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La jeunesse sud-américaine et l’aventure spatiale

Intervention d’Alejandro Yaya, vice-président de l’Institut civil de technologie spatiale d’Argentine, lors de la visioconférence de l’Institut Schiller des 20 et 21 mars 2020 sur le thème : « Deux mois après l’investiture de Biden, le monde à la croisée du chemin. » Pour voir le programme complet et accéder aux liens vers les différents discours, cliquez ICI.

La jeunesse sud-américaine dans l’aventure spatiale

Par Alejandro Yaya, ingénieur chimiste,
vice-président de l’Institut civil de technologie spatiale, Argentine.

Bonjour,

J’aimerais vous parler d’éducation, de science et de technologie, et de rêves qui deviennent réalité. Le monde actuel pose des défis inouïs : aux crises permanentes — économiques, financières, culturelles, institutionnelles – est venue s’ajouter une pandémie. Dans le paradigme actuel post-vérité, nous voyons les fausses nouvelles, les manipulations juridiques, la corruption, les guerres, le trafic d’êtres humains, les migrations, etc. La question se pose : serons-nous capables de nous sortir de ce pétrin ? Comment faire ?

Ces crises ont déjà produit des crises systémiques, qui remettent en cause l’ordre mondial : deux modèles se font désormais face, l’un unipolaire, mondialiste et internationaliste, et l’autre multipolaire, intégré, mais qui respecte l’identité des nations. Lequel l’emportera ? Lequel devons-nous rejoindre ? C’est l’une des questions les plus importantes.

Avec la confrontation entre ces deux modèles, de vieux spectres réapparaissent : L’Est contre l’Ouest ; la Russie contre les États-Unis ; et une nouvelle puissance qui émerge : les États-Unis contre la Chine ; l’OTAN contre la Russie. La Chine, en moins de 30 ans, a réussi à devenir une grande puissance, non seulement économique et commerciale, mais aussi scientifique et technologique, qui défie l’ordre en place et la puissance hégémonique établie, les États-Unis. De plus, les économies des deux pays sont interdépendantes.

Alliance stratégique Mexique-Argentine. Palais présidentiel mexicain lors de la réception organisée en honneur du Président argentin.
Alliance stratégique Mexique-Argentine. Palais présidentiel mexicain lors de la réception organisée en honneur du Président argentin.

La question est la suivante : comment l’Amérique latine doit-elle faire face à ces défis ? Récemment, le président argentin a rencontré le président mexicain et ils ont convenu de nouer une alliance stratégique. Permettez-moi de dire d’emblée que si cette alliance stratégique se base uniquement sur le commerce, elle échouera, comme cela s’est produit dans le passé. Pour que cela fonctionne, il faut qu’elle s’appuie sur une intégration complète. Elle doit avoir pour perspective la reconquête de l’identité du monde hispanique, qui unit tous les peuples des Amériques. La grande patrie. Et le faire.

Et comment, modestement, est-ce que je crois que cela peut être réalisé ? Principalement par la science et la technologie, et par l’éducation. Si nous y parvenons, nous progresserons. Mais il doit s’agir d’une éducation différente, fondée sur la beauté, la technologie et l’art. Car ce sont les défis de ce siècle.

Mettre la R&D au centre

Il y a quelques années, un groupe d’éminents scientifiques et ingénieurs, qui étaient tous enseignants en école technique ou en étaient diplômés, ont fait la proposition suivante : nous concentrer sur la R&D appliquée afin de produire des innovations dans cet environnement éducatif. Le problème est que cela impliquait des adolescents âgés de 13 à 19 ans.

Immédiatement, nos collègues nous ont dit : c’est impossible, ça ne peut pas marcher. Seuls les universités, les groupes de recherche et développement des académies scientifiques et technologiques du pays, ou encore le secteur privé, peuvent s’en charger. Mais les adolescents ne sont pas intéressés ; ce n’est pas leur truc, ils ne le feront pas.

Heureusement, ces enseignants et ces enthousiastes n’ont pas écouté leurs collègues ; ils étaient plutôt prêts à se battre contre des moulins à vent. Ils ont décidé de parler aux parents des enfants et de les inviter à participer au projet. Beaucoup d’entre eux se sont joints à nous. Il est intéressant de noter que beaucoup de ces jeunes n’étaient pas les plus assidus — peut-être même que ce sont les moins assidus qui ont rejoint le projet.

Quoi qu’il en soit, nous étions rigoureux avec chacun d’entre eux. Ils n’avaient aucun bénéfice académique à en tirer, mais ils allaient cependant en apprendre beaucoup, et ce qu’ils allaient faire de leurs études plus tard n’allait pas les gêner.

À l’époque, cette institution enseignait des choses comme la construction, la chimie, la mécanique, l’électronique et l’informatique. Rien n’est plus facile à dire qu’à faire : les projets que nous avons présentés aux jeunes étaient basés sur des technologies de pointe, et ils étaient très stimulants compte tenu de l’époque et du lieu. Ils incluaient la robotique, la construction durable, les télécommunications, l’aéronautique et les sciences spatiales, ainsi que l’internet des objets. La question était de savoir si cela était réalisable.

Tous les projets avaient une chose en commun, un fil conducteur : l’espace. Pourquoi l’espace ? Parce que l’espace est la reine des industries, et que la souveraineté des nations dépend de l’accès à l’espace. Nous pensions qu’il ne fallait pas former ces jeunes pour les révolutions du XIXe ou du XXe siècle, mais pour le XXIe siècle, où l’on parle par exemple d’industrie 4.0.

Tous les moyens étaient mis à leur disposition et à leur portée, malgré nos faibles ressources, qui provenaient de nos propres poches. Personne ne nous finançait.

Néanmoins, nous avons persévéré et avons convaincu d’autres personnes de se joindre à nous. Il fallait que l’on prouve que nous n’étions pas fous. Nous avons décidé d’inscrire les projets prometteurs au plus important concours d’innovation d’Argentine. Pour cela, nous avons adopté une tactique : nous savions que l’essentiel est bien souvent, malheureusement, pas visible à l’œil nu.

Nous n’avons pas inscrit les projets uniquement dans la catégorie technique ; nous les avons également inscrits dans les catégories sur lesquelles ils avaient quelque chose à dire, dont la recherche appliquée et la robotique.

Après avoir passé le stade de l’évaluation et de l’acceptation au concours, le moment de les présenter est arrivé.

Les examinateurs ont immédiatement vu qu’il s’agissait de jeunes lycéens qui faisaient de la recherche appliquée en robotique. Ce qui n’était pas censé se produire dans les lycées techniques. Ils les ont donc interrogés et évalués, et les jeunes ont défendu leurs projets de manière compétente. Ils ont eu la malchance que nous, leurs instructeurs, ne soyons pas là pour les aider.

Alors, dans la confusion, nous nous sommes demandés ce qu’il fallait faire : Si nous les expulsions et les renvoyions dans les lycées techniques, nous jetterions par-dessus bord tout ce que nous défendions sur l’importance de la jeunesse et de l’éducation. Cela aurait été une honte.

Ils ont finalement remporté le premier prix des lycées techniques, avec un projet que les jeunes avaient réalisé dans le domaine de la commande numérique par ordinateur, à partir de pièces électroniques mises au rebut, et qui pouvait être exécuté depuis un téléphone portable.

Ensuite, dans la catégorie robotique, ils ont remporté le deuxième prix avec un dirigeable qu’ils avaient construit et qui pouvait voler de manière autonome, en suivant un protocole de communication lié au premier projet de recherche appliquée.

Aucun prix n’a été remporté dans cette catégorie, mais le projet a été inclus dans le catalogue Inovar. Il s’agissait d’une sonde spatiale suborbitale destinée à rejoindre la stratosphère à l’aide d’un ballon. L’innovation consistait en un protocole pour l’espace lointain utilisant le Wi-Fi.

Quelques années plus tard, n’étant plus dans cette institution, nous avons poursuivi avec enthousiasme au sein d’autres institutions et participé à d’autres concours. Un réseau d’écoles techniques spatiales a présenté une fusée anti-grêle.

La technologie « disruptive » se trouvait dans l’ingénierie. L’un des jeunes ayant participé à ce projet a fondé une start-up, du nom de UA Aerospace. Récemment, il y a environ trois mois, une étape importante a été franchie dans l’histoire de l’Amérique latine : une entreprise privée a lancé une fusée utilisant du carburant liquide, du biodiesel, une première mondiale, devançant les États-Unis d’environ deux semaines pour faire de même.

Certes, nous n’avons pas révolutionné le monde. Mais si je m’adresse à vous aujourd’hui, c’est parce que l’impossible est possible, et parce que les rêves deviennent réalité. Je vous laisse avec une vidéo de l’accomplissement de ce jeune, qui aujourd’hui travaille et aide aussi à former d’autres jeunes. Merci beaucoup.

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S&P et Jacques Cheminade se battent depuis plusieurs décennies pour re-nationaliser la Banque de France, afin de reprendre le gouvernail de notre avenir et recréer des millions d’emplois.

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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