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La Henry Jackson Society, l’astre noir de l’univers très britannique des néo-cons

L’histoire des empires —on pense à Venise mais également à Gênes qui tenait les rênes de l’Empire portugais— nous apprend que leur puissance (financière, maritime, diplomatique, etc.) n’avait très souvent rien à voir avec la taille géographique du pays à partir duquel ils opéraient. Or, beaucoup d’Européens, à tort, s’obstinent à croire que le Royaume-Uni, n’est que « le cheval de Troie » d’un géant américain cherchant à empêcher l’émergence d’une Europe perçue comme rivale.

Pourtant, les faits sont têtus : c’est bien Tony Blair et ses fameux spindoctors qui ont entraîné les Etats-Unis dans la guerre du Golfe. Une fois de plus, c’était donc « l’intelligence » britannique qui a su abuser du « muscle » américain pour faire prévaloir ses intérêts géopolitiques.

Et lorsque Londres perd de son lustre, rien de mieux qu’un conflit planétaire permettant de ressouder les liens entre « les vainqueurs » des guerres précédentes et de renouveler les privilèges garantissant leur mainmise sur l’ordre mondial.

Aujourd’hui, les opérations américaines et anglaises contre l’Iran, dans le Golfe et devant Gibraltar, font présager le pire.

Ainsi, le partenariat « transatlantique », la fameuse « relation spéciale » unissant un Empire britannique n’opérant plus au grand jour mais par son emprise sur les médias, le monde culturel, le shadow banking, l’OTAN et les paradis fiscaux dont la City de Londres est une pièce intégrale, mérite notre attention particulière.

Au cœur de cette nébuleuse, à part les officines plus ou moins secrètes, telle que le Bilderberg, la Commission trilatérale [1] ou le Council on Foreign Relations de New York, on trouve la Pilgrims Society [2] et surtout la Henry Jackson Society (HJS), dont nous allons parler ici. La HJS, qui doit son nom à un sénateur démocrate américain éponyme, est un véritable incubateur de la secte des « néo-conservateurs » outre-Atlantique. Elle se trouve au centre du dispositif. Et son « patriotisme » n’est qu’une couverture permettant de mieux manipuler les esprits.

Géopolitique démocratique

Dans le livre manifeste de la HJS, Le moment Britannique, plaidoyer pour une géopolitique démocratique au XXIe siècle, Samuel Brittan décrit les objectifs promus par cette organisation, résumé comme suit par The Guardian :

Une démocratie libérale devrait se répandre autour du monde ; les démocraties les plus robustes, c’est-à-dire les Etats-Unis et l’Union européenne sous le leadership britannique, doivent façonner de façon plus active le monde, par l’intervention et l’exemple. Un tel leadership nécessite la volonté politique, un engagement pour les droits universels de l’homme et le maintien d’une forte défense avec une capacité de projection à l’échelle globale. Trop peu de dirigeants anglais et européens sont prêts à jouer le rôle mondial qui incombe à notre puissance et à notre responsabilité. La HJS se mobilise pour les principes d’une géopolitique démocratique.

Pour qu’une organisation britannique prenne le nom d’un politicien américain, ce dernier doit avoir quelque chose de bien particulier ! En effet, si aujourd’hui nous sommes nombreux à contempler les feuilles, les tiges et les branches de l’arbre des néoconservateurs américains qui menacent le monde (John Bolton, Mike Pompeo, Richard Pence, etc.), peu de gens savent que la graine de cet arbre a été Henry Jackson.

Henry « Scoop » Jackson

Henry Scoop Jackson
Henry Scoop Jackson
Crédit : HJS

Henry M. « Scoop » Jackson (1912-1983) député dès 1941, a commencé sa carrière de sénateur démocrate de l’Etat de Washington en 1953. Avant son élection, J.F. Kennedy le place à la tête du Democratic National Committee (DNC), c’est-à-dire le comité central du parti.

A plusieurs égards, il s’agissait de l’archétype d’un homme « de gauche » (liberal dans le sens américain), mais va-t-en guerre. Alors qu’aux Etats-Unis il apparaît comme un homme « de progrès », son opposition au socialisme et à l’Union soviétique était sans limites.

Le site de la HJS présente son inspirateur comme un « défenseur ardent du New Deal, un syndicaliste, un environnementaliste et un défenseur du mouvement des droits civiques ».

La réalité a été toute autre. Jackson a toujours surfé sur les opportunités qu’offrait le moment. A l’époque de la chasse aux sorcières, il siège aux cotés du célèbre sénateur McCarthy dans la Commission d’enquête du Sénat chargée d’investiguer les activités « non-américaines » tout en le dénonçant par la suite pour avoir utilisé des méthodes qui ont fini par discréditer une noble cause. Et lorsqu’il se présente en Floride, il flatte l’électorat ségrégationniste. Pour la bonne cause, évidemment.

Entretemps, il affiche sans relâche son soutien inconditionnel à la course aux armements nucléaires et à la guerre du Vietnam. Son internationalisme « de gauche » n’est rien d’autre qu’un interventionnisme militaire. Dans les années 1950, Jackson alerte l’Amérique qu’elle est menacée par le « gouffre » qui s’était creusé entre le nombre de missiles en possession de Moscou et ceux des Etats-Unis. Pour faire face, il fallait augmenter le budget de la défense et surtout ne pas céder aux sirènes de la détente.

De la gauche interventionniste à la droite néo-conservatrice

En 1969, Jackson mène avec succès une campagne en soutien d’un programme de défense anti-missile, appuyé par deux jeunes du Comité pour une défense prudente, Paul Wolfowitz et Richard Perle qui intègreront rapidement son propre staff.

Après l’élection présidentielle de 1972, les supporters de Jackson mettent sur pied la Coalition pour une majorité démocrate (CDM) qui reste minoritaire face à la gauche démocrate mais qui mettra en orbite des faucons tel que Joshua Maravchik, grand pourfendeur de toute politique de détente vis-à-vis de l’URSS.

En 1974, des membres clés du CDM, tel qu’Eugene Rostow, Richard Pipes, Norman Podhoretz, Midge Decter et Jeane Kirckpatrick se retrouvent dans le deuxième Comité sur le danger présent (CPD).

Modelé sur son ancêtre lors de la guerre de Corée, le CPD était le cœur de l’opposition américaine à la détente et donnait naissance au « Team B », un panel « d’experts » apte à remettre en cause les évaluations officielles fournies par la CIA et accusées de systématiquement minimiser les risques.

Par la suite, la droite conservatrice républicaine se découvre en cette gauche militariste un allié potentiel. Cette alliance quelque peu contre-nature verra le jour en 1980 lorsque des membres du CDM et du CPD migrent en masse pour rejoindre l’équipe présidentielle de Ronald Reagan où l’assistant parlementaire de Jackson, Richard Perle, occupera le poste de Secrétaire d’Etat adjoint à la Défense. Au même temps, Jackson reste « loyal » au Parti démocrate jugeant sans doute utile que sa vision puisse dominer l’ensemble du spectre politique américain.

Cette situation s’empire lorsque le vice-président de Reagan, George Bush père, accède à la présidence. En 2003 sous la direction des « néo-conservateurs » et de Tony Blair, il engage les Etats-Unis dans la guerre d’Irak. L’autre assistant de Jackson, Paul Wolfowitz, secrétaire d’Etat adjoint à la Défense de George Bush, a été parmi les tout premiers à plaider pour l’invasion américaine de l’Irak suite aux attentats du 11 septembre 2001.

Richard Perle, surnommé « le Prince des ténèbres » est à l’époque à la tête du Defense Policy Board du Pentagone et ne dit rien d’autre. Sous sa direction a travaillé un autre collaborateur parlementaire de Jackson, Frank Gaffney qui occupera, de 1983 à 1987, le poste d’assistant au Secrétaire adjoint à la Défense pour les forces nucléaires et le contrôle des armements dans l’Administration Reagan.

Aujourd’hui, Frank Gaffney est le vice-président du Comité sur le danger présent, la Chine. Pour le lancement de cette organisation, il a invité son ami, le faux patriote américain Steve Bannon, ancien conseiller de campagne de Donald Trump et ex-chouchou des milliardaires américains Robert et Rebekah Mercer avec qui il a créé l’agence Breitbart News, porte-voix de la droite identitaire, faussement patriote et prétendument judéo-chrétien ainsi que société Cambridge Analytica, spécialisée dans la manipulation des électeurs grâce aux réseaux sociaux.

En janvier 2004, la sœur de Gaffney, Devon Gaffney Cross, se rend à Londres pour y créer le Policy Forum on International Security Affairs, un laboratoire d’idées permettant aux néo-cons américains de rencontrer discrètement des leaders d’opinion européens.

Symbole du kitch londonien, le club Annabel's reste le lieu de rendez-vous préféré des néo-conservateurs américains avec les impériaux britanniques.
Symbole du kitch londonien, le club Annabel’s reste le lieu de rendez-vous préféré des néo-conservateurs américains avec les impériaux britanniques.

Certaines rencontres auront lieu dans un club de nuit londonien : Annabel’s, haut lieu de la nuit londonienne depuis les années 1970. C’est dans ce club que Wolfowitz rencontre en 2004 un certain nombre de journalistes anglais importants et leur vend la ligne qu’il a les preuves que Saddam Hussein a des liens avec Al-Qaïda via le Sheikh palestinien Ahmed Yassine, le fondateur du Hamas.

En 2005, le secrétaire américain à la défense Donald Rumsfeld s’entretient avec le propriétaire d’Annabel’s sur l’aéroport de Londres. Présent lors de la rencontre : deux figures britanniques clés du HJS : le commentateur William Shawcross et le journaliste et historien Andrew Roberts du King’s College.

A noter également, le fait que les trois futurs patrons internationaux de la HJS, Richard Perle, James Woolsey et John « Jack » Sheehan, ont tous les trois été des membres du Defense Policy Board de Richard Perle en 2002.

En décembre 2011, la HJS appela à une intervention anglo-américaine en Syrie, estimant que la présence des navires russes devant le cotes syriennes n’était qu’une « posture symbolique » et que la Russie s’abstiendrait à toute intervention...

Aujourd’hui

Les néo-conservateurs américains apparaissent ici pour ce qu'il sont dans les faits : les idiots utiles de l'Empire britannique.
Les néo-conservateurs américains apparaissent ici pour ce qu’il sont dans les faits : les idiots utiles de l’Empire britannique.

Pitbull-en-chef des « chiens de garde » de l’Empire anglo-américain, la HJS regroupe aujourd’hui une belle palette de députés britanniques, aussi bien travaillistes que conservateur, ainsi que d’autres figures clés de l’establishment militaire et sécuritaire anglo-américain, notamment l’ancien patron du service secret extérieur MI-6, Richard Dearlove.

Au Royaume-Uni, Boris Johnson a donné son soutien inconditionnel au rapport de la HJS de février, rapport intitulé : Global Britain : A Blueprint for the 21st century (Une Angleterre globale : une feuille de route pour le XXIe siècle).

Parmi ses responsables internationaux, on compte Richard Perle, William Kristol et Robert Kagan (Project for an American Century), Clifford May (Foundation for the Defence of Democracies) et l’ancien patron de la CIA James Woolsey Jr, sans oublier l’ancien président lithuanien Vyautas Landsbergis.

La HJS est sans doute la plus vaste usine de fakenews du monde dont voici trois exemples :

  • La HJS, par la voix de Sir Richard Dearlove, l’ancien patron du MI-6 et membre fondateur de la HJS, est au cœur du Russiagate, un vaste montage politico-médiatique prétendant que Trump, un homme trop nationaliste et imprévisible, aurait gagné la présidence américaine uniquement grâce à l’ingérence politique de la Russie. A noter, le fait que l’auteur du dossier « salace » incriminant Donald Trump, Christopher Steele, travaillait sous les ordres de Dearlove. L’affaire Skripal, lancée contre la Russie, a été couvé par les mêmes réseaux.

Hypnotisés par l’illusionnisme habile de l’oligarchie, ceux qui disposeraient des moyens pour s’y opposer, ont malheureusement choisi de faire un « bon deal » avec leur bourreau ou ont renoncé au combat.

Aidons-les à changer d’avis et surtout à se réveiller !


[1Fondée par le géopoliticien américain Zbigniew Brzezinski à la demande de David Rockefeller, la Commission trilatérale réunissait les élites de l’Amérique du Nord, d’Europe et du Japon.

[2Littéralement la société des pèlerins, elle a pu compter parmi ses membres Henry Kissinger, Margaret Thatcher, Caspar Weinberger, Douglas Fairbanks Jr., Henry Luce, Lord Carrington, Alexander Haig, Paul Volcker, Thomas Kean, George Shultz, and Walter Cronkite. Son activité principale : organiser la cérémonie de bienvenue aux ambassadeurs du Royaume Uni aux Etats-Unis. La patronne de la Société est Sa Majesté la Reine Elisabeth II.

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