Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

3 août - OPÉRATION SPÉCIALE : Sponsorisez l’envoi de notre feuille de route aux élus locaux ! Lire 30 juillet - Fusion nucléaire : le projet ITER, une promesse de paix Lire 26 juillet - Retour au Plan ou suite du plan-plan ? Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Mike Pompeo à Londres, en Leporello de l’Empire britannique

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Chronique stratégique du 23 juillet 2020 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Quelques jours avant la fermeture du Consulat chinois de Houston, ordonné ce mercredi par le Département d’État américain, le secrétaire d’État Mike Pompeo a effectué une visite officielle à Londres, où il a rencontré tout ce qui se fait de plus anti-chinois et… de plus anti-Trump.

Pompeo rencontre le gratin sinophobe

Ce mercredi 22 juillet, le Département d’État américain a franchi une nouvelle étape dans l’escalade des tensions contre la Chine, en ordonnant la fermeture du Consulat chinois de Houston, sur le prétexte de « protéger la propriété intellectuelle américaine ». Cette initiative vient sans nulle doute de Mike Pompeo, que le journaliste Patrick Lawrence décrit comme l’un de ces « illuminés de ‘la fin des temps’ qui fantasment à l’idée d’un conflit ouvert avec la Chine ».

Quelques jours plus tôt, Pompeo était à Londres, où il a fait un certain nombre de rencontres très instructives pour comprendre le jeu qu’il joue au sein de l’administration Trump. Il s’est notamment entretenu avec son homologue britannique Dominic Raab, qu’il a gratifié d’un « Well done ! » pour la décision du Royaume-Uni de bannir la 5G de Huawei. La veille, Raab a annoncé devant la Chambre des Communes que son gouvernement allait suspendre « immédiatement et définitivement » le traité d’extradition avec Hong-Kong, et imposer un embargo sur les exportations d’équipements anti-émeutes pour protester contre la nouvelle loi de sécurité de Beijing.

Le Premier ministre Boris Johnson est actuellement l’objet de fortes pressions pour s’engager dans une politique anti-chinoise, auxquelles il résiste peu ou prou. Bien qu’il ait cédé sur la question de Huawei, il a déclaré en effet qu’il ne se laisserait pas entraîner « dans une position ultra-sinophobe sur tous les sujets ».

Pompeo a également rencontré l’activiste hongkongais Nathan Law, le chouchou des faiseurs de démocratie du National Endowment for Democracy et de la CIA, exilé depuis quelques jours en Grande-Bretagne, ainsi que Chris Patten, le dernier gouverneur de la presqu’île, qui s’est fait le chantre de la révolution de couleur dans l’ancienne colonie britannique.

Dans l’antre du Russiagate

Enfin, last but not least, Mike Pompeo a rencontré une vingtaine de députés sinophobes au sein du think tank néoconservateur britannique, la Henry Jackson Society (HJS) ; à l’issu de l’événement, la HJS s’est félicitée, dans un message publié sur son compte Twitter, d’avoir accueilli le secrétaire d’État américain et les députés, pour leur permettre « d’explorer une réponse stratégique à la Chine ».

Autrement dit, le secrétaire d’État américain est intervenu dans une conférence organisée par le principal groupe d’influence londonien spécialisé dans la guerre et surtout dans la fabrication de propagande de guerre mensongère, contre la Russie et la Chine. En effet, le cofondateur de la HJS n’est autre que Sir Richard Dearlove, l’ancien chef du MI-6. Dearlove et son agent Christopher Steele se trouvent au cœur du montage politico-médiatique du Russiagate contre Trump, véritable tentative de coup d’État contre un président qui met en péril la « relation spéciale » unissant Londres et Washington. Un véritable crime de lèse-majesté, quand on sait que cette relation, depuis plus d’un demi-siècle, a offert aux élites britanniques de nombreux privilèges pour contrôler la finance, le renseignement et le complexe militaro-industriel.

Lors de son discours à la HJS, Pompeo, qui n’a pas l’habitude de faire dans la demi-mesure, a accusé le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, d’avoir été « acheté » par la Chine, affirmant que son élection se serait soldée par « des morts britanniques ». En d’autres termes, l’OMS et la Chine sont responsables des 45 000 morts du Covid en Grande-Bretagne…

De Kissinger à Pompeo, les Leporellos de l’Empire

Dans le même temps, le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a participé à une visio-conférence organisée par l’International Institute of Strategic Studies, où il a prononcé un discours sur l’Indo-Pacifique aux accents également très anti-chinois. Attribuant à la Chine toute la responsabilité des récentes tensions à la frontière indochinoise, et en particulier à Ladakh, Esper a accusé le Parti communiste chinois de pratiquer « une violation systématique des règles » internationales. Tout en se disant heureux de voir New Delhi et Beijing amorcer une désescalade, Esper a défendu la coopération entre les États-Unis et l’Inde comme « l’une des plus importantes relations de défense du XXIe siècle ».

Il faut préciser que la « stratégie indo-pacifique » est déployée par les forces atlantistes de Londres et de Washington dans une manœuvre typique du « Divide and rule » de l’Empire britannique, dans le but de contrer l’expansion de l’Initiative de la Ceinture et la Route (ICR) — les Nouvelles Routes de la soie — portée par la Chine.

Le comportement de Mike Pompeo et de Mark Esper est réminiscent du rôle d’Henry Kissinger, qui avait affirmé son attachement à l’Empire britannique par-dessus celui qu’il portait à son propre pays. Lors d’un discours prononcé le 10 mai 1982 à Chatham House, le Royal Institute for International Affairs, une annexe du Foreign Office, il avait en effet déclaré avoir tenu le gouvernement britannique mieux informé sur ses politiques que son propre gouvernement, à l’époque où il était secrétaire d’État.

A l’image de Kissinger, Pompeo et Esper sont les « Leporello » de l’Empire britannique ; plutôt qu’une perspective américaine, ils représentent une mentalité transnationale pernicieuse associée à une stratégie et une politique étrangère au service d’une oligarchie apatride.

C’est cet ennemi que nous devons combattre, en commençant par faire ce qu’il craint le plus : le mettre sous les projecteurs. La conférence de presse de l’Institut Schiller du 23 juillet vise précisément cet objectif, en permettant à l’ancien directeur technique et lanceur d’alerte William Binney de réfuter définitivement le « Russiagate » et d’en révéler ses véritables origines.

Vous venez de lire notre chronique stratégique « Le monde en devenir ». ABONNEZ-VOUS ICI pour la recevoir sans limitation. Vous aurez également accès à TOUS les dossiers de ce site (plus de 400 !)...
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard