ou de mort. A cette fin, la vie de Lyndon LaRouche et son travail devraient nous inspirer, en répondant aux interrogations par le discernement de principes.
Pour résoudre les paradoxes apparents, nous devons les aborder par le haut, a poursuivi M. Cheminade. Les travaux de LaRouche dans le domaine de l’économie et de l’accroissement potentiel de la puissance du travail sont basés sur un changement de mentalité, partant du fait que l’espèce humaine est supérieure aux animaux et s’en distingue absolument par ses découvertes créatrices, qui lui permettent d’accroître volontairement sa capacité à apporter des améliorations révolutionnaires. Ainsi, l’histoire de la science est un processus de découvertes, chacune d’entre elles étant faite par un découvreur individuel.
Cependant, faute de développer de nouvelles ressources énergétiques et des politiques économiques basées sur la découverte scientifique au service du bien commun, l’économie s’orientera de plus en plus vers la guerre, avec des armes de plus en plus perfectionnées utilisant ces « découvertes ».
Pour démontrer l’incapacité de l’IA à faire une quelconque découverte, Cheminade présenta une animation d’un polygone inscrit dans un cercle. Visuellement, plus on augmente le nombre de côtés du polygone, plus on se rapproche du cercle, mais le polygone s’éloigne de plus en plus de la forme du cercle, car une circonférence n’a pas d’angles ! Les polygones étant ici une illustration de données traitées par l’IA mais toujours bornées par « le cercle » des découvertes de principes existants.
La création du West-Eastern Divan Orchestra, orchestre réunissant de jeunes musiciens israélo-palestiniens et de pays arabes, né d’un rêve formulé en 1999 par Daniel Barenboïm et Edward Saïd, peut ainsi devenir le premier pas vers un ordre de développement et de sécurité mutuelle pour toute la région — notre plan Oasis.
L’orateur suivant était William Happer, professeur émérite de physique à l’université de Princeton. Il a abordé l’idée que pour être un scientifique, il faut aimer la raison, mais que la science a besoin d’autre chose que de la « raison pure » d’Emmanuel Kant. Elle a besoin d’aide, pouvant venir de l’observation combinée à l’inspiration, mais aussi de curiosité et de courage.
Pour donner un aperçu de la « Raison » du siècle des Lumières, il a résumé les idées de Newton et consorts, qui affirmaient la conservation de l’énergie et que l’univers était homogène et lisse dans toutes les directions, alors qu’en réalité, les observations scientifiques montrent que c’est faux. Cependant, la mécanique statistique et l’entropie n’expliquent pas tous les phénomènes que nous observons. Nous devons continuer à faire de nouvelles découvertes, ce qui n’est possible qu’avec du courage et de la persévérance.
Un intermède de questions-réponses a permis au Pr Happer de dire ce qu’il pensait de la nécessité d’un nouveau programme d’études scientifiques, ainsi que de l’agenda vert et du changement climatique. Si l’on veut vraiment une « Terre propre » et « sauver la planète », a-t-il affirmé, on doit promouvoir l’expansion des combustibles fossiles et de l’énergie nucléaire pour en finir avec la pauvreté [qui touche environ 40 % de la population mondiale, Ndlr].
A son tour, le physicien nucléaire sud-africain Kelvin Kemm a démonté de façon très convaincante les arguments de l’agenda vert, soulignant que la Terre a toujours connu des « changements climatiques », comme en témoignent le petit âge glaciaire [environ 1300-1850] et d’autres événements climatiques jamais mentionnés par les écologistes, qui s’appuient sur des exagérations et même des mensonges purs et simples.
Il a donné l’exemple de ces écologistes qui encouragent l’utilisation de panneaux solaires ou d’éoliennes dans les zones désertiques et broussailleuses – nécessitant d’énormes quantités de ressources, telles que le fer et le béton, mais qui génèrent peu d’emplois et d’’énergie fiable - et se retournent ensuite pour tenter de bloquer les centrales nucléaires avec une ferveur quasi religieuse.
Il a montré comment on pourrait étendre le parc nucléaire grâce à de nouveaux modèles, tels que le réacteur modulaire à haute température (HTMR), afin d’accroître la production d’électricité, en particulier dans les pays dépourvus de sources d’énergie hydroélectrique, et assurer la production fiable de médicaments radiopharmaceutiques.
Les 50 prochaines années pourraient être marquées par d’énormes progrès, a-t-il conclu, notamment en Afrique, grâce à l’expansion de l’utilisation de l’énergie nucléaire, mais il faut pour cela mettre un terme aux absurdités de l’agenda vert.
L’orateur suivant, Steve Durst, directeur de l’International Lunar Observatory Association (ILOA, basée à Hawaï), est intervenu par vidéo. Donnant un aperçu des explorations spatiales prévues pour le siècle prochain, il a déclaré que le retour de l’humanité sur la Lune était le premier grand pas pour faire de l’humanité une « espèce multi-monde ».
L’ILOA a effectué de nombreuses observations lunaires, et l’une des zones les plus intrigantes comprend les « pics de lumière éternelle » au pôle sud de la Lune. Il s’agit de ses plus hauts sommets et de la zone qui recèle les plus fortes concentrations de glace d’eau. L’Association espère également capturer une image de la Voie lactée depuis la Lune, ce qui serait une première.
Cody Jones, ancien membre du Mouvement des jeunes larouchistes et aujourd’hui enseignant dans un lycée, a fait une présentation dynamique résumant certaines des véritables menaces qui pèsent sur l’humanité : ce ne sont pas le réchauffement climatique ni les extraterrestres, mais les éruptions solaires, l’arrivée d’astéroïdes et les radiations cosmiques en provenance de notre galaxie. Il a expliqué comment l’énergie de fusion et ses retombées pourraient être utilisées pour résoudre certains de nos problèmes énergétiques, développer des ressources et mettre au point des fusées à fusion pour accélérer notre voyage vers d’autres planètes.
Jason Ross, conseiller scientifique de l’Institut Schiller, a conclu cette session en rappelant les réalisations scientifiques de Lyndon LaRouche et de son organisation, avec la création de la Fondation pour l’énergie de fusion en 1974, l’adoption de l’idée de l’IDS (Initiative de défense stratégique) par le président Ronald Reagan en 1983 et la création d’un second mouvement de jeunes larouchistes en 2000.
Ross annonça le lancement prochain d’un nouveau cycle de conférences, ouvertes à tous, pour comprendre les fondements de la méthode de découverte scientifique, notamment les idées de Platon, Kepler, Fermat, Leibniz et Gauss, qui étaient révolutionnaires. Nous avons besoin de redécouvrir les méthodes qui ont permis à l’humanité d’en arriver là où elle est aujourd’hui, pour les mettre à la portée de tous. ▪