Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

21 octobre - LIVRES : Covid-19, la pandémie, vue du terrain Lire 19 octobre - Squid Game,
le jeu de l’oligarchie Lire
19 octobre - Et si on s’inspirait de la Chine ! Lire
AccueilNotre actuPartenaires

L’évolution de l’ordre mondial et la réponse internationale de la Chine au COVID-19

Voici l’intervention intégrale de William Jones, chef du bureau du magazine EIR (Executive Intelligence Review) à Washington, lors du webinaire du 26 août organisé par l’Institut pour la paix et les affaires contemporaines (Institut of Peace and Contemporary Affairs & Recovery - IPCA) d’Islamabad (Pakistan). (Disponible en anglais sur la page Facebook de l’IPCA.)

William Jones a comparé le bilan de la Chine à celui des Etats-Unis dans la lutte contre la pandémie. Invité également à s’exprimer, Karel Vereycken, directeur de publication de Nouvelle Solidarité (son intervention).

L’apparition du virus COVID au début de 2020 aurait dû être un signal d’alarme pour la communauté mondiale. Bien que le virus, l’un des nombreux virus qui se cachent dans la biosphère, ait été détecté pour la première fois à Wuhan, en Chine, des recherches plus approfondies ont montré depuis qu’il était parmi nous depuis un certain temps, bien que non détecté. Les premières réactions des autorités chinoises à la découverte de la nature du virus et de sa virulence ont été rapides et déterminées. Elles ont fermé la ville de Wuhan, qui compte 11 millions d’habitants, puis toute la province de Hubei, en mobilisant des dizaines de milliers de professionnels de la santé et de médecins de tout le pays.

En un minimum de temps, ils ont construit plusieurs hôpitaux entièrement nouveaux à Wuhan pour faire face à cette pandémie.

Nombreux sont ceux qui, au sein de la communauté internationale et en particulier aux États-Unis, ont considéré qu’une telle mobilisation était trop radicale. Seul un pays socialiste comme la Chine pouvait accomplir une telle chose ! Et beaucoup ont d’abord pensé - et espéré - que le coronavirus serait contenu en Asie, comme cela avait été le cas avec le précédent virus du SRAS, et qu’il ne ressemblerait certainement pas au virus de la grippe de 1919 qui avait tué environ 50 millions de personnes.

Lorsque des cas ont commencé à apparaître en Europe et aux États-Unis, la plupart des pays ont tenté d’adopter des solutions « au coup par coup ».

A Bologne, en Italie, le gouvernement italien a essayé de copier le modèle chinois en bouclant la ville, mais ceux qui ont fui la ville pour éviter le virus, ont participé à sa propagation dans d’autres parties du pays.

La pire réaction a été celle des États-Unis, où l’apparition du virus s’est produite à un moment où les tensions politiques avec la Chine allaient croissantes.

Presque dès le début, on a détourné l’attention des mesures chinoises visant à endiguer la pandémie, qui se sont avérées très efficaces, pour mieux pouvoir rejeter la responsabilité de l’épidémie sur la Chine. Certains des « magiciens » américains du renseignement, pas si intelligents qu’ils se croient, ont prétendu que le virus provenait de l’Institut de virologie de Wuhan, d’où il s’était échappé soit par accident soit intentionnellement, comme si les responsables chinois avaient intérêt à mettre leur propre peuple en danger.

Le secrétaire d’État Mike Pompeo a commencé à l’appeler le « China virus », une expression reprise par un président Trump désespéré, qui n’avait aucune idée de la façon de gérer cette épidémie inattendue aux États-Unis et qui n’était pas prêt à accepter des conseils compétents qui allaient à l’encontre de ce qu’il envisageait.

Le différend entre les États-Unis et la Chine a également conduit l’administration Trump à faire exactement le contraire de ce que la Chine avait fait, dans une tentative futile - et fatale - de prouver que les États-Unis pouvaient gérer le problème avec plus de succès - sans masques, sans confinement et sans décrets qui pouvaient « empiéter » sur les « libertés » individuelles.

Si Trump, qui a lui-même été infecté par le virus, a bien appelé à la mise en place d’un programme d’urgence pour développer un vaccin, il n’a pas fait grand-chose pour encourager les gens à se faire vacciner.

Ainsi, ne pas porter de masque et ne pas se faire vacciner sont devenus des symboles de la résistance des partisans de Trump à toutes ces mesures « socialistes ». Le nombre de morts aux États-Unis a atteint plus de 600 000 personnes, le plus grand nombre de morts de tous les pays.

Alors que de nombreuses nations, dont les États-Unis et la Chine, travaillaient d’arrache-pied à développer des vaccins, la Chine a insisté pour que tout vaccin développé devienne un « bien public ».

Les pays qui n’étaient pas en mesure de produire leurs propres vaccins devaient avoir accès aux vaccins produits par d’autres ; les pays en développement étant particulièrement concernés.

Par conséquent, lorsque la Chine a commencé à produire ses propres vaccins Sinovac et Sinopharm, ceux-ci ont été immédiatement mis à la disposition des autres nations du monde. Les États-Unis, cependant, sous l’administration Trump, ont insisté pour que les vaccins soient d’abord et avant tout destinés aux Américains. Il y a même eu des achats préalables de vaccins d’autres pays, destinés à capter une grande partie de cette production pour la population américaine.

Cette politique a changé sous l’administration Biden, ne souhaitant plus paraître à la traîne de la Chine dans cet important effort international, bien qu’ayant encore du chemin à faire pour égaler la quantité de doses que la Chine a directement et indirectement livrées à la communauté internationale.

Le plus problématique est le fait que la pandémie, au lieu de susciter une grande offensive mondiale pour vaincre le virus, est devenue un enjeu géopolitique très insidieux visant à saper l’influence croissante de la Chine.

Il en a résulté une nette augmentation du nombre d’infections et de décès dus au COVID. En effet, la géopolitique a été un facteur déterminant dans les réactions des gouvernements face à la pandémie depuis l’identification des premiers cas à Wuhan.

Si nous voulons sortir de cette crise en meilleure position pour faire face à la PROCHAINE pandémie, et il y en aura une, nous devons laisser la « géopolitique » derrière nous et trouver un terrain d’entente pour que l’humanité puisse réagir comme un seul homme.

Ce n’est pas la première épidémie de ce type qui touche l’humanité. Peu de personnes vivantes aujourd’hui se souviennent de la pandémie de grippe de 1919 qui a ravagé le monde, tuant plus de 50 millions de personnes. Mais déjà en 1988, avec l’apparition du sida, l’économiste et homme d’État américain Lyndon LaRouche réclamait un grand programme de surveillance de l’apparition des maladies virales et un « programme de recherche de type Apollo » pour mieux comprendre le fonctionnement des virus, notamment par des mesures de spectroscopie non linéaire.

La pandémie de COVID, qui entre maintenant dans sa quatrième mutation avec le virus Delta, doit également entraîner une refonte totale de notre système de santé mondial.

Là encore, la Chine a pris l’initiative de proposer une communauté mondiale de la santé pour tous, comme l’a proposé le président chinois Xi Jinping. Cette proposition devrait recevoir le soutien du monde entier, y compris celui des États-Unis.

L’important travail de l’OMS doit être renforcé et un système de surveillance plus élaboré, une « veille pandémique », devrait être mis en place pour donner au monde une « alerte » sur d’autres dangers biologiques possibles. Et, dans le domaine de la recherche, les scientifiques du monde entier devraient commencer à travailler ensemble sur des sujets pertinents.

Nous devons beaucoup mieux comprendre le phénomène de la vie ; les virus étant également une forme de vie. Les conditions matérielles de vie de la grande majorité de la population mondiale doivent être améliorées de manière à ce qu’elle dispose des conditions matérielles préalables à la prévention des maladies, car pauvreté et maladie vont de pair.

Là encore, la Chine a montré la voie à suivre avec son initiative « Belt and Road » axée sur l’élimination de la pauvreté et du sous-développement. Après la pandémie, nous ne devrions pas essayer de revenir au monde tel qu’il était, mais aller de l’avant, vers un monde basé sur la solidarité et la coopération, et non sur l’inimitié et la division.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May 2020
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus
Covid-19 : un institut de réflexion pakistanais s'inquiète des failles de l'approche américaine et occidentale
28 août
Actualités
Covid-19 : un institut de réflexion pakistanais s’inquiète des failles de l’approche américaine et occidentale
Afghanistan : ce qui fait cauchemarder les géopoliticiens anglo-américains
8 juillet
Chroniques stratégiques
Afghanistan : ce qui fait cauchemarder les géopoliticiens anglo-américains

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard