Victoire de Trump
Parmi les personnalités les plus controversées, mais aussi les plus intéressantes, nommées par Trump à des postes importants, on compte Tulsi Gabbard, qui prend la direction du Renseignement national (DRN), et Kash Patel, nommé à la tête du FBI. Tous deux ont été extrêmement critiques de la corruption et des abus de pouvoir régnant depuis des années dans ces instances.
Il aura fallu une campagne de pression acharnée auprès du Congrès pour obtenir leur nomination. Bien que n’étant pas des « trumpistes » endurcis, nos amis de l’Organisation LaRouche (TLO) aux Etats-Unis ont cependant apporté leur soutien à ces candidatures, dans un document intitulé « Le Bureau des menteurs », qui a été largement diffusé au Congrès dans les jours précédant le vote.
Signé par Diane Sare, présidente de TLO, ce document dénonce l’état délétère de ces agences de renseignement. Il rappelle qu’il y a quelques années, Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, avait avoué publiquement avoir voté en faveur de l’engagement de son pays dans la guerre d’Irak, bien que sachant pertinemment que cette guerre était fondée « sur un mensonge » : la prétendue possession par Saddam Hussein d’armes de destruction massive.
« L’ancienne députée Tulsi Gabbard et l’ancien procureur fédéral Kash Patel ont tous deux eu le courage de s’opposer à ces manipulations de l’opinion publique, ce qui les qualifie aujourd’hui pour occuper ces postes pour lesquels le président Donald Trump les a nommés », écrit Diane Sare.
Dénonçant un « bureau des menteurs » agissant en sous-main pour empêcher leur nomination, elle a identifié cinq domaines où règne une dangereuse corruption, requérant de toute urgence l’autorité de Gabbard et Patel pour l’éradiquer :
I. Manipulation des médias et « Russiagate »
II. Alliance des néoconservateurs avec les terroristes
III. Ingérence électorale et affaire de l’ordinateur portable de Hunter Biden
IV. Corruption au sein du ministère de la Justice
V. Guerre contre les lanceurs d’alerte
Et pour conclure, répondre à la question : existe-t-il un « État profond » ?
La dernière fois qu’une enquête sérieuse a été lancée sur les activités de la CIA, du FBI et des agences apparentées, c’était il y a presque cinquante ans, le 27 janvier 1975, avec la création d’une commission sénatoriale spéciale baptisée Commission Church, du nom de son dirigeant, le sénateur démocrate de l’Idaho Frank Church.
Les audiences de cette Commission ont révélé l’existence d’un nombre choquant d’activités secrètes, dirigées non pas contre les adversaires de l’Amérique mais contre ses propres citoyens, notamment l’Opération Mockingbird, un projet de la CIA consistant à recruter des journalistes de renom pour en faire les relais de sa propagande.
En 1975, on jugeait cela scandaleux, mais aujourd’hui, la manipulation de la presse par ces agences est complètement ouverte sans que personne ne bronche. Ainsi, l’ancien directeur de la CIA John Brennan et l’ancien directeur du renseignement national James Clapper, qui ont tous deux menti sous serment au Congrès américain au sujet des activités illégales de la CIA et de la NSA, occupent des postes importants respectivement chez MSNBC et CNN.
Asha Rangappa, une ancienne agente du FBI spécialisée dans les enquêtes de contre-espionnage, est désormais commentatrice chez CNN. Les services secrets n’ont plus besoin de recruter furtivement des agents parmi la presse américaine, ce sont eux qui font de plus en plus la presse américaine. La presse autrefois libre, incarnée par quelques piliers comme Julian Assange, Glenn Greenwald, Seymour Hersh, Matt Taibbi et quelques autres véritables journalistes, a été largement remplacée par des « gens d’agence » ! ▪