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Covid-19 : coopération internationale ou pénuries alimentaires ?

Avec la moitié de l’humanité en confinement et des millions de personnes en activité réduite ou au chômage, l’impact financier et économique de la pandémie du Covid-19 commence à se produire. Cherchant à revenir à une « situation normale » au lieu de reconnaître qu’elle fut à l’origine de la débâcle, nos dirigeants sont en panne d’idées « out-of-the-box » (hors du cadre).

Dans les faits, faute de fermer les marchés boursiers et spéculatifs, comme le réclament avec force Jacques Cheminade, en France, et Helga Zepp-LaRouche, ceux-ci non seulement s’effondrent, mais se désintègrent. La poursuite de leurs spéculations folles menacent la survie des échanges vitaux pour l’existence physique de l’humanité.

Le 31 mars, dans un rare communiqué commun, les dirigeants des trois organisations multilatérales chargées de l’alimentation, de la santé, et du commerce, FAO, OMS et OMC, ont mis le monde en garde contre un risque de crise alimentaire mondiale.
« Les incertitudes liées à la disponibilité de nourriture peuvent déclencher une vague de restrictions à l’exportation », provoquant elle-même « une pénurie sur le marché mondial », soulignent le chinois Qu Dongyu, qui dirige l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur-général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Brésilien Roberto Azevedo, dirigeant de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Réaction en chaîne

Si l’on peut se réjouir qu’une partie des actifs « fictifs » du système spéculatif « s’évapore », c’est bien lui qui tient notre alimentation en otage.

A titre d’exemple, le cas du premier exportateur mondial de blé, la Russie, où la chute du prix du baril de pétrole sur les marchés mondiaux a provoqué une dépréciation du rouble.

Comme le précise le site Terre-Net :

« Au début de la crise provoquée par le coronavirus, le ralentissement de l’économie mondiale a fait émerger des craintes sur une possible baisse la demande en blé dans le monde, et les cours ont d’abord commencé par chuter. Des pays importateurs tels que l’Égypte, l’Arabie Saoudite, l’Algérie, ou encore l’Indonésie, ’produisent du pétrole, qu’ils revendent ensuite pour récupérer des dollars avec lesquels ils achètent du blé.’ Les inquiétudes augmentent sur ’la capacité de ces pays à maintenir leurs achats dans les prochains mois.’ Par manque de dollars, ils pourraient diminuer leurs achats de blé.

Mais depuis plusieurs jours, les cours du blé ont regagné en fermeté. ’Tandis que les Français dévalisent les rayons, les industriels et les meuniers, les grands pays importateurs renforcent leurs achats de précaution pour se constituer eux aussi des réserves’. La logistique tient le coup pour le moment, mais ’il y a des craintes sur un confinement total qui bloquerait l’acheminement des marchandises vers les usines.’ »

Du coup, au niveau mondial, le prix du blé grimpe depuis décembre 2019. Assailli de fortes demandes, notamment de la part de la Syrie, et craignant de manquer pour son marché domestique, le gouvernement russe a annoncé en décembre qu’elle envisageait de plafonner les exportations russes de céréales à 7 millions de tonnes entre avril et juin. Une annonce qui a accéléré la hausse des prix, y compris sur les marchés européens.

Le 23 mars, Valeriia Anikushina, sur le site d’information Russia Beyond rapporte que la semaine précédente, les prix moyens du blé alimentaire en Russie avaient grimpé de 1 000 roubles, atteignant 13 360 roubles (154,80 euros) la tonne, son maximum historique. « Plus encore, le prix du blé russe a par là même dépassé celui de l’or noir russe. Le 19 mars, une tonne de pétrole russe Urals pour le marché méditerranéen (CIF Augusta) coûtait en effet 12 850 roubles (148,90 euros). En même temps, dans la matinée du lundi 23 mars, le prix du pétrole sur la bourse a encore chuté de 8 %, tombant en dessous de 26 dollars le baril, soit 200 dollars la tonne ».

Ce phénomène, hélas, se mondialise. Car, malgré la chute des autres marchés, les prix du blé sur les bourses mondiales, bien qu’ils puissent s’effondrer du jour au lendemain, ont augmenté : à Chicago de 6,7 % au prix de 198 dollars la tonne, à Paris de 6,9 % à 204 dollars.

Si la FAO s’inquiète de la situation, elle n’envisage aucun mécanisme de régulation, tel des formes de marchés organisés ou le plafonnement des prix. Impuissante, et craignant que d’autres pays recourent à un protectionnisme non-altruiste, elle a simplement rappelé que les « restrictions à l’exportation » débouchent souvent sur des famines dans d’autres coins du globe.

A cela s’ajoute qu’avec la fermeture des frontières pour lutter contre la pandémie du Covid-19, les agricultures occidentales se découvrent, en même temps, dépendantes de mains d’œuvres venues d’ailleurs : latino-américains aux Etats-Unis, Maghrébins pour récolter les fraises en Espagne, backpackers européens en Australie, travailleurs agricoles d’Europe de l’Est dans les champs d’asperges en Allemagne...

En France, afin de remplacer les 200 000 bras manquants dans nos champs pour cueillir fruits et légumes en pleine saison des semis, 140 000 personnes en chômage technique (coiffeurs, artisans, employés, etc.), ont déjà répondu présents.

Autre maillon suscitant l’inquiétude, les retards aux frontières pour les containers de marchandises, la baisse des activités portuaires, les grèves de personnels réclamant des protections adéquates, entraînent un « gâchis de produits périssables et une hausse du gaspillage alimentaire ».

Les chefs de la FAO, de l’OMS et de l’OMC soulignent que pour vaincre la pandémie, il est vital de « maintenir les chaînes d’approvisionnement alimentaire ». Craignant des mesures de repli sur soi, et d’un chaos résultant du chacun pour soi, ils soulignent que « C’est dans des périodes comme celles-ci que la coopération internationale est essentielle ».

Des accords de troc

Ainsi, simultanément à la fermeture des bourses, il s’agit, par une séparation stricte des banques, de « sanctuariser » le crédit, l’épargne, les dépôts ainsi que le système de paiement international, quatre éléments essentiels au maintien des échanges commerciaux et la production.

Face à la désintégration des marchés, des accords temporaires de troc conclu entre grandes et moins grandes nations et à long terme, doivent prendre le relais.

Ces accords serviraient de charpente pour faire tenir l’économie réelle, notamment en stabilisant les prix des denrées alimentaires ainsi que ceux de l’énergie et des matières premières.

Coopérer ou disparaître

Pandémie, dette et économie réelle. C’est la réalité elle-même qui fixe l’ordre du jour de la rencontre au sommet entre grandes puissances que Helga Zepp-LaRouche, fondatrice et présidente de l’Institut Schiller, appelle de ses vœux depuis janvier.

Nous vous demandons de signer directement en ligne cet appel.

Enfin, pour faire connaître et surtout promouvoir cette plateforme programmatique, nous vous invitons à vous connecter le 25 et 26 avril sur internet, pour suivre la conférence internationale de l’Institut Schiller qui réunira des personnalités de haut niveau sur cette thématique.

Inscrivez-vous ici pour recevoir nos informations sur cette campagne et merci d’avance pour vos dons et contributions !

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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