23 janvier 2009 (Nouvelle Solidarité) - Lors de sa conférence internet d’hier, Lyndon LaRouche a poursuivi son dialogue avec la nouvelle présidence américaine, entamé depuis l’élection de Barack Obama en novembre dernier et faisant suite à sa conférence qui avait précédé l’investiture le 16 janvier. Nous publions ici un extrait des questions-réponses.
Modératrice : La dernière question nous vient d’un des coordinateurs de la transition présidentielle : « Au cours des trois derniers mois, vous avez été très généreux en nous définissant le contexte stratégique dans lequel la nouvelle administration doit considérer ses politiques, et vous avez aussi partagé vos analyses détaillées et vos propositions spécifiques. Votre apport a été inestimable et nous voulons que vous sachiez qu’il a été grandement apprécié. Si aujourd’hui même vous pouviez vous adresser directement au Président, que lui diriez-vous ? »
LaRouche : Je lui dirais ce que j’ai dit aujourd’hui. [*] Je comprends ce qu’il peut ressentir maintenant. Je comprends sa situation peut-être même mieux qu’il ne le peut, étant donné mon âge, mon expérience et mes nombreux contacts de par le monde qui me permettent de percevoir intensément ce que le monde a enduré sous le règne de l’Empire britannique que les Etats-Unis ont toléré. Et c’est ce qui est importe. Le président se retrouve dans une conjoncture où sa popularité est au plus haut, probablement la plus haute qu’il connaîtra étant donné les aspects frictionnels d’une présidence qui érodent la popularité. C’est donc le moment de prendre des décisions déterminantes, bille en tête !
D’abord, nous devons être implacables face à la crise économique et financière internationale. Nous devons rétablir la position des Etats-Unis qui était la nôtre sous Franklin Rooseveltet reprendre son œuvre là où il l’a laissée en 1945, avant de mourir, mais après avoir gagné la guerre. Obama a hérité de cette mission : sortir le monde d’une période de déclin et de désespoir en prenant les décisions qui s’imposent, rétablissant les Etats-Unis dans l’opinion des dirigeants du monde comme le meneur de ce mouvement. Il est capital de mener une réforme économique général, y compris au sein d’une coopération avec la Russie, la Chine et l’Inde. Mais pour que cela se fasse, il faut avant tout opérer un changement radical dans le système de crédit américain. Tel que le voulait Roosevelt, nous devons établir un système de crédit à taux de change fixes entre les principales nations, dont la Russie, la Chine et l’Inde, en lieu et place du système monétaire. Avec ce groupe de pays, nous pourrons initier ces réformes économiques radicales, avec le type d’objectifs que j’ai défini aujourd’hui. Nous pourrons ainsi sortir le monde de l’abîme dans lequel nous nous enfonçons depuis la mort de Roosevelt, et encore plus depuis 1968.
Nous devons aussi revenir à l’idée, que cela plaise ou non, que les Etats-Unis sont la plus grande nation qui ai jamais existé. Pas pour des raisons magique, mais parce qu’historiquement, nous représentons les espoirs des peuples du monde : ce n’est pas pour rien que l’on nous a toujours qualifié de pays du « melting pot ». Nous étions ce qu’ils avaient espoir d’être leur destin, qu’ils pourraient accéder, pour leur propre bénéfice, à tout ce que nous réaliserions. Je pense qu’aux yeux du monde, le Président des Etats-Unis doit représenter cette idée en parole et en acte. Le président doit pouvoir être considéré comme l’était Franklin Roosevelt pendant la Deuxième Guerre mondiale : un homme qui a pris ses responsabilités dans une des principales nations, afin de sauver le monde du plongeon vers l’enfer. Le Président Obama fait face à un défi de cet ordre et il a besoin de tout le soutien possible pour cela.
[*] Dans son discours introductif, Lyndon LaRouche a énoncé les mesures que l’administration Obama doit immédiatement lancer : Déclarer la banqueroute du système financier, mettre en banqueroute organisée la Réserve Fédérale, mettre sous protection les banques de dépôt, trier les actifs toxiques des créances réelles, rétablir un système de Banque nationale tel que défini par Alexander Hamilton, émettre le crédit exclusivement par ordre de l’exécutif et avec l’aval du Congrès, en direction du nouveau système bancaire et des grands projets technologiques d’équipement du territoire.
Voir la vidéo du discours avec traduction française ici.
# moi
• 25/01/2009 - 10:37
OBAMA, 44e PRESIDENT D’UN PAYS MORT
20-21 Janvier 2009 : L’Amérique est morte. Et pourtant les médias nous soûlent avec cette inauguration dont on a que faire, et qui n’est en réalité qu’une marche funèbre d’avant garde pour un pays mort-vivant avec une monnaie de singe. C’est ma conclusion à la lecture d’une très bonne lettre confidentielle de la CEE, le GEAP dont l’analyse dresse non pas le bilan, mais la notice nécrologique de l’économie des Etats-Unis. S’il vous reste 250 dollars, abonnez-vous à Leap2020, avant qu’ils ne valent moins que leur poids en papier
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# Gilles Robert
• 24/01/2009 - 11:30
Après avoir visionner cette longue intervention de Lyndon, je suis impressionné par l’homme que j’entends pour la première fois.
Le marquage à la culotte de la nouvelle administration et le plan simple et efficace proposé obligent un positionnement rapide de celle-ci.
Obama est-il à la solde de Soros (son sponsor), des britanniques et de wall street ou non ?
Réponse dans le prochain épisode.
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