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L’enjeu de la situation en Ukraine : arrêter le train fou de l’OTAN


Mise à jour
Ce tract a été rédigé avant la déclaration de Vladimir Poutine reconnaissant l’indépendance du Donetsk et du Louhansk et l’intervention de l’armée russe. C’est l’incapacité des dirigeants occidentaux à faire appliquer les accords de Minsk 2 et à reconnaître la nécessité d’un système de stabilité et de sécurité pour toute la région qui a contribué à créer cette situation dramatique. Plus que jamais, un nouvel ordre économique de développement mutuel est la seule route conduisant à la paix dans l’intérêt de toutes les nations et de tous les peuples de notre continent européen et du monde.

Le déferlement de propagande contre la Russie et son intention présumée d’envahir l’Ukraine — comme une incantation démente à ce que cela se produise — doivent nous faire réfléchir. Selon un mécanisme désormais bien rodé, la presse expose le narratif censé devenir réalité, auquel chacun est prié de souscrire sans réserve, mais en oubliant cependant de préciser que les populations russophones d’Ukraine font l’objet de mesures discriminatoires de la part de leur propre gouvernement.

Nous savons pourtant ce qu’ont coûté les narratifs de l’OTAN et des USA en vies humaines, dévastations et destructions. Rien que pour l’Irak, il y a eu, en 1991, les « couveuses koweïtiennes » puis, en 2003, les « armes de destruction massive » de Saddam Hussein, mensonge asséné par Colin Powell lui-même, n’hésitant pas à présenter comme preuve un flacon contenant prétendument de l’anthrax.

Le résultat : changement de régime, guerre, une région à feu et à sang, des millions de réfugiés.
Faut-il rappeler l’incident du Tonkin, ayant entraîné la guerre du Vietnam et ses horreurs ?

Ces mensonges ont amené au déclenchement de guerres que rien ne justifiait, si ce n’est, pour ceux qui les ont provoquées, de garder leur pouvoir. En 2022, le pouvoir des médias semble être suffisamment fort pour s’affranchir de toute preuve ; la parole des services de renseignements doit être suffisante car, qui aurait l’audace de la mettre en question ?

Rappelons quelques faits connus :

  • très affaiblie lors de l’effondrement du bloc soviétique, la Russie a repris des forces, en dépit des sanctions qui lui sont imposées arbitrairement depuis 2014 ;
  • elle a engagé une coopération fructueuse avec la Chine, autre pays que les États-Unis désignent comme leur ennemi ;
  • elle est encerclée par les forces de l’OTAN ;
  • les troupes russes proches de la frontière sont sur leur territoire et y procèdent à des manœuvres qui ont été annoncées longtemps à l’avance ;
  • la Russie supporte depuis des années déjà la présence à ses portes de forces armées hostiles, situation en tous points similaire à celle qui avait violemment fait réagir (à juste titre) les Américains lors de la crise des missiles de Cuba, en 1962 ;
  • les promesses de non-expansion de l’OTAN vers l’est, faites lors de la chute du mur de Berlin et confirmées aujourd’hui par les négociateurs d’alors, ont été trahies ;
  • les tentatives de Vladimir Poutine en vue de nouer le dialogue avec les pays occidentaux à cette époque ont été rejetées, les unes après les autres, notamment la volonté explicite de la Russie de se rapprocher de l’OTAN.

Côté atlantiste :

  • les États-Unis sont menacés dans leur hégémonie mondiale sous l’impulsion de la croissance chinoise ;
  • ils se sont retirés unilatéralement de trois des principaux traités conclus lors de la guerre froide (ABM, INF et « ciel ouvert ») et l’OTAN envisage le recours à des armes nucléaires tactiques sur le théâtre européen , en rupture absolue avec la doctrine gaullienne jusqu’à présent respectée ;
  • les États-Unis ont revu leur doctrine de défense, plaçant la Chine et la Russie dans le camp des ennemis ;
  • le système financier City de Londres/Wall Street/Silicon Valley ne survit que grâce à une perfusion monétaire permanente, branchée sur l’économie de guerre américaine, à hauteur des 778 milliards de dollars de son budget de défense, rien que pour cette année (notamment pour entretenir les 750 bases militaires américaines) ;
  • les États-Unis ont adopté les méthodes dominatrices et l’idéologie de « feu » l’Empire britannique ;
  • la Grande-Bretagne est d’ailleurs le pays le plus va-t’en-guerre contre la Russie.

Dans cette configuration désastreuse, où un seuil de non-retour risque d’être franchi à tout moment, faisant courir le risque d’une annihilation nucléaire pure et simple, les Européens n’ont visiblement pas encore compris qu’ils seraient les premières victimes. Pas simplement victimes physiques, mais victimes du même monstrueux calcul géopolitique qui a déjà produit deux guerres mondiales : empêcher à tout prix l’union de l’Europe de l’Ouest et de l’Eurasie, afin que l’immense potentiel physique, économique et humain demeure inexploité, ou passe sous contrôle d’un empire financier aussi rapace qu’aveugle. Tant il est vrai, comme le disait Jean Jaurès, que « le capitalisme porte en lui la guerre, comme les nuées portent l’orage ».

Il est donc temps d’exiger une nouvelle architecture internationale de sécurité, de stopper le train fou de l’OTAN avant qu’il ne soit trop tard et d’entamer un véritable dialogue stratégique avec Moscou et Pékin, sans rompre avec Washington de notre fait, mais en retrouvant notre indépendance par le rejet du commandement intégré de l’Alliance. Mission impossible ? Non, si la France devient médiatrice, catalyseur et inspiratrice d’un nouvel ordre économique mondial de développement mutuel, brisant avec le système de mondialisation financière actuel qui recourt aux armes comme instrument de chantage et non de défense nationale. Pour cela, nous devons nous rendre crédibles, non pas en posture mais par la volonté politique d’actes exemplaires et en faisant nôtre les paroles prononcées par de Gaulle le 30 juin 1966 à Moscou, lorsqu’il appelait à mettre en œuvre « la détente, l’entente et la coopération ».

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  • Stéphane BONIN • 24/02/2022 - 22:28

    Tout y est dit, toute mes félicitations.

    Répondre à ce message

  • Albertl Marque • 24/02/2022 - 19:24

    Bravo courageux car à contre-courant des mensonges permanents de nos politiciens....Exemple de leur duplicité :Mélenchon qui dit vouloir quitter l’OTAN se joint à toutes protestations des autres prétendants à l’Elysée !!!!!!!!!

    Répondre à ce message

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Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May 2020
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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