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Richard Black : l’Occident est en proie à une hystérie de guerre

Présentation de Richard Black, ancien colonel des Marines américains, ancien chef du service pénal du Pentagone et ancien sénateur républicain d’État de la Virginie, lors de la visio-conférence de l’Institut Schiller du 26 mai 2022 réunissant des experts militaires et du renseignement, intitulée La folie des politiques menace de nous entraîner dans une guerre nucléaire.

Autres intervenants :

Source : Institut Schiller.

Tout d’abord, j’aime mon pays. J’ai combattu au Vietnam, j’ai risqué ma vie des centaines de fois ; j’ai donné mon sang pour lui. J’ai effectué 269 missions en hélicoptère sur le front, les tirs au sol ont touché quatre fois mon hélicoptère. Je me suis porté volontaire pour être contrôleur aérien avancé au sein du premier régiment de Marines, et j’ai effectué plus de 70 patrouilles de combat. J’ai été blessé, mes radiotéléphonistes ont été tués à mes cotés lors d’une mission visant à secourir un avant-poste encerclé.

J’ai servi 32 ans dans l’armée, d’abord comme pilote de marine, puis comme officier du JAG de l’armée. J’ai pris ma retraite en tant que chef de la division du droit pénal au Pentagone, où j’ai témoigné devant le Congrès, conseillé la commission sénatoriale des services armés sur des questions d’importance nationale et élaboré des décrets pour signature par le Président.

Ukraine

Cela dit, je suis catégoriquement opposé à notre guerre en Ukraine, une guerre qui a dangereusement échappé à tout contrôle. Après la chute de l’Union soviétique en 1991, l’OTAN a commencé à s’étendre agressivement vers l’Est, pour atteindre finalement l’Ukraine. En 2014, l’Ukraine avait besoin d’une aide financière, et la Russie et l’UE lui ont fait des propositions concurrentes. L’Ukraine a choisi le programme d’aide de la Russie, ce qui a déclenché une réaction immédiate. La CIA et le MI6 britannique ont organisé un violent coup d’État révolutionnaire qui a renversé le président légitimement élu d’Ukraine, Viktor Ianoukovitch. Malgré le fait que le russe soit la première langue de près d’un tiers des Ukrainiens, la junte révolutionnaire a rapidement supprimé la disposition constitutionnelle qui désignait le russe comme l’une des deux langues officielles d’Ukraine. Bien entendu, cela rendait plus difficile pour les russophones de mener leurs affaires quotidiennes.

La Crimée et le Donbass sont des régions russophones qui ont refusé de reconnaître comme gouvernement légitime d’Ukraine, la junte révolutionnaire hostile. Pendant quelque 500 ans, la Crimée a fait partie de la Russie ; seule une anomalie historique l’avait placée à l’intérieur des frontières de l’Ukraine. Les citoyens de Crimée ont déclaré leur indépendance, puis ont accueilli les troupes russes qui y sont entrées tranquillement. Les soldats ukrainiens sont ensuite partis pacifiquement, et la Russie a annexé la Crimée après que ses citoyens aient voté massivement pour reprendre leur relation avec la mère patrie. Les deux Républiques du Donbass ont déclaré leur indépendance et le gouvernement révolutionnaire d’Ukraine leur a fait la guerre en réponse. Plus de 14 000 personnes sont mortes dans cette guerre, et ce, avant les actions de la Russie en Ukraine.

Après le coup d’État de 2014, les États-Unis et l’OTAN ont inondé l’Ukraine d’armes et de conseillers, les aidant à se préparer à une guerre contre la Russie. L’OTAN a commencé à renforcer ses troupes à travers l’Europe de l’Est ; des Marines ont été stationnés en Norvège. On a commencé à parler d’armes nucléaires en Pologne. Le gouvernement allemand nouvellement élu a renouvelé son engagement à stationner des bombes nucléaires sur le sol allemand. Alors que les tensions montaient, la Russie a lancé des appels répétés à la paix, mais le piège avait été tendu par l’OTAN.

Fin 2021, l’Ukraine avait rassemblé plusieurs milliers de soldats en vue d’une attaque contre le Donbass, qui se trouve juste à la frontière russe. Le président Poutine a tenté désespérément d’éviter la guerre. En décembre 2021, il a présenté des propositions écrites spécifiques à l’OTAN, mais cette dernière était déterminée à faire la guerre et a rejeté ses propositions. Ainsi, avec des espoirs de paix anéantis, et face à une invasion imminente du Donbass, le président Poutine a ordonné une opération militaire spéciale en Ukraine.

Les troupes ukrainiennes étaient aguerries après huit ans de lutte contre le Donbass. Par contre, la Russie disposait d’une armée de temps de paix avec peu d’expérience au sol. Il est vrai que leurs équipages aériens étaient très expérimentés après avoir combattu en Syrie, mais leurs troupes au sol n’avaient joué qu’un faible rôle dans cette guerre, et peu de soldats russes avaient combattu dans la petite guerre en Géorgie ou en soutenant le Donbass. De plus, le retard occasionné par les ouvertures de paix désespérées faites par la Russie a eu pour conséquence que les attaques blindées ont été compliquées par le dégel du sol.

Pour aggraver ces inconvénients, les troupes russes ont attaqué en utilisant des règles d’engagement très strictes, conçues pour minimiser les pertes civiles et éviter les dommages matériels, en espérant que les Ukrainiens opposeraient peu de résistance et que l’opération serait très brève.

Cela s’est avéré être une erreur, et les Russes ont été surpris de se retrouver à combattre un ennemi très déterminé. S’adaptant à la réalité, la Russie a révisé sa stratégie pour faire face à la résistance acharnée de l’Ukraine avec beaucoup plus de force. Elle a recentré ses efforts sur la capture de la côte maritime et l’élimination de la menace ukrainienne dans le Donbass. La stratégie révisée a porté ses fruits ; la Russie vient de s’emparer de la ville portuaire clé de Marioupol, capturant ses 2500 défenseurs restants. Les forces ukrainiennes près du Donbass sont prises au piège, subissant des tirs d’artillerie dévastateurs qui détruisent des milliers de leurs meilleures troupes. Ces troupes ne peuvent pas facilement être remplacées.

Contrairement à la Russie, les États-Unis et l’OTAN étaient pleinement préparés à la guerre. La Russie a été submergée par un blitz médiatique mondial de propagande qui a généré beaucoup de haine contre les Russes. L’Occident est maintenant en proie à une hystérie de guerre. La haine est si intense que les handicapés russes, les personnes atteintes de paralysie cérébrale, les aveugles et les hommes en fauteuil roulant ont été interdits de participation aux Jeux paralympiques d’hiver.

Le président américain parle de parents qui donnent à leurs enfants des noms de missiles antichars Javelin. Depuis 2014, nous avons versé des milliards pour armer les soldats ukrainiens afin qu’ils tuent des Russes. Nous émettons maintenant un chèque gargantuesque de 40 milliards de dollars, assurant une escalade dramatique de cette guerre totalement inutile. Certains politiciens ont même commencé à préparer les Américains à une guerre nucléaire suicidaire.

Le sénateur américain républicain Roger Wicker a déclaré que nous pourrions envisager d’envoyer des troupes américaines en Ukraine, et qu’il n’excluait pas de lancer une attaque nucléaire surprise - une première frappe, en langage nucléaire. En d’autres termes, nous devrions envisager de lancer une attaque surprise de type Pearl Harbor, qui ferait pleuvoir des bombes nucléaires dans les rues de Moscou et de Saint-Pétersbourg, tuant des millions d’hommes, de femmes et d’enfants innocents.

L’administration Biden est devenue follement imprudente. Le DoD (le département de la Défense) a orchestré le naufrage du croiseur russe Moskva, navire amiral de la flotte de la mer Noire. L’OTAN a presque certainement contrôlé et tiré ces missiles, ce qui est évidemment un acte de guerre. Sommes-nous devenus fous ? Les États-Unis ont admis leur complicité dans le naufrage du navire, ainsi que leur conspiration dans l’assassinat d’une douzaine de généraux russes.

Que ferions-nous si la Russie exerçait des représailles ? Ils pourraient facilement couler un porte-avions américain avec des missiles hypersoniques contre lesquels il n’existe aucune défense efficace. Et s’ils commençaient à assassiner les généraux américains un par un ? On rapporte que le président Biden était furieux en apprenant les fuites qui révélaient la complicité des États-Unis dans le naufrage et l’assassinat de généraux russes. Mais peut-être devrait-il être moins préoccupé par les fuites et plus par les actes irréfléchis eux-mêmes. Même le New York Times devient inquiet ; il rapporte nerveusement que la guerre devient plus dangereuse pour l’Amérique.

C’est notre moment 1914 ; cette année fatidique où l’assassinat de l’archiduc d’Autriche-Hongrie a déclenché un enchevêtrement d’alliances militaires, plongeant le monde dans une guerre qui a tué 20 millions de personnes et préparé le terrain pour la Seconde Guerre mondiale, qui a tué 50 millions d’autres personnes par la suite.

Deux assassinats seulement ont déclenché cela. Nous avons déjà assassiné une douzaine de généraux, et coulé le navire amiral de la flotte russe. Le 13 mai 2022, Steny Hoyer, le chef de la majorité démocrate de la Chambre des représentants, a déclaré que nous étions désormais en guerre avec la Russie.

Lors de sa visite à Kiev en mai, la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi s’est engagée à faire la guerre « jusqu’à ce que la victoire soit remportée. » Le général à la retraite [Philip Mark] Breedlove [un général quatre étoiles de l’United States Air Force], ancien commandant suprême des forces alliées en Europe, et proche confident militaire de Biden, a proposé de débarquer des forces américaines et d’avancer dans les deux tiers de l’Ukraine jusqu’au fleuve Dniepr.

Le Royaume-Uni commence à envisager une action navale pour briser le blocus naval de la Russie en mer Noire. Un acte qui risque d’entraîner des représailles après le naufrage du navire amiral russe.

Le président Biden déclare que les troupes américaines ne combattront pas les Russes en Ukraine, car cela conduirait à la Troisième Guerre mondiale, mais en même temps, il signe un contrat de prêt-bail de 40 milliards de dollars qui rappelle celui que Franklin Roosevelt avait signé pour convaincre une nation réticente d’entrer dans la Deuxième Guerre mondiale.

L’apocalypse nucléaire

Il y a cependant une grande différence entre le monde de Franklin Roosevelt et le monde actuel de Biden. Car la Russie et les États-Unis sont les grandes superpuissances nucléaires du monde. À tout instant, chacune dispose de 1400 têtes nucléaires prêtes à être lancées. Même si nous lançons une attaque surprise massive contre la Russie, nous ne pourrons jamais détruire sa grande flotte de sous-marins nucléaires. Un grand nombre de ses missiles hypersoniques seraient lancés rapidement, et beaucoup d’autres bombes et missiles échapperaient aux attaques initiales. La Russie riposterait alors en transformant New York et Washington en verre radioactif. Peu de gens survivraient dans les grandes métropoles - Atlanta, Chicago, San Francisco, Detroit, Los Angeles. Oui, nous détruirions la Russie, et nous détruirions aussi la Chine. Mais ni l’Europe ni l’Asie ne seraient épargnées ; le Japon subirait un holocauste nucléaire qui ferait passer Hiroshima et Nagasaki pour des feux de brousse. Londres disparaîtrait de la Terre ; Paris, Bruxelles, Berlin et Rome périraient. Et pour quoi faire ? Pour enrichir les fils de politiciens corrompus qui s’en mettent plein les poches grâce à des délits d’initiés en bourse ? Pour la gloire d’un nouvel ordre mondial démoniaque ?

Henry Kissinger a appelé à des négociations de paix dans les deux mois, avant que la guerre ne crée des bouleversements impossibles à surmonter. Il nous met en garde de ne pas nous laisser emporter par l’humeur du moment.

L’ambassadeur [Gérald] Araud, ancien ambassadeur de France aux États-Unis et à l’ONU, prévient : « Pour l’instant, nous sommes en train de marcher vers on ne sait où… ». Mais nous savons exactement où cela nous mène. Le déroulement de cette fantasmagorie laisse présager une guerre nucléaire et une vaste apocalypse.

Je vous remercie.

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  • LARDIERE • 20/10/2022 - 19:46

    Cet homme est très lucide sur la situation.
    Seul les peuples qui voudront s’investir sincèrement dans la paix en manifestant en masse partout dans le monde peuvent changer le cours de l histoire.
    Il ne tient qu’à nous de montrer notre humanité et notre rejet de la violence.

    Répondre à ce message

  • Pierre-Alain Lenoble • 20/10/2022 - 16:44

    nous sommes quelques dizaines de citoyens lucides qui ont lancé depuis 3 mois la page FB et le site ’laguerreceserasans nous’ , et il y a quelques jours la petition https://www.change.org/p/la-guerre-ce-sera-sans-nous
    merci de nous rejoindre massivement pour que nos politiques et nos élus se mobilisent enfin

    Répondre à ce message

  • aziz • 04/10/2022 - 16:25

    dieu est grand.

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  • Patrick berthelier • 04/10/2022 - 13:12

    Le soi-disant camp du bien dans ses œuvres, pour la 1ère fois de ma vie j’ai honte de mon pays.

    Répondre à ce message

  • coutelet • 03/07/2022 - 21:40

    BIDEN ET AUTRES PRESIDENTS OCCIDENTAUX SONT SOUS LA "COUPE" DU "GREAT RESET" et la 3ème GUERRE MONDIALE EST DANS LEUR "PLAN" .

    Répondre à ce message

  • Touhami Garnaoui • 13/06/2022 - 23:52

    Analyse compétente, pertinente, dramatique

    Répondre à ce message

  • Touhami Garnaoui • 13/06/2022 - 23:52

    Analyse compétente, pertinente, dramatique

    Répondre à ce message

  • Jb bebo • 05/06/2022 - 23:07

    J’ai été particulierement impressionné par la qualité de cette contribution faite par un homme de grande qualité.Je mesure aujourd’hui la vitesse à la quelle le monde court à sa perte.Les pères fondateurs des USA etaient de grands visionnaires. Malheureusement ce temps semble à jamais revolu.L’Amerique a perdu sa force morale,tout le contraire de la Russie et de la Chine d’aujourd’hui. En Occident, nous sommes dans un avion sans pilote.Helas.

    Répondre à ce message

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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