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Electricité, Alstom, Ascoval : chassons les marchands du temple !

Alstom, Ascoval, EDF : dénonçons ces jeunes financiers à la tête de notre Etat qui sont prêts à brader à n’importe quel prix nos emplois qualifiés et nos outils industriels les plus précieux ! C’est cela aussi, cette « occupation financière » que nous combattons !

Par Christine Bierre

A la fin du mois d’avril, à l’issue du Grand Débat, Emmanuel Macron annonçait des mesurettes qui devaient permettre une minuscule hausse du pouvoir d’achat, résultat de 8 mois de lutte intense des Gilets Jaunes, ensanglantée par beaucoup de blessés et des morts. Moins d’un mois plus tard, déjà deux nouvelles sont venues effacer d’un trait ces miettes qui avaient été si difficilement obtenues.

Ce sont les annonces par General Electric de 1044 licenciements sur le site de Belfort, consacré aux turbines à gaz d’un côté, et la hausse de 5,9% des tarifs réglementés de l’électricité au 1er juin. Cette dernière, à elle-seule, effacera l’annulation de la hausse de la CSG accordée par Emmanuel Macron à quelques retraités.

Industrie française : trente ans d’abandon

Paniqués par la révolte la plus importante depuis mai 1968 et la menace de dislocation du peuple français, Emmanuel Macron et son gouvernement avaient décidé de lâcher un peu de lest, croyant pouvoir s’en tirer à bon compte à coup de matraques et en misant sur l’usure du mouvement. C’était sans compter avec la réalité que lui et ses prédécesseurs ont créée et façonnée depuis des années, qui est venue frapper violemment à leurs portes.

La réalité est celle d’une élite française qui, depuis plus de trente ans, a cru pouvoir maintenir sa domination en abandonnant l’industrie et la production qui seules, avec la recherche scientifique et la hausse du niveau culturel, peuvent garantir la hausse du niveau de vie d’un pays, pour s’orienter vers les profits rapides de l’ère de la mondialisation : finance, grande distribution, industrie du luxe et quelques start-up ! Conséquence de ces choix, et du style de vie ainsi créé : un déficit commercial abyssal, une croissance collée à 1% par an, des emplois non qualifiés à profusion et une baisse de pouvoir d’achat du plus grand nombre. Au point où une partie non-négligeable de notre peuple n’arrive plus à assurer ses fins de mois.

Trahison

Qui a bradé la branche énergie d’Alstom, joyau de notre savoir faire industriel à GE, portant atteinte même à notre défense nationale ? C’est Emmanuel Macron en 2015 alors qu’il était Ministre de l’Économie de François Hollande. Avant lui, en 2014 cependant, Clara Gaymard, une ancienne « haute fonctionnaire » française, qui a quitté le service de son pays pour l’emploi plus lucratif de présidente de GE France, avait usé de toute son influence pour sceller cette vente, assurant déjà que GE allait créer 1000 emplois nets en France. Dès 2016 elle a dû quitter la présidence de GE lorsque l’entreprise annonça 6 500 suppressions d’emplois dans la branche énergie précisément, dont 765 en France.

Ce n’était pas, pour autant, la fin des connivences, car en novembre 2017, Hugh Bailey a pris la tête de la branche française de la firme américaine. Or, Bailey est le conseiller d’Emmanuel Macron qui a négocié la vente de la branche énergie d’Alstom à GE en 2015 !

Le choix par Bruno Le Maire de British Steel pour la reprise d’Ascoval, confirme et aggrave ce que nous disons plus haut, car, selon L’Express (du 20 mai), le bilan de sa maison mère, Greybull Capital, un fonds spécialisé dans les reprises d’entreprises en difficulté créé en 2008 est proprement effrayant. Parmi les entreprises qu’elle a acheté, il y a Comet, électroménager, mise en faillite plus tard en laissant 7000 employés sur le carreau, et Monarch, une compagnie aérienne rachetée en 2014 et mise en faillite trois ans plus tard. Mais c’est la structure même d’Ascoval qui interpelle, car sa maison mère, Olympus Steel 2 est sise à Jersey, paradis fiscal et celui de son « administrateur » officiel, Praxis IFM, se trouve à Guernesey !

La hausse de 5.9% de trop de l’électricité

Dans l’augmentation de 5,9% du tarif réglementé de l’électricité en juin, on retrouve aussi la même logique libérale et financière adoptée par les présidences successives depuis le départ de Charles De Gaulle. Cette hausse brutale est la conséquence de la privatisation en cours de notre géant de l’électricité, EDF, exigée par l’UE, pourtant le modèle même d’une entreprise publique très solide et rentable. La hausse est le fait d’un mécanisme imposé à la France en 2010 par Bruxelles, l’ARENH (accès régulé au nucléaire historique), l’obligeant, au nom de la concurrence libre et non faussée, à céder 1/4 de sa production d’électricité nucléaire (100 TWh) aux concurrents privés d’EDF, à un tarif réglementé fixé, bas – le même qui est proposé à des consommateurs – en échange des investissements par ceux-ci dans la transition énergétique. Ce prix était jusqu’à aujourd’hui de 42€/MWh, et il n’avait jamais bougé.

Qu’arrive-t-il cependant lorsque les 100 TWh ne suffisent plus à satisfaire les demandes de tous les « concurrents », et que les entreprises du secteur privé sont obligées de se fournir sur les marchés de gros de l’énergie, en particulier lorsqu’ils sont, comme ces derniers temps, en forte hausse de prix ? Bruxelles impose alors à EDF de « compenser » les prix plus élevés payés par ses concurrents privés. Et c’est pour compenser ces factures plus élevées que sur proposition de la CRE (Commission de régulation de l’énergie), le gouvernement a accepté d’augmenter de 40% les prix du marché réglementé en cette journée fatidique du 1er juin !

Ne lâchons rien. Mettons fin à l’occupation financière.

C’est pour stopper net ce pillage systématique de notre force de travail et de nos équipements industriels par un groupe de pouvoir, que Jacques Cheminade a mis la lutte contre l’occupation financière de notre pays au cœur de ses campagnes présidentielles. Car cette trahison de notre système politique républicain, soucieux des droits fondamentaux des peuples, a été fomentée par l’oligarchie financière internationale, en alimentant depuis des années des campagnes de propagande contre la France, « pas assez favorable à la finance spéculative », et par la formation et la promotion d’élites compatibles avec les valeurs de Wall Street et de la City de Londres.

C’est la raison pour laquelle on retrouve aujourd’hui à la tête de notre Etat de jeunes financiers prêts à brader à n’importe quel prix nos outils industriels les plus précieux, construits de longue date avec un véritable savoir-faire, ainsi que notre force de travail qualifiée. Ce n’est pas par hasard qu’Emmanuel Macron et Bruno Le Maire, après avoir cédé la branche énergie d’Alstom à GE, ont cédé aussi sa branche ferroviaire à Siemens, puis STX à Fincantieri, sans parler de notre savoir-faire militaire que nous allons partager avec une Allemagne désireuse de tout apprendre sur ce sujet maintenant qu’elle a décidé de développer une force militaire. C’était autant de « cadeaux » qu’Emmanuel Macron a offert à ces pays européens qu’il pensait pouvoir attirer à sa vision d’une Europe « empire » comme celle que défend M. Le Maire.

La coupe est pleine ! Rejoignez-nous. Des solutions existent pour sauver Alstom et pour recréer des emplois pour les 1044 salariés licenciés, en transformant les turbines à gaz de Belfort en turbines nucléaires, dans le contexte du grand carénage qu’il faudra faire dans nos centrales nucléaires. Des solutions existent, à condition de reprendre notre souveraineté financière à l’UE et d’engager, grâce au crédit public, une nouvelle phase de notre industrialisation et du plein emploi qualifié.

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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