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« Ukrainegate » : le Waterloo de la machine Obama-Clinton ?

La rédaction
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Chronique stratégique du 2 octobre 2019 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

La chasse aux sorcières lancée contre Donald Trump depuis 2016 atteint aujourd’hui son paroxysme avec la procédure de destitution contre le président américain, engagée le 24 septembre par les Démocrates, sur la base de l’affaire désormais nommée « Ukrainegate ». Mais il se pourrait bien que cela ne serve pas la cause des Démocrates, et encore moins celle des milieux impliqués dans le coup d’État néo-nazi de 2014 en Ukraine…

Le 24 septembre, la présidente de la Chambre Nancy Pelosi, alors qu’elle s’y était jusqu’à présent opposée, a annoncé l’ouverture d’une enquête, première étape d’une procédure de destitution contre le président américain. Suite aux révélations d’un prétendu « lanceur d’alerte », Trump est accusé d’avoir fait pression sur le nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky, lors d’une conversation téléphonique en juillet dernier, pour qu’il mène des investigations sur les agissements en Ukraine du fils de Joe Biden, ancien vice-président d’Obama et actuel favori à l’investiture démocrate pour 2020.

Il s’agit d’une véritable « guerre d’information » contre la présidence Trump, comme l’a très justement qualifiée le député républicain Devin Nunes, lors de la session de la Commission sur le Renseignement de la Chambre le 26 septembre. En effet, depuis le 24 septembre, la machine médiatique tourne à plein régime, des deux côtés de l’Atlantique, dans une attaque à charge et sans décharge contre le président américain.

Le contexte

Au cours de l’été, Donald Trump a pris une série d’initiatives pour tenter de reprendre en main la politique étrangère américaine. En juin, il s’est opposé à un plan de frappe contre l’Iran que lui soumettaient les faucons de son administration. Quelques semaines plus tard, il s’est débarrassé du chef des Renseignements américains et de son adjointe, Dan Coats et Susan Gordon, puis de l’ultra-faucon John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale.

Suite aux frappes contre les sites pétroliers en Arabie Saoudite, Trump – avec l’appui d’Emmanuel Macron, il faut le souligner – a de nouveau résisté aux velléités guerrières du secrétaire d’État Mike Pompeo, qui appelait à une action contre la République islamique. Enfin, à la tribune des Nations unies, en dépit des choses assez stupides qu’il a pu dire, le président américain a prononcé un long discours contre la mondialisation et en faveur des États-nations et de la souveraineté nationale.

Ajoutons que cette procédure de destitution survient au moment-même où le procureur général américain William Barr s’apprête à rendre publics les résultats de l’enquête, qu’il a mené avec John Durham, le procureur du district du Connecticut, sur les abus perpétrés par des hauts responsables du FBI et du Département de la Justice (DOJ), en collaboration avec le clan Obama-Clinton, à l’encontre de la cour FISA, afin d’obtenir des mandats d’écoute contre l’équipe de campagne de Donald Trump. Le voile est donc sur le point d’être levé sur le « Russiagate », y compris sur l’origine britannique de l’opération. Or, ces derniers mois, comme nous l’avions rapporté dans notre chronique du 28 mai, William Barr orientait de plus en plus son enquête sur les réseaux impliqués dans le coup d’État de 2014 en Ukraine, où les néo-nazis de la mouvance « bandériste » avaient été soutenus par le Département d’État américain, et en particulier par Victoria Nuland, chargée de l’Europe de l’Est au Département d’État..

Joe Biden et le coup d’État de 2014

La transcription de la conversation entre Trump et Zelensky, publiée le 25 septembre par la Maison-Blanche, montre que si le président américain a bien suggéré à son homologue ukrainien d’enquêter sur Joe Biden, il n’a en revanche exercé sur lui aucun chantage ou pression. Il n’y a donc pas de « quid pro quo », et donc aucune base réelle pour une procédure d’ « impeachment ».

En réalité, le cirque médiatique sur la destitution cache mal la panique hystérique qui entoure le scandale des Biden père et fils. L’ancien vice-président, qui a admis avoir menacé en 2016 le gouvernement Porochenko de couper l’aide financière américaine à l’Ukraine, si le procureur général Viktor Shokin n’était pas démis de ses fonctions, est désormais soupçonné d’avoir cherché à protéger son fils Hunter, qui siégeait alors au conseil d’administration de l’entreprise gazière ukrainienne, Burisma.

De plus, lors de sa conversation avec Zelensky, Trump a évoqué le cas de Crowdstrike, la société engagée par les Démocrates pour enquêter sur le piratage des serveurs du DNC (Democratic National Council), attribués ensuite à la Russie.

Tout cela est tellement explosif que les rares journalistes à avoir tenté de contredire les accusations contre Trump, comme John Solomon dans le journal The Hill, sont eux-mêmes traqués par le Washington Post, le New York Times et consorts. Joe Biden, dont la campagne électorale risque de s’effondrer plus vite qu’une éventuelle destitution de Trump d’aboutir, a fait adresser une lettre aux principales chaînes de télévision leur demandant expressément de cesser d’inviter sur leurs plateaux l’avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani – qui était pourtant très peu invité.

Joe Biden, que Barack Obama avait désigné comme point de contact avec l’Ukraine, est évidemment central à l’opération qui avait été lancée, rappelons-le, en novembre 2013, lorsque le président Yanoukovich refusa, à la dernière minute, de signer l’accord de libre-échange avec l’Union européenne. Cet accord aurait ouvert l’Ukraine aux importations européennes et ouvert accès à la mer Noire à l’Otan. Le volte-face de Yanoukovich avait alors déclenché la « révolution de Maïdan » qui allait aboutir, sous l’impulsion des milices para-militaires néo-nazis nourries par les cookies de Victoria Nuland, au coup d’État du 22 février 2014 (voir notre document vidéo réalisé en avril 2014 : Ukraine : éviter la Guerre mondiale).

Retour de flamme

Comme l’ont souligné de nombreux médias, la procédure de destitution contre Trump a peu de chance d’aboutir ; car si les Démocrates peuvent compter sur la majorité des votes à la Chambre, on voit mal comment ils pourraient réunir les deux tiers nécessaires dans l’autre chambre, le Sénat. Les plus lucides au sein de l’establishment libéral, comprenant que le Parti démocrate est engagé dans une mission suicidaire, s’inquiètent du potentiel retour de flamme.

Dans une tribune parue le 29 septembre dans The Hill, deux auteurs de l’Atlantic Council mettent en garde :

Pour parvenir à leurs fins et écarter Trump du pouvoir, les Démocrates vont devoir faire plus que passer une loi de destitution. Leur stratégie est une approche dangereuse du ‘tout-ou-rien’ et elle pourrait bien se terminer dans la douleur. Si la destitution du Président échoue, les Démocrates vont laisser entre les mains de Trump davantage d’armes pour asseoir sa narrative et exacerber sa base populiste.

Les Démocrates sont prévenus.

Chirac, Trump : qu’est-ce que la responsabilité présidentielle ? L’éclairage de Jacques Cheminade #13 :

Du « Russiagate » à l’« Ukrainegate », que penser de la nouvelle tentative de destitution lancée contre Donald Trump ? En France, que révèle la trêve politique qui a suivi le décès de Jacques Chirac ? Que nous dit l’incendie de Lubrizol sur l’état de nos institutions ? Jacques Cheminade répond.

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L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

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