La marche du Régiment des immortels qui s’est déroulée le 8 mai du métro Filles du Calvaire au cimetière du Père-Lachaise à Paris, a été une réussite. Cette célébration, très populaire en Russie et dans presque toute l’ex-URSS, a pris au fil des ans une dimension mondiale. Son objectif ? Commémorer la victoire contre le nazisme, et rappeler le sacrifice de 25 millions de Soviétiques pour la libération de l’Europe. Les manifestants défilaient avec le portrait d’un parent qui a donné sa vie pour arrêter le nazisme.
350 personnes y ont participé, parmi lesquelles de nombreux représentants de la communauté franco-russe habitant en France. Elles se sont d’abord rassemblées devant le Cirque d’Hiver pour écouter les interventions de Monika Karbowska, historienne et responsable de l’organisation de l’événement, Dimitri De Kochko, président de Stop Russophobie, Bruno Drweski représentant l’URC (Union pour la reconstruction du Communisme) et Agnès Farkas du parti Solidarité & Progrès, co-organisateurs du défilé. Avant le départ du cortège vers le cimetière du Père-Lachaise, une chorale russe a interprété des chansons patriotiques et populaires. Au cimetière, le défilé a fait plusieurs haltes, notamment dans l’allée des résistants communistes, devant le monument des Francs-tireurs et partisans (FTP), puis devant le monument aux Combattants russes. Le colonel Alain Corvez, Jean-Paul Batisse du PRCF (Pôle de renaissance communiste en France) et Jacques Cheminade (S&P) ont fait de brèves allocutions respectivement devant ces tombeaux.