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L’Afghanistan doit devenir l’exemple d’une coopération internationale

Jacques Cheminade — Paris, le 16 août 2021. Je viens d’entendre la déclaration du Président de la République. Au lieu de me livrer à un commentaire sur ce qu’il a dit, il est bien plus important d’exprimer ce qu’il aurait dû dire. Car il ne s’agit pas ici de commenter ce qui a été fait ou « d’aider autant que nous pourrons le faire » ceux qui se sont engagés à nos côtés mais de tout faire pour redonner une espérance au peuple afghan. Cette espérance sera la meilleure manière de le protéger de ceux qui prétendent l’opprimer, de l’extérieur comme de l’intérieur.

La déroute des forces de l’OTAN n’est pas la consécration d’un « juste combat » auquel nous avons participé. Si les forces de l’armée afghane se sont décomposées, malgré leur immense supériorité numérique et en armement, c’est qu’elles n’étaient plus soutenues par l’adhésion du peuple. Il faut dire la vérité : ce sont les mêmes services américains ayant d’abord soutenu Ben Laden qui sont ensuite intervenus au nom de la « responsabilité de protéger la démocratie » et de combattre le terrorisme. Entre 2001 et fin 2014, nous sommes intervenus avec eux. Les forces américaines ont perdu 2400 soldats et leurs alliés de l’OTAN 1100 autres, dont 90 des nôtres, morts héroïquement. Plus de 1500 milliards de dollars ont été dépensés, des centaines de milliers d’Afghans sont morts et nous voilà revenus au rapport de forces d’il y a 20 ans. Le taire lorsqu’on parle à notre peuple revient à un déni de réalité.

Pire encore, pour se concilier les seigneurs de la guerre et des gouvernements corrompus, nous avons encouragé de fait la production et le trafic de drogues. Les principaux bénéficiaires en ont été une mafia internationale, qui blanchit ses revenus criminels dans les réseaux des grandes banques. Il faut dire les choses comme elles sont : le bénéfice du trafic en Afghanistan a été évalué à 350 millions de dollars, alors que le prix de vente de la drogue en Europe a atteint plus de 20 milliards. Nous avons agi de fait comme des entremetteurs complices de ceux qui se sont enrichis sur le dos d’un pays. Et c’est le premier régime des talibans qui avait finalement accepté d’éradiquer les cultures. Elles ont repris après l’intervention de l’OTAN.

Cela ne signifie bien entendu pas que le système taliban est souhaitable mais qu’il est nécessaire de comprendre les causes de leur succès en reconnaissant nos fautes et l’assentiment final et négocié des gouvernements américains à la chute de Kaboul.

Alors que faire ? Là est la vraie question. Une vraie stabilisation de la situation suppose une entente entre les principaux gouvernements d’Asie centrale, qui la recherchent, et les quatre principales grandes puissances du monde, États-Unis, Russie, Inde et Chine, la France pouvant et devant jouer avec l’Europe un rôle de catalyseur et de médiateur pour une paix par le développement économique mutuel. Emmanuel Macron n’a mentionné ni la Chine, dont le rôle doit être essentiel avec sa nouvelle route de la soie, ni l’Inde. Je ne pense pas, hélas, que ce soit un oubli chez un homme chez qui tout est calcul.

Le nom de la paix est le développement économique, comme l’a affirmé le pape Paul VI dans son Encyclique Populorum progressio.

Cela signifie ici encourager la production de cultures vivrières et donc l’éradication des champs de pavot, en fixant des justes prix aux produits. Cela signifie permettre l’exploitation des immenses ressources minières du pays, en promouvant progressivement leur exploitation industrielle sur place. Cela signifie développer les réseaux d’adduction et d’assainissement et mettre en place un système de santé publique digne de ce nom. Cela signifie étendre pour intégrer la seule voie ferrée afghane, construite en 2011, entre Mazar-i-Sharif et l’Ouzbékistan, vers d’une part Kaboul et le Pakistan, et de l’autre de l’Ouzbékistan vers le Turkménistan et, au-delà, vers toute l’Eurasie. L’Iran, pour sa part, a proposé de construire une ligne allant de la frontière iranienne à Hérat et Mazar-i-Sharif.

Il ne s’agit pas de rêver mais d’agir avec ceux qui sont prêts à s’y engager, saisissant ainsi l’occasion de changer les relations entre grandes puissances et de faire ce que nous devons au peuple afghan.

Si j’ai été ici un peu long, c’est parce que notre Président de la République a été bien court, en commentateur défensif plutôt qu’en visionnaire rationnel.


NE MANQUEZ PAS JEUDI À 19h30 L’ÉCLAIRAGE SPÉCIAL DE JACQUES CHEMINADE SUR L’AFGHANISTAN. Cliquez ici pour en savoir plus.
Cet article a été repris d'un autre site.
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Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May 2020
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

Comme nos voisins italiens, espagnols et portugais, nous devrions nous aussi participer à la « Nouvelle route de la soie » qui transforme à grande vitesse le monde ! Par-delà la frénésie des médias toujours prêts à vous vendre la peur de la Chine, vous devez comprendre la portée de cette dynamique.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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