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Les Chinois accapareurs de terres, c’est un mythe !

La rédaction
Des experts agricoles chinois lors d’une mission d’assistance à l’Afrique, en Côte d’Ivoire.
Des experts agricoles chinois lors d’une mission d’assistance à l’Afrique, en Côte d’Ivoire.
Crédit : Chinafrique

Avec l’élection en juin 2019, du Chinois Qu Dongyu, à la tête de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), certains s’interrogent sur les politiques agricoles chinoises en Afrique.

Dans d’un entretien très complet accordé le 13 septembre au quotidien Le Monde, Jean-Jacques Gabas, fait le point. En tant que chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), maître de conférences à Sciences Po Paris et président d’honneur du Groupement pour l’étude de la mondialisation et du développement (Gemdev), il a enquêté sur les politiques agricoles de la Chine en Afrique et visité les fermes expérimentales chinoises sur ce continent.

Extrait :

(...)

Quel est l’objectif poursuivi par Pékin en prenant la tête de la FAO ?

Jean-Jacques Gabas.
Jean-Jacques Gabas.
Crédit : capture d'écran Youtube.

La Chine, deuxième économie mondiale, suit la logique de n’importe quelle grande puissance : étendre ses zones d’influence et participer au multilatéralisme. La France a parfois brigué la direction générale de l’Unesco ou la tête du Fonds monétaire international ; les Etats-Unis estiment que la Banque mondiale doit être dirigée par un Américain.

La Chine, elle, a pris la tête de l’Organisation pour le développement industriel, de l’Union internationale des télécommunications, de l’Organisation de l’aviation civile internationale, au sein des Nations unies, ainsi que d’Interpol de 2016 à 2018. Pékin cherche aussi à développer son soft power en Afrique avec une rhétorique de « coopération différente » sur le thème : « Nous, on fait de la coopération Sud-Sud, sans condition, en tant que pays en développement qui s’est montré capable de sortir de la pauvreté. »

Les Etats africains sont-ils sensibles à cette rhétorique ?

Par leur vote en faveur de la Chine, beaucoup ont adressé un signal à la communauté internationale, sanctionnant ainsi l’histoire de leurs relations avec les pays de l’OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques], qu’ils estiment asymétriques.

De fait, les financements de l’agriculture par l’OCDE ont en fait été très faibles au cours des trente dernières années. Ils n’ont cessé de diminuer, jusqu’à la crise alimentaire de 2008. Ce n’était pas l’agriculture qui était au cœur des politiques de coopération, mais les programmes d’ajustement structurel, puis la lutte contre la pauvreté, puis la question du développement durable, etc. Le financement de l’agriculture, par les pays de l’OCDE comme par les Etats africains, ne croît que très lentement depuis le début de la décennie 2010.

Quand vous discutez de la stratégie chinoise avec les ministères de l’agriculture en Afrique, ils disent : « Arrêtez avec vos conseils et vos craintes. Qu’avez-vous financé depuis trente ans ? Bien peu, eu égard aux besoins. » Ils n’ont pas complètement tort. (...)

La Chine compte-t-elle développer ses importations de produits agricoles ?

Non. Depuis le début des années 2000, Pékin est certes le premier partenaire commercial de l’Afrique au sud du Sahara, mais la part de l’agriculture dans les exportations africaines vers la Chine ne représente quant à elle que 2 à 3 % du volume des échanges – presque rien. Ses investissements dans les périmètres rizicoles ou sucriers sont destinés aux marchés régionaux africains.

La Chine compte par ailleurs 1,4 milliard de bouches à nourrir, ce qui la rend très dépendante de ses importations alimentaires. Elle sait qu’en cas de crise économique mondiale – notamment une crise alimentaire en Afrique – les prix seront perturbés et les denrées raréfiées, avec un impact sur son bilan céréalier interne. Elle cherche donc aussi à stabiliser la production alimentaire du continent. Les produits agricoles qu’elle importe depuis l’Afrique sont l’hévéa, le manioc pour les emballages agroalimentaires et, selon les années, l’arachide, le coton et le bois bruts. Des vignobles en Afrique du sud sont aussi rachetés pour une exportation vers la Chine.

Tout cela représente cependant des volumes assez faibles, en tout cas bien inférieurs aux exportations africaines de produits agricoles vers l’Europe ou à celles de produits miniers ou pétroliers vers la Chine. Quant aux exportations de produits animaliers, tels que la peau des ânes du Kenya ou de Tanzanie, les écailles de pangolin, les défenses d’éléphant, avant que ce commerce ne soit interdit, les informations manquent. A ce jour, il faut relativiser : les entreprises chinoises sont là, profitant d’opportunités de marchés et d’investissements, mais sans stratégie affichée de « nourrir la Chine ».

L’accaparement de terres agricoles par la Chine est-il une réalité ?

Concernant les acquisitions foncières chinoises, les statistiques fiables indiquent que la Chine est loin d’être le premier investisseur : elle est au 8e ou au 9e rang. Qu’il s’agisse de terres agricoles, de mines, de forêts ou de production d’hévéa, les plus gros investisseurs restent les pays de l’OCDE (Etats-Unis, Royaume-Uni, France), les nationaux ou encore des Etats du Golfe comme l’Arabie saoudite.

On constate aussi que, lorsque les Chinois achètent des terres et que cela provoque un conflit foncier ou une opposition de la population, ils se retirent ou changent la nature de leur exploitation. Au Bénin, ils avaient ainsi envisagé d’acquérir 1 000 ou 2 000 hectares pour cultiver du manioc ; ils se sont aperçus que ce projet posait des problèmes et ont alors mis en place un système contractuel avec les paysans. Les Chinois accapareurs de terres, c’est un mythe. (...)

Lire la version intégrale de cet entretien sur le site du Monde.

Cet article a été repris d'un autre site.

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

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projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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