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Sauvons l’hôpital public de la casse financière

La rédaction
Crédit : Chemins numériques, https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/
Dans la continuité du soutien exprimé par S&P à la mobilisation du Collectif Inter-Hôpitaux pour sauver l’hôpital public, nos militants participerons à la manifestation qu’il organise demain, jeudi 14 novembre. Vous aussi, venez donc soutenir le personnel hospitalier ! Voici le tract que nous vous invitons à distribuer demain à cette occasion.

Nous intervenons ici en tant que parti politique parce qu’on ne peut sauver l’hôpital et la santé publique que par une politique de combat général contre la casse financière.

Dans son Panorama de la santé 2019, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) reconnaît ’la grande qualité’ des soins délivrés dans nos hôpitaux. Notre Sécurité sociale enregistre dans l’année un solde positif. Alors, si l’on détruit l’hôpital public et notre système de soins, ce n’est pas ’parce qu’il n’y a pas d’argent’. C’est parce que l’argent ne va pas là où les Françaises et Français en ont besoin. Nous soutenons donc totalement le Collectif Inter-Hôpitaux (CIH) et les grévistes de ce 14 novembre. C’est vous qui représentez le bien commun et l’intérêt général au cœur de la question politique.

Oui, il faut dépenser plus et mieux pour la santé

  • Accroître les dépenses totales  : même l’OCDE le reconnaît, les dépenses de santé doivent augmenter plus vite que la croissance, pour pousser la recherche et mieux soigner une population qui vieillit. Le but : plus de 13 % du PIB en 2025 contre 11,2 % aujourd’hui.
  • Augmenter les salaires  : 300 euros, oui, mais c’est un minimum. Revaloriser les salaires des infirmiers et des jeunes médecins est la première urgence. Aujourd’hui, la rémunération des infirmiers dans les hôpitaux est inférieure à celle des autres pays de l’OCDE, alors qu’on leur impose des interventions de plus en plus complexes et qu’on ne leur donne pas le temps de s’occuper de leurs patients comme ils le voudraient. Les jeunes médecins ne restent que par passion pour leur métier : les cliniques privées, en particulier les Etablissements de santé privés d’intérêt collectif (Espic), leur offrent des rémunérations plusieurs fois supérieures. Ils y sont maîtres du temps, de l’argent, des soins, sans gardes et avec moins de contraintes. Il est scandaleux que le secteur public soit devenu un lieu qu’on pille !
  • Renforcer les effectifs : il faut plus de personnels et plus de lits. Avec des rémunérations et des personnels insuffisants, on perd sur la qualité des soins et on laisse partir l’expertise. La vétusté des bâtiments, et trop souvent des équipements, est un facteur aggravant. Un plan de modernisation est indispensable.
  • Revoir la gestion : la grève du codage informatique (T2A) est totalement justifiée, car cette tarification aux actes crée des contraintes comptables incompatibles avec un fonctionnement humain de l’hôpital. C’est l’évaluation financière de la maladie qui est prise en compte, et non la santé du patient. Or, les soins varient nécessairement selon chaque personne. Il faut arrêter la facturation à l’acte !
  • Réorganiser la prévention et les urgences  : multiplier les campagnes d’information, responsabiliser les patients en les intégrant dans la gestion de la santé publique et coordonner la médecine hospitalière avec la médecine de ville et celle des maisons de santé pluridisciplinaires.

C’est donc une réorganisation de notre système de santé qui est nécessaire, respectant ses personnels et les intégrant dans le recours aux médecines du futur (télémédecine, robotique...). Le but est de pouvoir vivre jusqu’à 100 ans et en bonne santé (notre espérance de vie s’est accrue de plus de 20 % depuis 60 ans pour atteindre 82,6 ans, nous devons explorer les moyens de continuer, sans obsession malthusienne).

Arrêter la casse financière

"Non au chantage de la dette" : la banderole des militants S&P venus soutenir le personnel hospitalier le 29 octobre dernier

Parlons politique : Agnès Buzyn, quelle que soit sa bonne (ou mauvaise) volonté, n’y peut rien changer. Car cette situation est la conséquence de la servitude volontaire à laquelle se sont soumis tous les gouvernements français depuis les années 1960. Tous, et chaque fois davantage, ont accepté la priorité d’une mondialisation financière au détriment de la cause des peuples. La ministre est donc dans un environnement politique au sein duquel elle ne peut que distribuer quelques aumônes de dame patronnesse.

Si nous intervenons ici en tant que parti politique, c’est parce qu’il est impossible de sauver l’hôpital et notre santé publique sans y mettre les fonds. C’est donc l’orientation des crédits qu’il faut changer. C’est là toute la nécessité d’une vraie Banque nationale, qui reprenne en main le crédit public, en arrêtant toutes les dérives acceptées depuis plus de 50 ans. Rendre le robinet de l’argent au peuple, pour redonner priorité au bien commun et à l’intérêt général, sans se détourner de cette mission politique fondamentale, tel est notre combat. Nous le poursuivons depuis plus de 40 ans. Aujourd’hui, avec l’insurrection des peuples du monde, son écho peut s’étendre jusqu’à l’hôpital public, dans notre pays et dans le monde. C’est un débat auquel nous vous invitons car il est bien plus important que tous ceux dont on nous rebat les oreilles. Il s’agit de nos vies, ici et maintenant.

Notre intervention le 29 octobre dernier

(Activez le mode "plein-écran" en bas à droite de la vidéo pour voir l’afficher dans le bon format)

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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