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Revue de livre

Climat : l’ex-conseiller d’Obama affirme qu’on ignore (presque) tout


Voilà enfin un antidote efficace contre l’éco-anxiété, accessible pour tout public, scientifique comme non-scientifique, et particulièrement recommandé si le patient est jeune, à l’âge du lycée ou des études supérieures. Une bonne idée de cadeau à l’approche de Noël.

Climat, la part d’incertitude

Steven E. Koonin.
352 pages.
Éditions du Toucan/l’Artilleur.
Paris, 2022.

L’auteur n’est pas n’importe qui : ancien conseiller scientifique de Barack Obama, c’est un habitué de la lecture critique des rapports scientifiques, et en particulier des fameux rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), dont les publications périodiques sont couvertes systématiquement par des fanfares d’articles de presse apocalyptiques.

Il serait cependant difficile de qualifier Koonin de « climato-sceptique », de « négationniste du climat », ou de toute autre épithète destinée à empêcher la discussion, compte tenu de son palmarès scientifique et institutionnel. D’autant plus qu’il ne nie pas le fait que l’augmentation de gaz carbonique dans l’atmosphère soit d’origine humaine, et qu’elle a un certain impact sur l’évolution du climat.

Mais ceci étant posé, il ajoute que nos connaissances sur la science du climat sont trop pauvres pour pouvoir quantifier l’impact présent et futur de nos émissions, et pour faire la part des choses entre les changements d’origine anthropique et la variabilité naturelle du climat.

Pour lui, le catastrophisme ambiant sur les questions climatiques représente une véritable menace pour la science et le bien-être de la population, et il s’appuie sur sa connaissance de la science et des scientifiques eux-mêmes pour démontrer tout cela.

Corruption morale de la société

Il n’est pas possible ici de rapporter l’ensemble des points forts de sa démonstration, mais ses attaques sont particulièrement percutantes contre certains de ses collègues qu’il accuse de commettre des fraudes scientifiques lorsqu’ils présentent publiquement leurs conclusions comme si c’étaient des vérités établies, alors qu’en privé ils les reconnaissent très douteuses. L’ensemble de la société, médias, politiques, ONG, financiers, etc. réclame du sensationnel et de la catastrophe. Les scientifiques étant corruptibles comme tout être humain, ont du mal à résister à cela :

« Je sais d’expérience que ces pressions institutionnelles sont réelles – que vous travailliez pour le gouvernement, une entreprise ou une ONG. Il y a un message auquel il faut adhérer. Les universitaires doivent générer des publications et obtenir des financements. Il y a aussi la question de leur carrière. Et la pression des pairs : nombre de scientifiques sont tombés dans l’opprobre et leurs perspectives de carrière ont pâti du fait qu’ils avaient publié des données n’étayant pas le même récit du dérèglement climatique. »

Contrairement à une idée fort répandue, la véritable science ce n’est pas la certitude, mais l’ignorance ! Elle n’est jamais « établie », mais est un objet de recherches, de doutes, de débats contradictoires permanents. Déclarer la science « établie » revient précisément à sortir de la science et basculer dans la mauvaise politique ou la superstition.

L’idée même de « consensus scientifique » est une contradiction dans les termes, puisque toute découverte fondamentale dans l’histoire des sciences contredit toujours le consensus précédemment établi. A propos du consensus sur le climat dont nous avons tous entendu parler maintes fois dans les médias, Koonin répond :

Toute référence à un soi-disant « consensus à 97 % des scientifiques doit également susciter la méfiance. L’étude qui a produit ce chiffre a été discréditée de façon convaincante [pour plus de précision là-dessus, voir l’article de Sébastien Point, Réchauffement climatique – un regard critique sur le consensus – NDLR]. Et de toute manière, personne n’a jamais spécifié exactement sur quoi exactement ces 97 % de scientifiques sont censés être d’accord. Que le climat change ? C’est certain, comptez-moi parmi eux ! Que les hommes influencent le climat ? Absolument, je suis d’accord ! Que nous avons déjà vu des impacts désastreux de la météo et que nous sommes confrontés à un avenir plus catastrophique ? Pas évident du tout (pour des raisons que vous comprendrez, j’espère, ayant lu ce livre jusqu’ici).

Les rapports du GIEC

Cette dernière remarque fait allusion au chapitre que Koonin a consacré à la fréquence des événements météorologiques catastrophiques : ayant étudié en profondeur les rapports du GIEC et autres, il dit qu’il en ressort que rien ne permet de croire qu’il y ait de nos jours plus d’événements exceptionnels que par le passé. Pourtant certains scientifiques qui citent ces mêmes rapports leur font dire le contraire, et les médias grand public leur servent de caisse de résonance.

Koonin a proposé que les rapports du GIEC soient évalués par des pairs (une « red team – équipe rouge » chargée de chercher les failles et une « blue team – équipe bleue » chargée d’y répondre, comme cela se fait couramment en science) avec un arbitre indépendant. En vain : si certains désaccords apparaissent en cours de rédaction, l’auteur principal du rapport peut rejeter les critiques. Il poursuit :
« Les versions finales des rapports sont alors soumises à l’approbation du gouvernement (par le biais d’un processus inter agences) et du GIEC (au cours de réunions souvent houleuses, d’experts et de responsables politiques). Et – ce point est vraiment capital – les « résumés à l’intention des décideurs » sont lourdement influencés, quand ce n’est pas tout simplement rédigés, par les gouvernements qui ont intérêt à promouvoir telle ou telle politique. Bref, il existe de nombreuses opportunités de corrompre l’objectivité du processus et du produit. » (John Holdren, un autre conseiller scientifique de Barack Obama, s’est opposé à la proposition de Koonin de faire examiner ces rapports par une « red team ».)

Au cœur des rapports du GIEC se trouvent des études scientifiques qui reposent sur des « modèles informatiques du climat ». Ce sont précisément ces modèles qui sont utilisés pour prévoir les climats futurs en fonction des différents scénarios mis en œuvre par l’humanité dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et qui servent de base pour tout le catastrophisme climatique dont nous sommes abreuvés. Il serait trop long de reprendre ici l’argumentaire de Koonin dans ce chapitre très important de son livre, mais un mot résume le jugement qu’il porte sur ces modèles : « bricolage ».

Compte tenu de l’énormité du nombre de paramètres physiques variables interdépendants sur lesquels reposent ces modèles, aucun ordinateur du monde n’a la puissance de tous les prendre en compte comme tels : les modélisateurs doivent donc attribuer à la plupart de ces paramètres des valeurs fixes liées à toute une série d’hypothèses qu’ils font. Les résultats des simulations seront évidemment conformes à ces hypothèses de départ. Une manière bien sophistiquée d’arriver à la conclusion voulue a priori : « il y a urgence ! ».

« Mitigation » contre « adaptation »

En conclusion, Koonin dénonce les conséquences délétères du catastrophisme climatique. Étant donné que le dogme ambiant suppose que les variations du climat sont essentiellement d’origine humaine, il en découle que c’est par des actions humaines qu’on pourra changer le climat dans l’autre sens.

Toute la stratégie mise en œuvre par nos politiques se ramène donc à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Or non seulement cette stratégie entraîne des conditions de sous-développement impossibles à imposer l’humanité (la révolte des pays du Sud à la récente COP27 contre la décarbonation voulue par les pays du Nord, en donne une indication), mais en plus, on gaspille ainsi des ressources qui pourraient être plus utilement déployées.

Plutôt que de vouloir changer le climat (la « mitigation »), l’humanité devrait faire ce qu’elle a toujours fait pour lutter contre des catastrophes naturelles : développer les infrastructures nécessaires pour se protéger (« l’adaptation ») et donc développer les économies des pays, à commencer par celles des pays pauvres. La vraie réponse aux changements du climat, quelle qu’en soit les causes, passe par la lutte contre la pauvreté.

C’est ainsi que Koonin conclut son ouvrage en lançant un appel au retour de l’intégrité des scientifiques.

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Pour quoi se bat  ?

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

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Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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