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Christine Bierre au Beijing Review :
« Xi Jinping appelle les intellectuels chinois à quitter leur tour d’ivoire »

C’est avec plaisir que j’ai répondu à l’invitation de la Beijing Review [1] de faire une recension du Tome III de La gouvernance de la Chine paru en juin dernier, qui rassemble des discours importants du Président Xi Jinping sur le « Socialisme aux caractéristiques chinoises ».

« Propagande », diront nombre de Français, soumis tous les jours au matraquage anti-chinois qui nous vient d’Outre-Atlantique.

Eh bien, regardons les choses en face ! En cette deuxième décennie du XXIe siècle, contrairement à la situation calamiteuse dans nos pays occidentaux, la Chine a battu plusieurs records mondiaux : elle a mis fin à la pauvreté extrême ; elle a été la première à poser un engin sur la face cachée de la lune ; et le 4 décembre, elle a mis avec succès son réacteur expérimental à fusion nucléaire en service, une percée très importante dans la domestication de cette source d’énergie qui pourrait combler tous les besoins en énergie de l’humanité pendant les siècles à venir !

Nous aussi, hélas, nous avons battu des records... du nombre de chômeurs, des faillites d’entreprises, de chute dans les classements internationaux de l’enseignement, des morts du COVID... Il est donc urgent que nous nous ressaisissions et pour cela, que nous découvrions l’approche chinoise, car son approche est aussi celle qui nous a réussi dans la période des Trente Glorieuses.

Prenons d’abord ce discours très intéressant, intitulé « Toujours placer le peuple en premier », du 20 mars 2018. N’est-ce pas tout à fait approprié à notre situation où la révolte des Gilets Jaunes est entrée dans sa troisième année, sans que rien ne change ? Le président Xi Jinping y rappelle d’abord à tous les responsables politiques de son pays de « toujours mettre le peuple à la place la plus haute » et de toujours servir « corps et âme… ses intérêts et son bien-être ».

« Ce sont les peuples qui créent l’histoire » , dit-il, remontant au berceau même de la civilisation chinoise. Chez les grands penseurs d‘abord, les Lao Tseu, Confucius et Mencius, comme il le précise. Puis, dans les découvertes scientifiques qui ont profondément influencé le progrès de la civilisation humaine : le papier, la poudre à canon, l’imprimerie, la boussole. Outre les chefs d’œuvres littéraires des dynasties des Han, des Tang et des Song, les Chinois ont excellé aussi dans les projets monumentaux que l’on peut encore admirer, notamment la Grande Muraille, le système d’irrigation et de contrôle des inondations de Dujiangyan, le Grand Canal et la Cité interdite.

Des pages d’histoire qui ne sont pas enseignées de façon monocorde, comme pourraient le faire chez nous des enseignants qui, mal payés et déconsidérés, finissent par perdre un peu la flamme de leur mission. « Cet esprit de la nation chinoise, dit Xi Jinping, est maintenu frais et vivant à travers l’histoire par le peuple chinois qui le cultive. »

Le président Xi souligne aussi avec raison « l’importance d’une culture populaire qui puisse être source d’inspiration » et notamment « les rêves et les mythologies », qui nourrissent l’idéal du peuple chinois « de vivre dans la prospérité tout en servant le bien commun » et de « réaliser de grandes choses ». Parmi ces mythologies connues de tous : « Pangu créant le monde, Nüwa qui répare le ciel ; Fuxi dessinant les 8 trigrammes, Kuafu poursuivant le soleil, Jingwei remplissant les mers, Yugong déplaçant les montagnes. »

Après ces remarques introductives, voici la suite de ma revue pour la Beijing Review :

Réduction de la pauvreté

Mais la vie n’est pas qu’un rêve et la Chine est aussi très pragmatique ! Malgré ses percées, c’est un pays qui vient juste de passer le cap de la sortie de la pauvreté extrême et qui se donne encore trente ans pour être pleinement développé. Dans ce contexte, j’ai apprécié les discours du président chinois consacrés aux programmes de réduction de l’extrême pauvreté, discours qu’on souhaiterait entendre aussi dans la bouche de nos dirigeants occidentaux.

Le président Xi est tout à fait qualifié pour en parler car, à la suite de son père, il a joué un rôle pionnier pour l’amélioration de ces programmes lorsque, jeune secrétaire du Parti communiste, il avait été nommé à Xiamen, puis dans le canton de Ningde, dans le Fujian, des zones d’une grande pauvreté devenues florissantes depuis. Dans son discours de février 2018, il rapporte qu’entre 2012 et 2017, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en Chine est passé de 98,99 millions à 30,46 millions !

M. Xi explique aussi que le succès durable de ces programmes tient tout d’abord au fait que les régions pauvres ont reçu l’aide de « premiers secrétaires » du PCC déployés sur place avec des équipes chargées d’identifier les problèmes et de mettre en pratique les solutions. En 2018, pas moins de 195 000 « premiers secrétaires » du PCC y ont été affectés, assistés de 775 000 techniciens. Autre condition du succès : l’utilisation de toutes les ressources sur place et la création de secteurs et d’entreprises, notamment dans le tourisme, les technologies photovoltaïques et l’e-commerce.

Le transfert des populations des zones très inhospitalières vers des lieux offrant de meilleures perspectives économiques, ainsi que le développement des infrastructures routières, ferroviaires, fluviales, ont joué aussi un rôle important pour désenclaver ces territoires et offrir des services publics, sans lesquels rien n’aurait été possible.

Enfin, ce sont en grande partie les financements groupés de l’Etat, l’association entre provinces riches de l’Est et zones défavorisées à l’Ouest, ainsi que les contributions des entreprises privées et publiques, qui ont permis de venir à bout de la pauvreté extrême. Le budget annuel de l’État alloué à cette tâche a cru de 22,7 % par an pendant cette période.

L’âme de la nation

Le président Xi Jinping évoquant souvent la nécessité de créer une Chine non seulement prospère, mais belle, j’ai cherché à comprendre sa conception de l’art et des choses de l’esprit. Aussi parce que la présidente de l’Institut Schiller, Helga Zepp-LaRouche avec qui je collabore en France, nous a toujours appris, que pour Friedrich Schiller, ce grand poète, dramaturge et philosophe allemand, la beauté esthétique était la porte d’entrée des populations vers la Raison.

Dans son discours « Une nation ne peut pas ne pas avoir d’âme », Xi Jinping est catégorique : « Toutes les entreprises de l’esprit, la littérature, les arts, la philosophie et les sciences sociales, sont en premier lieu des créations de l’âme indispensables et avant tout, elles ne doivent jamais s’égarer ».

Pour lui la nouvelle ère que vit la Chine nécessite « des écrivains, des artistes et des théoriciens exceptionnels » pour en parler. Le président chinois appelle les intellectuels à quitter leur tour d’ivoire et à centrer leur art, lui aussi, sur le peuple. « La prose et la poésie sont composées pour refléter leur époque et leur temps », non pour s’y complaire, ajoute-t-il, mais pour mieux savoir comment continuer à aller de l’avant. « Nous devons créer des chefs d’œuvre pour le peuple ».

Les grands écrivains et chercheurs « ne doivent pas se donner de grands airs... mais produire des travaux d’excellence » !

Le président Xi prend en exemple des œuvres de Confucius et de Mencius, de Platon et de Shakespeare, et martèle son message, disant que « ceux qui cherchent des raccourcis et des bénéfices immédiats ne pourront pas devenir de grands maîtres ». Il secoue ensuite ces créateurs, leur rappelant les célèbres « Commentaires de Zuo » sur les Annales des Printemps et des Automnes, l’un des classiques du Confucianisme : 

Le plus grand accomplissement est de devenir un exemple de vertu ; le deuxième, de réaliser de grands mérites ; le troisième, de transmettre sa doctrine.

Dans le domaine de la politique, mais avec la même exigence qu’un Léonard de Vinci ou qu’un Beethoven avant lui, il rappelle aux artistes leur responsabilité sociale :

[Les créateurs] ont la responsabilité d’inspirer les esprits, d’embellir les caractères et de réchauffer les cœurs. (...) En tant que personnalités célèbres, on attend de vous que vous soyez un exemple pour la société, avec des aspirations élevées, une moralité solide et des sentiments nobles, souligne-t-il. Et d’ajouter qu’il faut résister à la Triple vulgarité que sont immoralité, bassesse et « kitsch ».

Voilà autant de raisons de souhaiter une coopération entre nos pays et la Chine.

(Recension originale en anglais)


[1La Beijing Review est un hebdomadaire chinois publié en anglais, mais aussi en français, en chinois, en allemand et en japonais et diffusé dans 150 pays

Cet article a été repris d'un autre site.

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  • Règle niurka • 04/02/2021 - 10:18

    Très intéressant. La mise en œuvre prendra du temps mais les fondamentaux sont exprimés.

    Répondre à ce message

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Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May 2020
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

Comme nos voisins italiens, espagnols et portugais, nous devrions nous aussi participer à la « Nouvelle route de la soie » qui transforme à grande vitesse le monde ! Par-delà la frénésie des médias toujours prêts à vous vendre la peur de la Chine, vous devez comprendre la portée de cette dynamique.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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