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Visioconférence de l’Institut Schiller

Viktor Dedaj : la crucifixion de Julian Assange, un journaliste engagé pour la vérité et la paix

Le juriste d’investigation Victor Dedaj a participé en tant qu’orateur à la visioconférence internationale des 12-13 décembre 2020 organisée par nos amis de l’Institut Schiller.

Les auditeurs ont pu découvrir sa contribution lors du 2ème panel de la conférence, intitulé « Républiques souveraines ou dictature digitale ? ». Voici la vidéo de sa présentation ainsi que la transcription écrite (source : https://schillerinstitute.com).

La crucifixion de Julien Assange, un journaliste engagé pour la vérité et la paix

Par Viktor Dedaj

Bonjour à tous,

Je m’appelle Viktor Dedaj, je suis un journaliste citoyen qui a adopté cette tâche depuis maintenant à peu près 30 ans, après avoir découvert l’Amérique latine et suivi de très près cette région. Je me suis spécialisé sur les révolutions latino-américaines, aussi bien modernes que passées, en particulier celle du Nicaragua et plus tard, celle de Cuba. Il était donc naturel que je m’intéresse de très près à toutes les notions de « savoir », de « liberté de la presse » et de comment circulait la propagande.

Lorsque Wikileaks est apparu sur la scène internationale en 2010, il n’était que logique que nous nous rencontrions quelque part. Et cette expérience de Wikileaks était pour nous, les médias alternatifs, les journalistes alternatifs, littéralement, une sorte d’espoir. Un espoir de se défaire de notre dépendance obligée aux informations véhiculées par les médias « mainstream », que nous décortiquions certes, et que nous analysions, mais voilà-t-il qu’un nouveau média nous offrait des informations brutes et non filtrées.

Le modèle de Wikileaks était pour nous quelque chose de crucial. Ce modèle il était le suivant : offrir aux lanceurs d’alerte la possibilité de poster anonymement, donc sans risque de rétorsion ou de punition, des documents authentiques délivrés par des initiés à l’intérieur des entités des systèmes corrompus. Par ailleurs, Wikileaks garantissait avec son équipe de journalistes et de techniciens l’authenticité de ces documents. Et la troisième chose, c’est que Wikileaks s’engageait moralement à publier ces documents puisque quelqu’un quelque part avait pris des risques pour dénoncer des crimes ou des malversations. Ce modèle donc était quelque chose d’assez extraordinaire, tout-à-fait innovateur. Des sites similaires existaient, mais il leur manquait la dimension de la validité des données et la certification de l’authenticité des documents.

Vous connaissez en 2010 la publication de la fameuse vidéo Collateral murder, qui est ce que j’appelle la « bande-annonce » qu’avait préparée Wikileaks pour toute une série d’autres documents, des documents terribles sur la réalité des guerres qu’on voulait nous cacher. Nous étions là avec le phénomène Wikileaks au cœur d’un problème majeur apparu dans le monde post-11 septembre 2001.

Ce monde-là, le tournant, après les attentats, se distingue par plusieurs facteurs. Le premier c’est l’état de sidération dans lequel le monde s’est trouvé sous la menace d’un empire américain qui s’est déchaîné avec des paroles comme « vous êtes avez nous ou vous êtes contre nous ».

Un deuxième élément, post-11 septembre, c’est l’explosion des services de sécurité et de renseignement en terme de volume et en terme de marge de manœuvre, des entités qui devenaient de plus en plus tentaculaires, de plus en plus envahissantes et de moins en moins contrôlées. Les gouvernements sous prétexte de lutte contre le terrorisme, un phénomène, s’arrogeraient le droit de pratiquer de plus en plus dans l’obscurité et de moins en moins dans la transparence, et quant aux médias — et c’est là le point essentiel — les médias avaient abandonné toute prétention à l’objectivité. On a vu apparaître un journalisme qu’on a appelé « embedded journalism », le journalisme embarqué, où là, les grands médias internationaux n’ont même pas fait semblant de faire leur travail. Il était donc logique qu’un média comme Wikileaks, qu’on pourrait qualifier de « média 2.0 », surgisse peu de temps après ces phénomènes. Il était essentiel pour la démocratie que notre droit de savoir en tant que citoyen soit rétabli. Et ce droit de savoir, qui était sacré pour Wikileaks, c’était probablement le plus grand service qu’il pouvait rendre à l’humanité, à cet instant-là, au milieu de ces événements-là.

A bien y réfléchir, on se rend compte — et je crois que le public ne s’en est pas rendu compte immédiatement, mais certains s’en sont rendu compte très rapidement — que le modèle que proposait Wikileaks, permettant à des initiés à l’intérieur des organisations de dénoncer des dérives de façon anonyme, donc avec une certaine garantie d’impunité (c’est important), et bien ce modèle représentait une menace existentielle pour toutes les structures corrompues. Et j’insiste sur structures « corrompues » parce que, l’idée selon laquelle Wikileaks espionnait ou révélait des choses — on comprend bien que Wikileaks ne dénonçait pas et n’a jamais dénoncé les bonnes actions — ce n’est pas les bonnes actions que les lanceurs d’alerte transmettent en espérant les rendre publiques : il s’agit bien de malversations et en l’occurrence, parlant des publications de 2010, véritablement de crimes de guerre.

Et là les médias ont fait leur travail d’étouffement, d’une certaine façon, puisque, de la vidéo, on en parle, des révélations de Wikileaks, on en parle en tant que révélation, mais de leur contenu, on en a très peu parlé.

La répression qui s’est abattue sur Julian Assange et Wikileaks était à la hauteur de la menace existentielle réelle ou perçue. Il était clair que l’administration américaine, pour faire large et ne pas rentrer dans les détails, était déterminée à 1) ne pas laisser ce modèle fonctionner normalement et 2) surtout pas à le laisser se répéter.

Il fallait donc une manœuvre qui soit autre que simplement la neutralisation de l’organisation, mais certainement une manœuvre d’intimidation pour montrer qu’il était dangereux de se battre pour notre droit à l’information. Vous connaissez les accusations de viol qui ont commencé contre Julian Assange, toute cette affaire... Nous avons eu entre-temps la preuve que c’était un coup monté, c’est la journaliste Stefania Maurizi de La Repubblica, journaliste d’investigation italienne, qui nous a obtenu les emails échangés entre les deux procureurs qui montrent une collusion ; nous savons que le mandat d’arrêt émis par le procureur suédois était irrégulier ; nous savons que les Anglais ont été obligés de modifier la loi après avoir arrêté Julian Assange à cause de l’irrégularité de ce mandat d’arrêt qu’ils avaient néanmoins accepté.

Nous savons que le piège s’était renfermé autour de la cheville de Julian Assange, tel un loup pris dans un piège, et il savait qu’on l’attendait en Suède pour l’expédier aux Etats-Unis pour le grave crime de nous avoir permis de savoir. Il s’est donc réfugié dans l’ambassade où les Anglais ont mis des moyens extraordinaires, du jamais vu pour une personne qui était formellement accusée de rien, puisque Marianne Ny, la procureure, n’avait fait que lancer une enquête préliminaire et rien d’autre. Sept ans dans une ambassade de 70 m2 sans avoir vu la lumière du jour, Wikileaks a pu continuer à agir, continuer à fonctionner, et a même été plus loin en sauvant, je crois, la vie de Edward Snowden en organisant son « évasion », si je puis dire, de Hong Kong. Peu de gens le savent, mais Edward Snowden doit sa liberté actuelle à Julian Assange.

Malheureusement, toutes les tentatives pour régulariser sa situation, toutes les tentatives pour instaurer des couloirs humanitaires pour le soigner de sa maladie pulmonaire, de ses problèmes d’épaule, de sa dent cassée... Tout a échoué, en grande partie à cause de la mauvaise volonté de la Grande-Bretagne, qui a traité Assange pire que la manière dont ils avaient traité le dictateur Pinochet par exemple, qui en son temps avait bénéficié d’un hôtel quatre étoiles et de mesures humanitaires n’est ce pas. La détermination d’attraper Assange était donc affirmée haut et fort, avec une ambassade entourée nuit et jour par des policiers britanniques pour un coût du contribuable américain de plusieurs dizaines de millions de Livres sterling.

Plus tard, vous le savez, le gouvernement équatorien changera. La trahison du nouveau président, Leni Moreno, se fera en rase campagne. Il reniera tous les engagements pris, il violera la constitution et on apprendra presque en même temps que Julian Assange avait fait l’objet d’un espionnage en règle par la société même qui était chargée de la sécurité de l’ambassade, UC Global, qui est actuellement en procès à Madrid. Que Leni Moreno trahira toutes ses promesses y compris auprès de ses propres électeurs, violera la constitution équatorienne elle-même, rendra la vie impossible à Julian Assange, tentera par tous les moyens de l’obliger, de le pousser à l’extérieur en lui coupant par exemple le chauffage dans sa chambre, en changeant le personnel, qui est très agressif avec lui, en instaurant des conditions de visites impraticables, en coupant ses communications internet, en l’accusant d’organiser un centre d’espionnage mondial à partir de l’ambassade... Bref, en l’accusant même d’étaler ses excréments sur les murs de l’ambassade — c’est ce qu’a dit le président de l’Équateur lors d’une conférence de presse.

Bien-entendu on ne savait pas à l’époque que tout était enregistré et filmé et que tous les délires qui entouraient les accusations contre Julian Assange allaient pouvoir être démontés grâce, justement, à leur propre espionnage.

Ce simple fait d’avoir été espionné, y compris sur ses avocats et sur les journalistes qui l’ont visité, et même ses médecins, devrait, à cause de la violation du privilège client/avocat, aurait dû rendre tout procès impossible en Angleterre. Mais comme on le verra, tout au long de cette affaire, la légalité n’a rien à faire dans cette histoire. Il s’agit de mettre la main sur le plus grand journaliste du XXIe siècle. Et d’ailleurs, comment vont-ils procéder ?

Ils vont procéder par une campagne de propagande qui va s’infiltrer dans les esprits tout doucement pendant 10 ans, où des légendes urbaines vont apparaître sur ce qu’aurait fait Wikileaks, les crimes qu’auraient commis Wikileaks, et aussi sur la personne de Julian Assange, présenté comme un mythomane, comme un misogyne, parfois comme un antisémite, bref toutes les armes connues pour détruire la personnalité de quelqu’un. Cette campagne en fait n’était pas une surprise, elle avait été dessinée par l’une de ces sociétés privées du renseignement qui gravitent autour de la CIA, de la NSA et toute cette bande-là. Nous parlons ici de la société Stratfor, qui est l’une des principales sociétés chargées de la lutte contre Wikileaks, et nous le savons car une fuite de la société a été transmise à Wikileaks.

Quand Julian Assange a finalement été extirpé de l’ambassade, arraché de l’ambassade, en violation du Droit international et même de la constitution équatorienne, il n’aura fallu qu’un quart d’heure pour le juge britannique, de d’abord l’insulter, et ensuite, de le condamner à 50 semaines de prison pour avoir violé quoi ? Ses conditions de libération surveillée. Ce qui est une peine qui n’a jamais été aussi sévère pour quelqu’un ayant commis un tel délit, surtout qu’il l’a commis pour aller chercher refuge et asile dans une ambassade. Mais il ne sera pas simplement condamné à 50 semaines, mais à 50 semaines dans quoi ? Une prison de haute sécurité. Nous verrons que c’est le seul cas, à ma connaissance en Grande Bretagne, où un journaliste, accusé de rien, en détention préventive, soit enfermé dans rien de moins qu’une prison de haute sécurité.

La deuxième surprise qui va surgir, mais ce n’est pas vraiment une surprise, c’est qu’à ce moment-là, comme par hasard, la Suède, et la procureur suédoise Marianne Ny décident finalement — comme ça tombe bien — d’abandonner l’affaire. Elle l’avait déjà fait en 2007, pour la rouvrir plus tard ; en fait, les suédois l’ont ouverte et fermée 3 fois ! Parce qu’il fallait laisser la place au véritable acteur de cette farce : je nomme le département de la Justice des Etats-Unis, qui pendant tout ce temps était caché derrière les rideaux au fond de la scène — mais on voyait bien leurs chaussures qui dépassaient sous les rideaux — et les voilà qui se sont présentés pour demander l’extradition de Julian Assange.

Alors déjà si on s’arrête sur les termes et que l’on réfléchit aux mots, parce qu’ici on est en pleine propagande, l’« extradition », c’est renvoyer quelqu’un dans un pays où il a commis un crime, ou le renvoyer vers un pays où il doit purger une peine. Julian Assange est un Australien, bizarrement qualifié de « traître » aux Etats-Unis ; c’est un journaliste qui a travaillé en Europe, dont la maison d’édition est basée à Reykjavík en Islande. Il ne s’agit donc pas en réalité d’une « extradition , Julian Assange n’a jamais été sous une juridiction américaine, il s’agit simplement d’une habitude américaine bien implantée qui consiste à exercer une extra-territorialité, une nouvelle extra-territorialité : après leur loi d’embargo, voilà les Américains qui ont décidé d’appliquer sur une ancienne, une vieille loi de 1917, l’« Espionnage Act », une extra-territorialité à un journaliste australien. Il ne s’agit donc pas d’une extradition au sens strict du terme. Le terme employé par la presse et par le ministère de la Justice consiste à enfumer le public pour cacher le fait suivant : Julian Assange fait l’objet d’une forme sophistiquée de « rendition », d’enlèvement forcé, de kidnapping sur le sol britannique, déguisé en une extradition.

S’agissant de Londres, s’agissant de l’Europe, surtout de Londres, c’est à peu près l’équivalent de lui mettre une cagoule sur la tête, de le jeter dans le coffre d’une voiture et de l’emmener dans un terrain vague.

Pas une seule personne n’a trouvé une anomalie, n’a levé le doigt, pour s’interroger sur qu’est ce qui se passait exactement. Alors les légendes urbaines et les campagnes de propagande ont essayé de transformer Julian Assange et Wikileaks en une sorte d’organisation terroriste. C’est ainsi qu’il a été qualifié d’« agent des forces russes », bien-sûr, et toute une panoplie d’épithètes, qui vont surtout servir à effacer tout doucement, les années passant, à effacer du public la mémoire de Wikileaks et de Julian Assange qui en 2010 avait fait la Une du Monde et du Time magazine : c’était « l’homme de l’année », l’organisation de l’année. Aujourd’hui il y a beaucoup de gens qui nous demandent « Qui est Julian Assange ? Ah, oui, Wikileaks ça me rappelle quelque chose... » La plus grande aventure de presse du XXIe siècle, l’expérience la plus prometteuse, a été littéralement effacée du conscient collectif.

Le procès qui s’est finalement tenu le 7 septembre aura vu la même stratégie appliquée, les Américains changeront plusieurs fois le chef d’inculpation. Le public connaît les premières, qui ont été lancées au mois de février, mais au mois d’août, hors délai, les Américains ont présenté toute une nouvelle série d’accusations qui n’avaient rien à voir avec les premières, et pendant le procès ils ont encore changé d’arguments et de fusil d’épaule en interrogeant des témoins qui étaient préparés à des chefs d’inculpation qui dataient de sept mois.

A tel point qu’ils ont même essayé de déstabiliser un important témoin, Daniel Ellsberg, en lui envoyant 300 pages à 3 heures du matin, alors qu’il devait témoigner à 6 heures du matin. Pendant ce procès on a vu les Américains finalement dire à voix haute ce que tout le monde savait, c’est à dire qu’ils se donnaient le droit de venir chercher n’importe quel journaliste, n’importe où dans le monde, sous le « Espionnage Act » de 1917.

On a vu un procès qui a failli se dérouler à huit-clos, en refusant nommément la présence d’une cinquantaine d’ONG, où 90 journalistes avaient été accrédités et pas un seul n’est venu. Dans la salle, il n’y avait que 4 personnes et quelques rares témoins qui pouvaient nous communiquer le déroulé des opérations. On a vu des avocats américains extrêmement agressifs vis à vis des témoins mais perdant pied face à des témoins d’une solidité exceptionnelle. Perdant pied à tel point qu’on a vu l’avocat américain, Lewis, s’en prendre à son propre témoin, après avoir oublié que c’était son témoin, tellement il était agacé de ne pas recevoir les bonnes réponses.

Cette opération d’enlèvement de Julian Assange qui est en train de se passer sous nos yeux va probablement aboutir, malgré tous les efforts, à cause d’un événement parallèle à ce procès : c’est celui du silence des médias.

Nous avons nous ici, par solidarité, plusieurs centaines de personnes en France qui tentent par tous les moyens d’alerter de la dangerosité de ce qui vient d’être fait : l’extra-territorialité des lois américaines et leur annonce que finalement, aucun journaliste n’est tranquille nulle part.

La justification de la poursuite d’un journaliste à l’étranger — c’est important, c’est intéressant — leur justification c’est : « puisqu’ils ont publié sur internet, c’est comme s’ils avaient publié partout dans le monde », donc... aux États-Unis.

À bon entendeur, pour tous ceux qui voudraient défendre le droit de savoir, qui penseraient qu’ils seraient à l’abri, ailleurs, loin : eh bien, non.

Apparemment le paradigme est en train de changer, une nouvelle ère est en train de s’ouvrir, et dans le silence le plus absolu nous avons probablement basculé dans « une guerre de l’information » comme nous ne l’avions jamais vu. Il est clair que les personnes visées sont pas les journalistes mainstream mais bien les vrais journalistes d’investigation et ce que l’on appelle les « médias alternatifs ».

En guise de conclusion je n’ai qu’une chose à vous dire : imaginez un monde avec Wikileaks, un monde sans Wikileaks, décidez lequel des deux vous préférez, quel est le monde que vous préférez, et agissez en conséquence.

Merci.

Pour s’informer et signer l’appel pour Julien Assange : le site journalistepourlapaix.fr

DERNIERE MINUTE : 22 décembre 2020 : Le rapporteur de l’ONU sur la torture demande à Trump de gracier Assange (dépêche d’AFP sur le site de Radio Canada)

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  • Michel RUISSEAU • 25/12/2020 - 19:11

    Suivant le proverbe bien connu : Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage.
    Sur le plan juridique l’extra-territorialité d’une loi d’un pays n’existe pas en Droit international. Il n’existe que l’extradition ou la réextradition pour la commission d’infraction de Droit commun ou de délits ou crimes politiques.

    Répondre à ce message

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