Le rassemblement international organisé les 8 et 9 novembre par Solidarité & Progrès, à la suite de son AG du 7 novembre, et par ses invités internationaux du mouvement de jeunes de l’Institut Schiller, sur le thème de « L’émancipation de l’Afrique et du Sud Global, un défi pour l’Europe », a été un franc succès.
170 patriotes et citoyens engagés du monde entier, parmi lesquels de nombreux jeunes, se sont rassemblés à Paris au cours de ces deux journées, en même temps que l’événement était suivi en direct, via youtube et zoom, par près de 200 participants dans plus de 30 pays. De petits groupes s’étaient aussi rassemblés au Nigeria et en Ouganda pour suivre la conférence de Paris et échanger avec la salle.
Alors qu’à l’Assemblée nationale, les débats sont bloqués par des partis faisant passer leur quête du pouvoir avant la nécessité urgente d’arrêter cette guerre en Europe, que l’oligarchie menace de transformer en nouvelle guerre mondiale, on pouvait voir dans le rassemblement international organisé par S&P, des jeunes du monde entier débattre de ce nouvel ordre économique mondial plus juste qu’il faut bâtir, avec les pays des BRICS et la « majorité mondiale ».
Changer de manière de penser
Jacques Cheminade, fondateur et président de S&P, l’a bien souligné dans son discours introductif samedi matin : l’objectif n’est pas de présenter un énième candidat à la présidentielle. Le but urgent pour les Occidentaux est de « changer leur manière de penser ». Face au risque de guerre et à l’imminence d’un effondrement financier inéluctable, qui entraînerait toute l’économie si rien n’est fait pour l’en préserver, nous devons réagir et nous mobiliser. « Cependant, a averti Cheminade, pour le faire et bien le faire, dans cette France et ce monde de cet automne 2025, notre esprit doit y être préparé. »
En ouvrant la session suivante, Helga Zepp-LaRouche (présidente de l’Institut Schiller) a exprimé à son tour ce besoin de rétablir la raison dans cet « Occident » dévoyé. Elle rapporta que la Société économique de Westphalie et de Lippe, une institution allemande composée d’un jury de personnalités politiques et économiques (dont l’ancien ministre Sigmar Gabriel, le chancelier Friedrich Merz et le président fédéral Frank-Walter Steinmeier), avait décidé d’attribuer son Prix de la paix de Westphalie 2026 à l’OTAN. Et qu’est-ce qui lui vaut cet honneur ? Son action continue « en faveur de la paix » ! Le prix s’élève à 100 000 euros…
Un nouveau paradigme de paix par le développement économique émerge avec les BRICS
La vitalité de ce nouveau paradigme émergent s’est pleinement exprimée lors de la deuxième table ronde, samedi après-midi, notamment à travers les propos d’Helga Zepp-LaRouche, qui se bat sur ce front depuis plus d’une quarantaine d’années.
Mais aussi à travers les interventions de jeunes responsables africains, bien décidés à faire émerger leur Continent. Venus d’Afrique du Sud, de Côte d’Ivoire, de République démocratique du Congo, du Niger et de Guinée équatoriale, ils ont partagé avec le public leurs analyses, leurs inquiétudes, et surtout leur vision. Leurs émotions aussi, comme face au témoignage de Zenobita Maganga, militante pour la paix en République démocratique du Congo, qui a arraché des larmes aux participants en leur faisant prendre conscience du terrible génocide qui se poursuit en RDC.
Un mouvement de jeunes et une culture qui inspire
Autre ingrédient du succès de cette rencontre internationale, l’optimisme de ce mouvement de jeunes larouchistes qui se forme au niveau mondial. Venus d’Allemagne, du Brésil, du Canada, des États-Unis, de France et du Mexique, ils ont pu l’exprimer lors de la troisième table ronde. Parmi eux Frank Shi, jeune ingénieur en aérospatial résidant au Canada, qui, en s’appuyant sur les concepts développés par LaRouche sur comment accroître le potentiel relatif de densité démographique de chaque pays, a présenté une étude comparative sur la capacité d’accueil démographique de l’Ouganda et celle de la province du Parana au Brésil, lui permettant d’accueillir beaucoup plus de population que l’Ouganda, enclavée. Comment changer la donne ? Un groupe réuni à Kampala a été particulièrement intéressé par cette question.
Enfin, clef de la réussite de cette conférence, une culture de la beauté qui s’est exprimée lors des concerts organisés en soirée et dans des présentations sur le théâtre de Shakespeare ou encore sur la peinture de Rembrandt. <carre|>