A force d’en user et d’en abuser, certains mots finissent par devenir insupportables. C’est ainsi que pour la paix entre Palestiniens et Israéliens, depuis des années, les bonnes résolutions succèdent aux « paroles verbales » sans aboutir au moindre résultat.
Dans le monde réel, relayé par les médias mondiaux, l’humanité tout entière assiste en direct à un terrible spectacle : celui d’un régime israélien se livrant, au nom de son « droit à se défendre contre le terrorisme », à des crimes contre l’humanité et des actes barbares s’apparentant à un génocide, un régime criminel maintenu artificiellement en vie par Londres et Washington à coups de milliards de dollars et d’armes toujours plus meurtrières.
Avec l’assassinat de Yitzak Rabin, cette faction criminelle au pouvoir n’a pas seulement voulu abattre tout espoir d’une paix juste et durable, mais sa folie a entaché la dignité même du judaïsme. A nous de faire comprendre à Donald Trump qu’il n’y aura jamais de paix dans cette région tant que les États-Unis protégeront de tels tortionnaires !
Un État palestinien
Au niveau mondial, la création d’un État palestinien, dans le cadre d’une « solution à deux États », fait consensus : au 28 mai 2024, alors que l’ONU compte 193 États membres, 147 avaient reconnu la Palestine. Les éléments constitutifs de cet État existent (...)
Ajoutons à cela que le 1er mai 2017, le Hamas avait modifié son programme politique, acceptant un État palestinien limité aux frontières de 1967 et insistant sur le caractère politique et non religieux de son conflit avec Israël. Dans un document annexé à sa charte rédigée en 1988, le Hamas estimait que « l’établissement d’un État palestinien entièrement souverain et indépendant dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem pour capitale, (…) est une formule de consensus national ».
La France
Par deux fois, au Conseil de sécurité des Nations unies, la France a voté pour que l’État de Palestine puisse effectivement voir le jour. « Le Président de la République l’a rappelé publiquement à l’Assemblée générale des Nations unies : la France est engagée pour faire advenir un État palestinien, donner toutes les garanties nécessaires à Israël pour sa sécurité, bâtir des reconnaissances réciproques et des garanties de sécurité communes pour tous dans la région. C’est ce à quoi nous travaillons, avec les Israéliens et les Palestiniens, comme avec tous nos partenaires régionaux et internationaux », a confirmé le 5 décembre 2024, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, sans autre précision et sans appeler au gel immédiat et au démantèlement des colonisations illégales, que Rabin n’avait pas hésité à qualifier de « cancer » en 1976.
Le Plan Oasis
Depuis le début du conflit et encore aujourd’hui, la question de l’eau douce, aussi bien sa production que son partage équitable, reste une question centrale. Indispensable à toute vie et donc à tout État, le courant dominant en Israël, en en faisant une question de sécurité nationale, a accaparé toutes les ressources en eau. Cependant, depuis 70 ans, en se basant sur le travail d’experts palestiniens, israéliens et étrangers, des hommes de paix et de bonne volonté ont imaginé une autre vision, faisant du partage de cette ressource une « arme pour la paix » au profit de tous les pays de la région.
Créer un État palestinien est une nécessité absolue. Lui donner la souveraineté sur ses ressources hydriques et énergétiques afin qu’il puisse se développer sera un des socles indispensables pour passer de l’idéal à la réalité. C’est notre combat et le sujet du « Plan Oasis » que nous vous présentons dans ce dossier.