Chine

Initiative pour une nouvelle gouvernance mondiale

mardi 28 octobre 2025

Photo de famille du Sommet de l’OSC 2025
Prime Minister’s Office (GODL-India)
Alors que ces derniers mois, la violence et l’arrogance occidentales ne se sont jamais autant déchaînées à l’échelle internationale, c’est encore une fois la Chine qui montre qu’il y a un adulte dans la « maison » monde.

Le 1er septembre, lors du sommet de l’Organisation de la coopération de Shanghai (OCS) à Tianjin, le président Xi Jinping a dévoilé sa dernière contribution majeure pour améliorer l’ordre mondial : l’Initiative pour la gouvernance mondiale. Elle fait suite à l’Initiative pour le développement mondial, dont l’intention est d’améliorer la coopération internationale pour assurer le développement mondial, l’Initiative pour la sécurité mondiale, qui vise à régler les différends internationaux par le dialogue et les consultations, et l’Initiative pour la civilisation mondiale, qui a pour but de promouvoir les échanges et l’inspiration mutuelle entre civilisations. L’initiative pour la gouvernance mondiale « met l’accent sur l’orientation, les principes et les pistes de la réforme du système et des institutions de la gouvernance mondiale.  »

Dans un document publié par le ministère des Affaires étrangères, la Chine rappelle,
en ce 8e anniversaire de la création de l’ONU, que ce sont les « douloureuses leçons » des deux guerres mondiales qui ont poussé la communauté internationale à créer cette institution, incarnant à l’époque une « nouvelle pratique de la gouvernance mondiale ».

Depuis, « le système international basé sur l’ONU, l’ordre international centré sur le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales fondées sur les buts et principes de la Charte des Nations unies, ont apporté une contribution historique à la préservation de la paix et du développement dans le monde. »

Trois défaillances 

Au milieu des turbulences que traverse le monde actuel, les institutions internationales sont confrontées à « trois défaillances ». La première est « la sérieuse sous-représentation du Sud global ». Face à l’apparition des marchés émergents des pays en développement, « il est nécessaire d’augmenter la représentation du Sud global et de corriger les injustices historiques ». Deuxième défaillance, « l’érosion de l’autorité ». Le document note que « les buts et principes de la Charte de l’ONU n’ont pas été correctement observés ». Certaines résolutions du Conseil de sécurité « ont été remises en cause. Des actes tels que des sanctions unilatérales ont violé le droit international et porté atteinte à l’ordre international ». Troisième défaillance : vu les retards pris par le programme de développement durable à l’horizon 2030, il y a une « nécessité urgente d’accroître l’efficacité des projets ». Il note enfin que « la gouvernance fait défaut dans les domaines émergents tels que l’intelligence artificielle, le cyberespace et l’espace extra-atmosphérique ».

Et voici les « concepts clés » qui inspirent cette nouvelle gouvernance :

1. « L’égalité souveraine » : la souveraineté et la dignité de tous les pays, grands ou petits, puissants ou faibles, riches ou pauvres, doivent être respectées.

2. Les buts et principes de la Charte des Nations unies sont des normes fondamentales régissant les relations internationales universellement reconnues. Il faut s’abstenir de pratiquer le deux poids deux mesures ou d’imposer sa volonté à autrui.

3. Le multilatéralisme est le concept central du système et de l’ordre international existant. Il faut poursuivre le principe de consultations élargies, de contributions conjointes et de bénéfices partagés.

4. Affirmer la primauté du peuple. « Seul un système de gouvernance mondiale qui réponde aux besoins des peuples (…) bénéficiera d’un soutien large et fonctionnera efficacement. » Il faut apporter aux peuples des différents pays un plus grand sentiment de satisfaction, de sécurité et de bonheur, en favorisant les intérêts communs des différents pays et groupes.

5. « Les pays développés doivent assumer effectivement leurs responsabilités en fournissant plus de ressources et de biens publics, tandis que les pays en développement doivent se renforcer dans l’unité et apporter leur contribution au mieux de leurs capacités. »<carre|>