Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

21 février - Chine : 5G et IA au cœur de la lutte contre le coronavirus Lire 21 février - Soutien à Julian Assange Lire 15 février - BlackRock préfère vos assurances-vie à vos retraites - Hors-série #4 Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Tensions contre l’Iran : le fantôme de la guerre d’Irak hante les États-Unis

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Chronique stratégique du 25 juin 2019 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

La provocation fabriquée dans le détroit d’Ormuz a bien failli éclater en une guerre dans la nuit de jeudi à vendredi, la semaine dernière. Le parti des faucons exigeait une attaque militaire contre l’Iran en réponse à l’abattage jeudi matin d’un drone de surveillance américain près du détroit d’Ormuz.

Tandis que Washington assurait que l’attaque a eu lieu dans les eaux internationales, à 34 km de la côte iranienne, Téhéran a affirmé détenir des preuves attestant que le drone se trouvait à 19 km à l’intérieur de l’espace aérien iranien. Les Iraniens ont également annoncé que deux avertissements avaient été adressés au drone pour le sommer à changer de cap, et que l’ordre de l’abattre était survenu dix minutes après le second avertissement.

Mis sous pression par ceux faisant valoir que l’absence de réponse serait catastrophique pour les États-Unis, le président Trump a rencontré toute la journée de jeudi des responsables militaires et du renseignement, ainsi que les dirigeants du Congrès. Plus tard dans la soirée, le New York Times (NYT) a publié un article affirmant que Trump avait ordonné une attaque contre trois sites de radars et de missiles en Iran, mais qu’il s’était ensuite rétracté, annulant l’opération 10 minutes avant que les bombes ne soient larguées, alors que les avions étaient déjà en vol – narratif que l’ensemble des médias, des deux côtés de l’Atlantique, ont ensuite repris en boucle.

En réalité, Trump a réfuté cette histoire, à la fois dans un tweet et dans un entretien sur la NBC vendredi matin. Il a expliqué n’avoir jamais donné son « feu vert » à l’opération, et avoir simplement rejetté le plan de frappes militaires qui lui était proposé, après qu’un général lui a dit que la riposte américaine ferait 150 morts côté iranien. « Ils ont abattu un drone sans pilote, et nous tuerions 150 personnes. (…) Je n’aime pas cela. Je ne pense pas que cela soit proportionné  », a déclaré Trump.

De plus, le président américain a remercié l’Iran pour ne pas avoir abattu un avion P-8 qui volait au même moment dans la même zone que le drone et transportait 38 personnes à son bord.

L’opposition monte contre la guerre

Suite à leur entrevue à la Maison-Blanche jeudi après-midi, plusieurs responsables démocrates ont mis en garde Trump contre le lancement d’une action militaire en Iran sans consulter le Congrès. « J’ai dit au Président qu’un tel conflit risquait de s’aggraver. Il n’a peut-être pas l’intention d’aller en guerre, mais nous craignons que l’administration ne finisse par y aller », a déclaré Chuck Schumer, le dirigeant du groupe démocrate au Sénat. La présidente de la Chambre Nancy Pelosi a décrit comme très dangereuse la situation entre les États-Unis et l’Iran. Tout en qualifiant l’Iran de « acteur nocif dans la région », elle a appelé à la retenue et a ajouté qu’elle ne pensait pas que le Président Donald Trump ou le peuple américain souhaitent la guerre.

Les contradictions entre Donald Trump et les faucons qui l’entourent, dont en particulier John Bolton et Mike Pompeo, apparaissent désormais aux yeux de tous. De nombreuses voix enjoignent le président à ne pas les écouter, comme le sénateur républicain Rand Paul. « L’une des choses que j’ai apprécié chez Trump est qu’il a affirmé que la guerre d’Irak fut une erreur », a-t-il dit sur Fox News, ajoutant qu’« une guerre en Iran serait une plus grande erreur encore ».

Dans un entretien sur The Intercept, le colonel à la retraite Larry Wilkerson, aide de camp de Collin Powell à l’époque de la guerre en Irak, souligne les nombreuses similarités entre les techniques et méthodes employées aujourd’hui par Bolton, Pompeo et la Fondation pour la défense des démocraties (FDD), etc., pour entraîner les États-Unis dans une guerre contre l’Iran, et celles employées par Dick Cheney, Paul Wolfowitz et la même FDD pour avoir leur guerre contre l’Irak en 2003. « Cheney acceptait des renseignements non vérifiés, les communiquait au NYT, qui les publiait ensuite en première page, et Cheney les citait comme vérifiés », explique Wilkerson.

Tucker Carlson, l’animateur vedette de Fox News dont on sait qu’il influence Trump contre la guerre, a dénoncé jeudi soir les faucons de l’administration, en les qualifiant d’ « affamés de la guerre ». « L’establishment permanent de la politique étrangère à Washington veut une guerre, vraiment », a-t-il lancé, pointant du doigt John Bolton, Bill Kristol et le journaliste du NYT Bret Stephens. Lundi 17 juin, quelques jours avant la frappe contre le drone, Carlson avait comparé la certitude de Bolton, à propos de la culpabilité de l’Iran dans les attaques contre les tankers pétroliers, aux mensonges de Colin Powell sur les armes de destruction massives de l’Irak.

Suite à sa décision d’annuler les frappes militaires contre la République islamique, Trump s’est plaint de ses conseillers les plus proches, comme le fait remarquer le Wall Street Journal. « Ces gens veulent nous pousser dans une guerre, et c’est tellement dégoûtant », a déclaré le président américain.

Le G20 s’ouvre ce vendredi à Osaka. Bien qu’aucune annonce officielle n’ait pour l’instant été communiquée, Trump a plusieurs fois affirmé sa volonté d’y rencontrer le président Poutine afin d’apaiser les tensions (sa rencontre avec Xi Jinping a quant à elle été confirmée). Comme nous l’avons écrit auparavant, les provocations de ces dernières semaines ont précisément pour objectif d’empêcher qu’une telle rencontre en tête-à-tête ait lieu.

La mise en lumière du hiatus entre le président américain et ses conseillers va-t-en-guerre rend la position de ces derniers de plus en plus intenable. La bataille fait rage pour les mettre rapidement hors d’état de nuire, et libérer enfin les États-Unis des griffes du complexe militaro-financier.

Vous venez de lire notre chronique stratégique « Le monde en devenir ». ABONNEZ-VOUS ICI pour la recevoir sans limitation. Vous aurez également accès à TOUS les dossiers de ce site (plus de 400 !)...

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard